INGÉNIEuRS DE TOuS LES POSSIBLES
École d'Ingénieurs reconnue par l'État depuis 1922
Diplôme d'Ingénieur habilité par la CTI
Membre de la Conférence des Grandes Écoles (CGE)
Membre de l'Union des Grandes Écoles Indépendantes (UGEI)

Le blog de l'ESME Sudria

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« On a vraiment l'impression d'être un explorateur des temps modernes »

  • 20/09/2016

Le Big Data n'a pas de secret pour Erwan Le Covec (ESME Sudria promo 2016). Récent lauréat du Prix du Symposium de l'école pour un projet centré sur l'exploitation de données, cet étudiant de la Majeure Intelligence Numérique et Data est resté dans cet univers lors de son stage de fin d'études réalisé au sein de Hewlett-Packard Enterprise (HPE). Quelques jours après la fin de cette expérience, il revient sur son attrait pour ce domaine en pleine expansion.

esme_sudria_stage_etudiants_hpe_big_data_parcours_entreprise_data_scientist_refugies_informatique_intelligence_numerique_2016_01.jpgPourquoi as-tu voulu rejoindre l'ESME Sudria ?
Au départ, j'avais choisi l'école pour la spécialisation en Énergie. Ce domaine m'intéressait beaucoup et je savais que l'ESME Sudria avait une très bonne réputation dans ce domaine. Par la suite, au fur et à mesure du cursus, j'ai réalisé que ce n'était finalement pas fait pour moi. À la place, j'ai donc choisi de me diriger vers un autre domaine qui me plaisait, celui de l'informatique, en intégrant la Majeure Intelligence Numérique et Data.

Qu'est-ce qui te passionne dans l'informatique ?
Cela m'a toujours attiré, ne serait-ce que parce que c'est un domaine où l'on doit pas mal « mettre la main à la pâte ». De plus, le code permet de créer quelque chose d'intéressant à partir de rien. C'est forcément intrigant. Enfin, l'informatique est la porte d'entrée aux nouvelles technologies : il y a toujours de nouvelles choses à voir, à découvrir et à apprendre.

Pour ton stage de fin d'études, tu t'es retrouvé chez Hewlett-Packard Enterprise (HPE). Comment as-tu trouvé cette offre ?
Tout est parti de mon projet de 5e année qui était justement réalisé en partenariat avec HPE. Il s'agissait de WADA, un projet d'analyse de données de l'assurance maladie et de données météorologiques. Ce projet s'étant très bien passé, l'entreprise nous a proposé à mon collègue Anthony Ginoux et moi de réaliser notre stage chez eux dans le même domaine et avec des outils de HPE, mais sur un autre sujet.

Quel était ce sujet ?
Il s'agissait d'une étude concernant les réfugiés à travers le monde. En fait, au tout départ, l'objectif donné était de créer une démo avec les outils Big Data de HPE. Mais comme nous étions assez libres et autonomes pour le choix du sujet lié à cette démo avec Anthony, nous avons donc récupéré pas mal de données open data pour voir ce qui pouvait être intéressant et c'est comme ça que nous sommes tombés sur les données portant sur les flux de réfugiés. Nous avons constaté que de nombreuses données pertinentes pouvaient y être liées et nous nous sommes lancés.

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Quelles étaient ces données récupérées ?
Il y avait donc les données de flux de réfugiés, mais aussi des données sur les guerres, ainsi que les désastres industriels et naturels à travers le monde. Nous avons aussi récupéré des données portant sur les religions et les indicateurs de développement, comme le PIB ou le taux de natalité et mortalité des pays par exemple.

Comment met-on la main sur ces données open data ?
Tout simplement en épluchant les sites open data comme ceux des universités ou ceux d'organisations internationales. C'est d'ailleurs sur le site des Nations-Unies, qui propose pas mal de jeux de données, que nous avons obtenues les données des flux.

Avec le Big Data, on peut analyser les corrélations entre plus facteurs, mais aussi, par logique, tenter d'anticiper. Avez-vous pu faire des prévisions ?
C'est ce que nous avons essayé de faire : prédire les flux de réfugiés dans le futur. En utilisant plusieurs algorithmes, on a ainsi réussi à faire quelque chose de plutôt intéressant. Dans notre application finale, nommée Refugees Flow, on a une carte qui permet de sélectionner un pays et observer le nombre de guerres et de désastres estimés, de 2015 à 2030. Cela donne une estimation quant au nombre de réfugiés qui partiraient de ce pays à telle ou telle période.

esme_sudria_stage_etudiants_hpe_big_data_parcours_entreprise_data_scientist_refugies_informatique_intelligence_numerique_2016_03.jpgEst-ce que l'application concerne le monde entier ou juste certaines zones géographiques précises ?
Les données n'étaient pas suffisantes pour certains pays, nous avons uniquement la moitié des pays pour nos prédictions.

Cette application sera-t-elle rendue publique ?
A priori, seul HPE pourra l'utiliser. Cela dit, il existera des visualisations graphiques non modifiables des résultats qui seront distribuées par l'entreprise.

Ton stage de fin d'études venant de se terminer, quelle est la suite pour toi ?
HPE m'a proposé de me garder, mais j'ai décliné leur offre car la mission qu'il me proposait ne correspondait pas à ce que je voulais faire. En fait, lors de ce stage, mon travail se rapprochait énormément de celui d'un Data scientist : c'est ce sur quoi j'avais envie de continuer. C'est pour ça que j'ai commencé à chercher en parallèle des Volontariat International en Entreprises (V.I.E). J'en ai trouvé un à Bruxelles et j'ai postulé : c'est un VIE d'un an renouvelable de Data scientist junior chez Keyrus Biopharma, une entreprise de conseil dans le secteur pharmaceutique. Keyrus Biopharma est d'accord et je n'attends plus que la validation de Business France, l'organisme en charge des VIE, pour partir.

esme_sudria_stage_etudiants_hpe_big_data_parcours_entreprise_data_scientist_refugies_informatique_intelligence_numerique_2016_04.jpgLe métier de Data scientist est ce qu'on peut appeler un nouveau métier. Qu'est-ce qui te plaît là-dedans ?
Le domaine des Big Data évolue sans cesse : il y a très régulièrement de nouveaux produits, de nouvelles technologies, etc. On doit constamment rechercher et tester les nouvelles méthodes. Enfin, il y a également un côté explorations qui me plaît particulièrement : on doit tout le temps explorer les données pour en tirer des conclusions intéressantes. On a vraiment l'impression d'être un explorateur des temps modernes.

Pourquoi avoir fait le choix de l'étranger ?
Parce que j'aime aussi explorer le monde ! J'aime aussi découvrir de nouvelles cultures et je voulais vraiment partir. Bruxelles, ce n'est pas très éloigné de la France, mais plus tard, pourquoi pas viser Singapour ou Hong-Kong, des villes où il y a énormément de Data scientists. Cette expérience de VIE d'un ou deux ans à Bruxelles me permettra de gagner en expérience et de pouvoir ensuite postuler dans ces villes-là.

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L'ESME Sudria Lyon vous invite à une conférence sur la révolution des véhicules autonomes, le 11 octobre 2016

  • 13/09/2016

Entre les récentes rumeurs de partenariat entre Hyundai et Google, les dernières avancées de Tesla et les annonces des rapprochement associant Uber à Ford puis Volvo, difficile de ne pas affirmer que la révolution des véhicules autonomes est belle et bien en route. En partenariat avec l'association Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF), la Société d'Electriciens et d'Electroniciens (SEE) et Enviscope.com, l'ESME Sudria Lyon accueille justement une conférence entièrement dédiée à ce sujet d'actualité, le mardi 11 octobre 2016 de 19 h à 21h. À cette occasion, deux spécialistes seront présents : un représentant de Navya, cette entreprise française à l'origine d'Arma, la navette électrique et autonome, et un membre de l'Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (IFSTTAR).


« La révolution des véhicules autonomes »

Conférence le mardi 11 octobre 2016 de 19 h à 21 h à l'ESME Sudria Lyon
16 rue de l'Abbaye d'Ainay
69002 Lyon

La conférence est gratuite, ouverte à tous sur réservation obligatoire à admin@enviscope.com ou à IESFlyon@orange.fr

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L'aventure ESME Sudria a commencé !

  • 09/09/2016

Ils sont jeunes, motivés et prêts à devenir ingénieurs. Eux, ce sont les 456 étudiants à avoir rejoint l'ESME Sudria en Ingésup (1re année) en cette rentrée 2016-2017. Répartis sur les campus lillois, lyonnais et parisien de l'école, ils s'apprêtent à faire le plein de connaissances, à mener de nombreux projets, à participer à la vie associative de l'école et à se plonger dans l'univers des hautes technologies. À Paris, qui accueille quelques 300 étudiants de cette future promotion 2021, ce grand moment a été l'occasion pour Véronique Bonnet, la directrice générale déléguée de l'ESME Sudria d'adresser quelques mots à ceux qui, durant les cinq prochaines années, se formeront au monde de demain. « Je suis heureuse de voir réunis ici autant de jeunes filles et de jeunes hommes prometteurs. Cette rentrée n'est pas que la suite logique de vos études : c'est surtout une étape importante pour votre avenir personnel et professionnel. Personnel d'abord parce qu'ici, vous allez nouer des liens d'amitiés qui dureront une vie entière. Professionnel ensuite, parce qu'à l'issue de ce cursus, vous serez ingénieurs ESME Sudria. Au-delà même des compétences que vous allez acquérir au fil des cours, des projets, des séjours à l'étranger et des stages, l'ESME Sudria vous permettra surtout d'être pleinement opérationnels en entreprise. Et dans un monde qui ne cesse de bouger, c'est cette qualité que l'on recherche avant tout chez les ingénieurs. Bienvenue une nouvelle fois à l'ESME Sudria ! »

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Mission(s) accomplie(s) pour les étudiants de l'association IDÉES Madagascar !

  • 08/09/2016

Du 8 juillet au 19 août, douze étudiants de l'ESME Sudria appartenant à l'association d'aide au développement IDÉES Madagascar se sont rendus dans cette île de l'océan Indien pour mener plusieurs missions humanitaires faisant appel à leur esprit d'ingénieurs. Président de cette association qui, depuis sa première mission en 1996, améliore chaque année le quotidien de villageois Malgaches, Jean-Baptise Varlet (ESME Sudria promo 2017) fait le bilan de cette épopée 2016 mémorable.

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Est-ce que les projets d'IDÉES Madagascar se sont déroulés comme prévu cette année ?
Eh bien oui ! Tout s'est très bien passé et nous avons pu mener tous les projets à terme. En tout, nous avons dû passer trois semaines sur le chantier permettant de créer un réseau d'adduction d'eau potable de 395 m (de la source au village d'Andohatraka) et cinq semaines sur celui consistant à finaliser la réalisation de l'extension de l'école du village d'Alakamisy-Ambohimaha. Pour l'école, nous avons même terminé la veille de notre retour en France ! En plus de ces deux chantiers, nous avons également réalisé deux petites missions annexes (la peinture de l'école construite l'an dernier, une réparation d'un réseau d'eau) et une autre grande mission sur place : la réalisation d'un club informatique, toujours à Alakamisy-Ambohimaha, qui a duré un bon mois.

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Ce club informatique n'était pas prévu au départ, non ?
C'est vrai qu'il ne faisait pas partie du programme initial élaboré en début d'année. Or, il se trouve que l'association a finalement réussi à récupérer plus d'argent que prévu : nous étions passés de 30 000 euros - soit le budget idéal pour mener les deux chantiers principaux - à 67 000 euros ! Cela s'explique par la campagne de crowdfunding que nous avions lancée, mais surtout par les deux dons de 22 000 euros chacun faits par l'entreprise PartnerRe. Quelque-part, PartnerRe nous a permis de financer 75 % de notre mission et nous ne pouvons que les en remercier !
Ainsi, cela nous paraissait « petit bras » de ne pas profiter de cette situation pour ajouter une nouvelle mission. Cela tombait bien car nous avions justement reçu une demande pour la réalisation du club informatique, avec un plan à suivre et un budget prévisionnel déjà établi. Pour y arriver, nous avons cette fois-ci fait appel à de la main d'œuvre locale alors que nous travaillons d'habitude avec des maçons de la capitale Tananarive que nous ramenons sur les chantiers. Même si le chantier a avancé plus lentement qu'à l'accoutumée, tout s'est très bien passé et nous avons pu aboutir.

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À quoi ressemble ce club informatique ?
En fait, ce club existait déjà, mais le bâtiment était quasiment laissé à l'abandon. Le matériel était très désuet et, au milieu des ordinateurs, se baladaient des poules et des cochons... Nous avions donc décidé de leur apporter une vraie structure ainsi que du matériel : de mémoire, nous avons ramené une douzaine d'ordinateurs fixes et portables, des hubs Ethernet, des câbles, une box pour avoir accès à Internet, etc. Sur place, nous avons pu compter sur le soutien et l'aide du directeur du club, qui est également membre de notre association et avec qui nous travaillions depuis quatre ans. Lui dispense des cours d'informatique et de maîtrise de logiciels (traitement de textes, tableurs, etc.) aux jeunes du village en collaboration avec des étudiants de l'université de Fianarantsoa, une grande ville qui se situe à 20 km du village. Avec ce que nous avons apporté, on espère que la commune et celles aux alentours vont continuer à se développer, sachant que les enfants de cette région sont de plus en plus scolarisés, jusqu'à faire des études à l'université par la suite.
D'ailleurs, la salle qui se trouve à l'étage du club informatique est dorénavant le siège de l'ONG IDÉES Madagascar ! En effet, après plus de dix années de démarches et de bataille administrative, nous avons enfin obtenu un document qui s'appelle l'accord de siège et nous permet d'acquérir le statut d'ONG à Madagascar. En France par contre, nous restons une association : notre statut ne change pas.

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Que va apporter ce nouveau statut ?
Cela donne quelques « privilèges » et demande en contrepartie un certain nombre de devoir envers l'État malgache. En gros, les deux principaux avantages sont que l'on n'a plus à devoir payer les visas - nous passons du visa de touriste au visa de courtoisie - et que nous sommes désormais exemptés des frais de douanes si l'on veut faire rentrer du matériel dans le pays. En revanche, nous devons nous adapter au plan de développement de la commune et employer une main d'œuvre locale pour tous les travaux menés sur place - chose que nous faisons déjà.

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Chaque année ou presque, IDÉES Madagascar permet à un village d'avoir un point d'accès à l'eau potable. Qu'est-ce que l'équipe de l'association ressent au moment où les premières gouttes d'eau sortent du robinet après la fin du chantier ?
Cette année, je n'ai pas eu la chance d'y assister puisque j'étais très pris par les différents chantiers et l'achat de matériel. Mais en 2015, je l'ai vécu à l'occasion de la création du réseau d'eau du village d'Ambohibory - d'ailleurs, j'avoue ne pas avoir attendu que tout le réseau soit fini pour ouvrir les vannes tellement nous étions tous impatients de voir notre travail être récompensé ! Il faut dire que, lorsqu'on commence un chantier, que celui-ci fasse 300 m ou plus d'1 km, on se demande toujours comment l'eau va arriver jusqu'au village et quand l'eau coule pour la première fois, tout le village explose de joie avec nous. C'est une sensation incroyable et un vrai moment de communion avec les travailleurs du village. C'est aussi un grand moment d'euphorie personnelle car cela représente l'aboutissement de tous nos efforts.

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Concernant l'école du village d'Alakamisy-Ambohimaha, en quoi consistait exactement l'extension sur laquelle vous avez travaillé ?
C'est une école qui existait déjà. Bien que composée de trois bâtiments, ses classes étaient tout de même bondées, avec parfois 80 élèves dans la même pièce. D'où la nécessité de construire un nouveau bâtiment comportant trois salles. Il fallait réussir pour améliorer les conditions d'enseignement et nous y sommes arrivés. Cependant, ce chantier n'est pas complétement terminé : l'an prochain, il faudra aussi faire la peinture du bâtiment. C'est déjà la quatrième école que nous construisons et, en général, nous profitons de la mission de l'année suivante pour faire les peintures et les finitions. Pour l'instant, elle est déjà fonctionnelle, mais elle sera plus jolie l'an prochain ! Nous avons aussi acheté des bancs, des bureaux et des chaises pour les élèves et les enseignants pour qu'ils puissent faire leur rentrée dans de meilleures conditions.

idees_madagascar_esme_sudria_association_etudiante_humanitaire_developpement_mission_2016_construction_reseau_eau_ecoles_club_informatique_ong_retour_04.jpgidees_madagascar_esme_sudria_association_etudiante_humanitaire_developpement_mission_2016_construction_reseau_eau_ecoles_club_informatique_ong_retour_06.jpgRetrouvez IDÉES Madagascar sur son site Internet, Facebook et Twitter.

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Cycle préparatoire, cycle ingénieur, apprentissage : les dates de la rentrée 2016-2017 pour les campus de Paris, Lille et Lyon de l'ESME Sudria

  • 05/09/2016

L'année 2016-2017 a déjà commencé à l'ESME Sudria ! Qu'ils soient lillois, lyonnais ou parisiens, apprentis ou non, en cycle préparatoire ou en cycle ingénieur, tous les étudiants de l'école ont débuté les cours ou s'apprêtent à se lancer ! Voici, ci-dessous, un récapitulatif des dates de rentrée par campus de cette année une nouvelle fois placée sous le signe des hautes technologies.

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Dates de rentrée campus de Paris et d'Ivry sur Seine (exceptionnellement, la rentrée se déroule à Ivry pour tous les cycles) :

  • Étudiants de 1re année (cycle préparatoire - Ingé Sup) : jeudi 8 septembre 2016 à 10 h
  • Étudiants de 2e année (cycle préparatoire - Ingé Spé) : vendredi 9 septembre 2016 à 10 h
  • Étudiants de 3e année (cycle ingénieur - Ingé 1) : jeudi 1er septembre 2016 à 10 h
  • Étudiants de 4e année (cycle ingénieur - ingé 2) : lundi 5 septembre 2016 à 10 h
  • Étudiants de 5e année (cycle ingénieur - ingé 3) : lundi 26 septembre 2016 à 9 h
  • Étudiants de 3e année (cycle ingénieur par l'apprentissage - A1) : lundi 5 septembre 2016 à 14 h
  • Étudiants de 4e année (cycle ingénieur par l'apprentissage - A2) : lundi 5 septembre 2016 à 10 h
  • Étudiants de 5e année (cycle ingénieur par l'apprentissage - A3) : lundi 26 septembre 2016 à 9 h


Dates de rentrée campus de Lille :

  • Étudiants de 1re année (cycle préparatoire - Ingé Sup) : jeudi 8 septembre 2016 à 15 h
  • Étudiants de 2e année (cycle préparatoire - Ingé Spé) : jeudi 8 septembre 2016 à 10 h
  • Étudiants de 3e année (cycle ingénieur - Ingé 1) : jeudi 1er septembre 2016 à 10 h


Dates de rentrée campus de Lyon :

  • Étudiants de 1re année (cycle préparatoire - Ingé Sup) : vendredi 9 septembre 2016 à 15 h
  • Étudiants de 2e année (cycle préparatoire - Ingé Spé) : vendredi 9 septembre 2016 à 10 h
  • Étudiants de 3e année (cycle ingénieur - Ingé 1) : jeudi 1er septembre 2016 à 10 h
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L'usinage des matériaux métalliques vu par Andrea Bareggi, lauréat du Joseph Whitworth Prize 2015 et enseignant-chercheur à l'ESME Sudria Lyon

  • 22/08/2016

Ph.D. en mécanique, enseignant-chercheur en génie des systèmes et analyse numérique et responsable des projets à l'ESME Sudria Lyon, Andrea Bareggi a été récompensé au mois de juin du Joseph Whitworth Prize 2015, prix d'excellence en recherche académique décerné par le Manufacturing Industries Division Board de l'Institution of Mechanical Engineers (IMechE). Pour l'ESME Sudria, il détaille le pourquoi de ses recherches qui lui ont valu cette distinction et qui se trouvent au coeur de son article scientifique cosigné par Garret O'Donnell du Department of Mechanical & Manufacturing Engineering au Trinity College Dublin : « Thermal and mechanical effects of high-speed impinging jet in orthogonal machining operations : Experimental, finite elements and analytical investigations » (publication à télécharger ici).

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Andrea Bareggi (à droite), aux côtés de Clive Hickman, chief executive de The Manufacturing Technology Centre, lors de la cérémonie de remise du Joseph Whitworth Prize organisée dans l'enceinte du prestigieux Marble Hall à Londres

« Dans le contexte de l'industrie 4.0, introduction de la technologie du numérique dans la production industrielle, l'usinage des matériaux métalliques nécessite de se renouveler pour regagner l'importance qu'elle avait aux XIXe et XXe siècles. En effet, si la production de masse utilise les matériaux plastiques, une majorité de production dans l'ingénierie des transports et de l'ingénierie civile est basée sur les technologies d'usinage.

Un des problèmes fondamentaux de l'usinage des matériaux métalliques, en particulier les matériaux difficile à usiner comme les alliages de titane tels que le Ti6Al4v et l'Inconel (matériaux très utilisés dans l'industrie aérospatiale), est l'évacuation de la chaleur pendant l'usinage et la lubrification pour diminuer les forces pendant le processus (voir ci-dessous).

retour_laureat_Joseph_Whitworth_Prize_2015_andrea_bareggi_esme_sudria_lyon_ingenieur_prix_excellence_imeche_mecanique_recherche_scientifique_article_2016_02.jpgFig.1 - L'utilisation traditionnelle du fluide d'usinage pour lubrifier et écouler la chaleur dans la zone d'usinage

Si la chaleur n'est pas évacuée immédiatement, l'outil coupant (ou insert) risque la fracture par choc thermique et le morceau usiné risque d'avoir des imperfections superficielles à cause du fort gradient de température. La solution traditionnelle pour l'évacuation est l'utilisation d'huile minérale envoyée directement entre la pièce à usiner et l'outil. Il s'agit d'une solution qui inquiète les écologistes parce que l'huile minérale est particulièrement polluante, mais les dangers pour la santé ne sont pas moins inquiétants puisque l'huile de coupe est toxique pour la peau et particulièrement dangereuse si inhalée. Pour utiliser moins d'huile minérale, une des solutions les plus utilisées est la lubrification minimale, soit le Minimum Quantity Lubrication (MQL) en anglais. Le MQL est aujourd'hui la solution la plus utilisée pour les matériaux difficiles à usiner. Toutefois le MQL augmente le risque d'inhalation de la part de l'opérateur, car les particules d'huile sont vaporisées dans un flux d'air à hautes pression et vitesse. Différentes solutions sont en cours de développement, mais la tendance est le dry machining (usinage à sec, c'est-à-dire en absence d'huile minérale) pour l'usinage traditionnel et le near dry machining pour les matériaux difficiles à usiner.

La recherche que j'ai conduite dans les dernières années au Trinity College Dublin et à l'ESME Sudria a eu comme contexte l'usinage à sec. Comme la chaleur doit être évacuée, j'ai proposé l'utilisation d'un jet d'air à haute pression opportunément dirigé pour refroidir la zone usinée. Pour réaliser ce projet de recherche industrielle j'ai utilisé des techniques expérimentales pour mesurer la température dans la zone de coupe, en plaçant un thermocouple dans l'
insert (procédure particulièrement difficile, en considérant les dimensions réduites et la dureté de l'insert, constitué par un substrat de carbure de tungstène et plusieurs couches de protection en nitrure de titane et carbure de titane). Les forces de coupe étaient analysées par un dynamomètre placé sur la tour d'usinage (voir le visuel ci-dessous). Ces données ont été utilisées pour élaborer un modèle de coupe orthogonale - le plus simple type de coupe qu'on peut réaliser - afin de fixer les idées sur les paramètres d'usinage (vitesse et pas). L'idée est de maximiser la quantité de matériel usiné (le principal index de productivité est le Material Removal Rate, MMR), toute en minimisant la température et les forces de coupe en utilisant opportunément le jet d'air.

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Fig.2 - Le montage expérimental avec le thermocouple et le dynamomètre

La modélisation à éléments finis (en anglais Finite Element Modelling, FEM) est une technique de calcul née dans les années 1960 ayant évolué dans le temps pour devenir la méthode d'intégration des différentielles qui gèrent les phénomènes dynamiques. La formulation adoptée pour décrire le problème de l'usinage est appelée Arbitrary Lagrangian-Eulerian. Couplée à un maillage dynamique (adaptive remeshing), l'approche à éléments finis nous permet de prendre en compte les paramètres d'usinage et de visualiser la distribution de l'effective stress, strain et strain rate à l'intérieur du matériel usiné (voir le visuel ci-dessous).

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Fig.3 - Le FEM permet de prévoir des paramètres d'usinage autrement très difficiles à obtenir

La nouveauté de ce travail de recherche est la découverte d'un effet mécanique du jet d'air sur le copeau en formation sur la face de l'insert. Selon la direction du jet d'air, l'effet mécanique peut augmenter ou réduire l'énergie nécessaire à l'usinage de l'ordre de 8 % pour les aciers à basse tenure de carbone. En particulier, cet effet est indépendant de la température, comme montré par l'analyse à éléments finis : (dans le visuel ci-dessous) on peut observer le positionnement du jet d'air d'un point de vue qualitatif et les coefficients d'échange thermique évalués pour une pression de 7 bar.

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Fig. 4 - Les deux positionnements du jet d'air pendant les tests et la modélisation mécanique et thermique par éléments finis

Les tests et le modèle ont montré que la position pour un usinage plus efficace en termes d'énergie nécessaire à l'usinage est la position perpendiculaire à la face de l'insert (overhead position), contrairement à la position traditionnelle des techniques telles que la Minimum Quantity Lubrication. Cette découverte ouvre des nouvelles perspectives en termes d'utilisation des techniques pour réduire l'énergie nécessaire à l'usinage. Les prochains travaux de recherche à ce sujet de recherche mènent à une meilleure connaissance du champ de vitesse du fluide autour de la zone d'usinage, pour une utilisation plus efficace de l'écoulement par jet d'air. Également, une analyse des coûts de compression de l'air est nécessaire pour tous développements commerciaux de cette nouvelle technique. Ces développements sont actuellement en cours au sein du Centre de Modélisation et Calcul Numérique de l'ESME Sudria Lyon. »

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De l'ESME Sudria à l'entrepreneuriat : découvrez le parcours de Jeremy Venezia (ESME Sudria promo 2012), cofondateur d'elCurator

  • 17/08/2016

Après ses études à l'ESME Sudria, Jeremy Venezia (promo 2012) rejoint la société OCTO Technology. Là-bas, avec son collègue de travail Christopher Parola, il met au point elCurator, un outil de partage de contenu simple et innovant. Aujourd'hui devenue une start-up à part entière cofondée par Jeremy (tech leader) et Christopher (product manager), elCurator peut se targuer de voir sa solution être utilisée par plus de 1 000 entreprises dans le monde et d'attirer l'attention des médias. Preuve s'il en est, le magazine Silex ID lui consacrait un article sur son site Internet au mois de juillet.

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Jeremy Venezia, cofondateur et tech leader d'elCurator

Quel a été votre parcours après l'ESME Sudria ?
Jeremy Venezia : En dernière année, je me suis spécialisé dans les systèmes d'information. Il faut dire que, dès le début de mes études, j'étais particulièrement intéressé par tout ce qui touchait à l'informatique même si, à côté de cette passion, j'étais également ouvert à d'autres sujets. Ce goût pour l'informatique m'a ainsi poussé à effectuer mon stage de fin d'études chez OCTO Technology.

Comment aviez-vous trouvé ce stage ?
Complètement par hasard, grâce à un camarade de promo déjà en stage là-bas. Ce dernier m'a proposé de postuler quand il a su que l'entreprise recherchait un second stagiaire. OCTO Technology est une entreprise d'informatique qui touche un peu tous les secteurs - banques, assurances, médias, etc. Elle peut aussi bien faire du conseil que des missions de développement de produits lors desquelles le client est accompagné pour qu'il puisse développer un produit de A à Z. À la différence d'autres sociétés de services, OCTO essaye surtout de pousser les bonnes pratiques en termes de qualité de développement, d'utilisation des bonnes méthodologies selon le contexte... C'est une entreprise vraiment formidable et le courant est tout de suite passé entre eux et moi, si bien que j'y suis resté après mon stage. Pendant deux ans, j'ai ainsi été consultant, avant de commencer l'aventure elCurator... qui s'imprègne - et s'inspire - de la culture d'OCTO et des bonnes pratiques utilisées dans l'entreprise ! L'entreprise a servi de vrai tremplin à notre projet.

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Justement, l'une des particularités d'elCurator est d'être né au sein d'une autre entreprise. C'est dans la logique de l'entreprise d'encourager le développement de projets annexes ?
Totalement. Ils nous ont encouragés et je pense même que cela aurait été difficile de créer elCurator sans eux. Pour la petite histoire, tout a commencé avec l'idée lancée par quelqu'un de chez OCTO qui consistait à développer un outil permettant de partager des liens pour répondre à l'énorme culture de partage qui, bien que présente dans l'entreprise depuis ses débuts, passait majoritairement par l'échange d'emails. Or, comme nous recevions tous énormément d'emails, certains passaient à la trappe et le tri n'était pas forcément très pratique. Il fallait donc penser une plateforme spécialisée permettant de partager et centraliser ces liens de façon efficace. Cet outil a été développé dans le cadre de l'OCTO Day, une journée organisée une fois par an dans l'entreprise durant laquelle tous les employés mettent de côté leur travail pour faire quelque chose au service d'OCTO et de sa communauté. C'est comme ça qu'une petite équipe s'est formée pour créer elCurator, un outil qui, à la base, permettait simplement de partager des liens. Par la suite, Christopher et moi avons continué à poursuivre le projet lors des pauses déjeuners ou le soir - bref, dès que nous avions un petit peu de temps libre. Nous travaillions alors en lean start-up pour l'améliorer au fur et à mesure et ainsi rajouter les bonnes fonctionnalités en fonction des utilisateurs. Cela nous a permis de toucher de plus en plus de monde jusqu'à avoir 70 % d'employés d'OCTO utilisant quotidiennement la plateforme. Le buzz étant fait en interne, les responsables d'OCTO ont commencé à se demander s'il était temps d'en faire quelque chose de « sérieux » : « Si ça marche si bien chez nous, pourquoi ne marcherait-il pas chez les autres ? » Nous avons donc été fortement encouragés et accompagnés pour mener elCurator jusqu'au bout. Notre start-up est ainsi devenue une filiale du groupe.

Ce qui est amusant, c'est que vous n'étiez pas forcément prédestiné à suivre ce chemin de l'entrepreneuriat.
C'est vrai que ça n'était pas du tout un objectif au départ : nous étions seulement deux consultants chez OCTO et aimions notre métier. Il se trouve que Christopher et moi avons cette particularité d'être ouverts à toutes les opportunités. Quand celle-ci est arrivée, elle n'était pas prévue, mais comme nous sommes tous les deux passionnés d'informatique et de conception de produits, nous avons simplement saisi la balle au bond, sans hésiter, et je pense que nous avons fait le bon choix.

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Combien de personnes composent désormais la start-up et quels sont ses projets ?
Nous comptons sept employés, dont une majorité de développeurs mobiles et Web, le reste de l'équipe s'occupant du business development et du marketing. À très long terme, notre rêve est de créer la plateforme idéale pour faire toute sa veille de A à Z, c'est-à-dire de trouver le contenu à sa source - agréger le contenu, faire des recommandations automatisées par rapport aux thématiques de préférence des utilisateurs -, le sauvegarder, aider les utilisateurs à lire le contenu au bon moment et de façon pertinente avant de le partager, etc. Ces outils pourraient être séparés et n'ont pas forcément vocation à être présents sur une seule et même plateforme. Ces nouvelles fonctionnalités ne seront pas obligatoirement intégrées à elCurator mais graviteront autour pour permettre de traiter toute la chaîne de veille, que ce soit à titre personnel ou collaboratif, au sein d'une entreprise ou autre.
En plus de ça, nous faisons aussi beaucoup de recherche en matière de développement. Via l'open source, nous proposons ainsi des outils que n'importe qui peut utiliser. Nous avons envie de pousser encore davantage ce partage de la technologie que nous avons créée.

Parmi les choix faits par la start-up, il y a celui de proposer gratuitement elCurator aux écoles. Pourquoi ?
C'était une évidence. En prenant ce parti-pris, nous faisons le pari que les étudiants qui utilisent elCurator continueront à l'utiliser en sortant de l'école et n'hésiteront pas à le pousser au sein de leur future entreprise. Cela peut se faire à l'échelle d'une école entière ou au sein d'une petite classe, soit pour apprendre à faire de la veille correctement, soit partager directement du contenu sur une thématique très précise.

Avec le recul, qu'est-ce que l'ESME Sudria vous a apporté et qui vous sert dans votre quotidien de tech leader ?
Le fait de se spécialiser uniquement en dernière année m'a permis d'apprendre beaucoup sur des sujets très différents - les télécommunications, l'électronique, l'énergie, l'informatique, etc. - et m'a ainsi permis de devenir très débrouillard. En arrivant chez OCTO par exemple, je ne connaissais absolument pas les technologies sur lesquelles j'ai dû travailler, mais cela ne m'a pas empêché d'avancer. C'est un peu ça, le métier d'un informaticien : il doit apprendre par lui-même et savoir chercher puis trouver l'information pertinente au bon moment. La formation que j'ai reçue à l'ESME Sudria m'a justement permis d'être capable de ça. Cet esprit, cette curiosité, cette envie d'aller chercher l'information et cette capacité à voir l'inconnu comme une opportunité nouvelle et non comme un obstacle sont d'ailleurs des qualités que j'apprécie et que je retrouve souvent chez les ingénieurs sortant d'une école généraliste comme l'ESME Sudria.

Retrouvez elCurator sur son site Internet, Facebook, Twitter et LinkedIn


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Grâce aux étudiants de l'ESME Sudria, prenez part au Tour de France depuis votre appartement

  • 09/08/2016

Si le vélo d'appartement (ou cycloergomètre pour les plus tatillons) est désormais un appareil très répandu chez les particuliers, sa pratique se révèle bien souvent frustrante et monotone pour ceux qui ont l'habitude de pédaler à l'air libre. Pour changer la donne, la société Cab2way a proposé aux étudiants de 5e année de la Majeure Intelligence Numérique & Data de l'ESME Sudria de réaliser un prototype de simulateur composé de trois écrans panoramiques de 1 m 20 permettant de recréer un environnement propice à la stimulation sensorielle des sportifs. Ceux-ci ont su relever le défi avec l'élaboration d'un modèle capable de séduire le Christopher Froome qui sommeille en vous grâce l'utilisation de différentes technologies immersives (synchronisation vidéo/son, données GPS, diffusion d'odeur, etc.) De quoi imaginer bientôt participer au Tour de France depuis son petit chez-soi.

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Carnets de voyage : Thomas Franzoni (ESME Sudria promo 2018) raconte son semestre letton

  • 01/08/2016

Cette année, 24 étudiants de 3e année de tous les campus de l'ESME Sudria se sont rendus dans la ville lettone de Valmiera pour étudier à la Vidzeme University of Applied Sciences durant leur semestre à l'International. Parmi eux : Thomas Franzoni (ESME Sudria promo 2018).

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Au moment de choisir sa destination pour son semestre à l'étranger, Thomas ne le cache pas : la Lettonie n'était pas son souhait numéro un. « Dans un premier temps, je pensais me diriger vers l'Irlande, mais cela n'a pas été possible ». Passé la déception de ne pas pouvoir fouler le sol de la patrie de U2 et Pierce Brosnan, Thomas se lance dans les préparatifs de son semestre qu'il effectuera en Lettonie. « J'étais dubitatif. En plus, ma motivation première dans mon choix de destination était d'améliorer mon anglais à tout prix et de le parler couramment... » Finalement, six mois après, c'est un Thomas plus que satisfait qui retrouve le chemin de l'ESME Sudria. « Ce voyage en Lettonie m'a agréablement surpris tout au long du semestre et m'a, de façon inattendue, permis de pratiquer comme je le souhaitais mon anglais et même de découvrir la langue locale, le letton », explique-t-il. Un véritable coup de cœur ? Affirmatif !

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Technologies et tourisme
Sur place, Thomas s'est rapidement acclimaté. « La vie sur place était surprenante : les mœurs, la culture, la population, les prix, les logements, les déroulements des cours, la nourriture, les loisirs, le climat... que de surprises nous attendaient là-bas ! Nous logions pour la plupart dans les "dorms", les dortoirs dépendants de l'université de Vidzeme. Nous avions le choix à notre arrivée (et suite aux renseignements préalablement fournis) de nous mettre en collocation dans ces fameux dortoirs avec un étudiant français ou étranger. Nous avions également la possibilité de vivre seul pour ceux qui désirait plus d'espace et d'intimité. Pour ma part, j'ai vécu durant 3 mois avec un ami français en collocation puis ai finalement décidé de vivre seul afin de connaître aussi cette expérience durant les deux mois suivants. » Surtout, en dehors des 15 à 20 heures par semaine de cours dispensés en anglais sur différentes technologies (programmation C++, développement web, analyses de systèmes, réalité virtuelle et augmentée, réseaux informatiques, etc.), l'étudiant a pu s'adonner librement au tourisme dans ce pays qui, avant son départ, était loin de lui être familier. « Nous profitions de notre temps libre pour festoyer, découvrir Valmiera et ses environs, nous rendre à Riga par bus en deux heures de trajet, nous reposer, voyager, profiter de nombreux événements sportifs et festifs organisés... Nous avons pu également bénéficier d'une inscription à l'Erasmus Student Network (ESN) qui nous renseignait et nous offrait la possibilité de voyager et de sortir en Lettonie et ailleurs. Grâce à nos responsables à l'université, nous avons également pu visiter divers endroits en Lettonie comme en Estonie : des entreprises de téléphonie et de réseaux lettones majeures, des observatoires, des musées, etc. »


Une soirée d'exception pour « les ambassadeurs de l'ESME Sudria »
Cerise sur le gâteau, Thomas et les autres étudiants de l'ESME Sudria ont eu la chance d'être invités par l'ambassade de France de Riga pour une réception spéciale. « Tout a démarré par une rencontre purement hasardeuse entre notre classe et un certain attaché de l'ambassade en début de semestre à l'université de Vidzeme. Quelques mois plus tard, en avril, nous étions invités à la résidence de l'ambassadeur, Stéphane Visconti, en compagnie d'étudiants en échange, stagiaires et volontaires internationaux ! Cette rencontre s'est déroulée à merveille en présence de l'ambassadeur, mais aussi de nombreux de ses collègues et d'employés de l'ambassade, le tout suivi d'un magnifique et délicieux banquet constitué de produits français délicieux comme de nombreux fromages, charcuteries, pâtés et baguettes de pain, de vins et de champagne. »

L'ESME Sudria est fière de compter Vidzeme University of Applied Sciences parmi ses partenaires depuis 2013. Comme Thomas, plus de 50 étudiants de l'ESME Sudria y ont déjà effectué leur semestre international.

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Ingénierie et Défense : Matthieu Clement (ESME Sudria promo 2017) a participé au Séminaire « Grande Écoles » l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)

  • 25/07/2016

À l'instar de Vincent Cottenceau (ESME Sudria 1999), commandant de l'Armée de terre spécialisé dans les télécommunications, plusieurs diplômés de l'ESME Sudria se tournent chaque année vers un métier d'ingénieur dans le secteur de la Défense. Pour certains étudiants, cette vocation commence bien avant la fin de leur cursus. C'est le cas de Matthieu Clement (promo 2017), un étudiant de 4e année de la Majeure Informatique qui a justement participé à l'édition 2016 du Séminaire « Grandes Écoles » de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Organisé du 27 juin au 1er juillet à l'École militaire (Paris 7e), ce séminaire lui a permis d'assister à de multiples conférences, de rencontrer des acteurs du secteur, de côtoyer des étudiants d'autres écoles prestigieuses (Sciences Po, HEC, Centrale, Arts & Métiers, Supaéro, etc.), de travailler sur des problématiques actuelles, mais surtout de conforter son choix de carrière.

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Matthieu, l'étudiant de l'ESME Sudria retenu pour le Séminaire « Grandes Écoles » de l'IHEDN

Tu évolues à l'ESME Sudria au sein de la Majeure Informatique. Qu'est-ce qui t'a poussé vers ce choix de filière ?
J'ai choisi cette voie car c'est la plus généraliste pour ce que j'aspire, à savoir travailler dans le domaine de la Défense, que ce soit dans le privé ou dans le public. J'avais tout de même hésité avec la filière Réseaux - qui correspond aussi beaucoup au domaine de la Défense -, mais j'ai finalement opté pour l'Informatique.

Pourquoi la Défense t'intéresse autant ?
Cela doit sûrement s'expliquer par un petit côté patriotique - j'ai même voulu faire un service militaire d'un an, mais cela n'a finalement pas été possible. À un moment donné, j'ai aussi pensé vouloir travailler dans la police scientifique. Après avoir fait un stage d'un mois à l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN), dans la Division Criminalistique Ingénierie Numérique, j'ai compris que ce n'était pas exactement ce que je voulais faire et que la Défense m'attirait davantage.

D'où te vient cette « fibre » patriotique ? Du giron familial ?
Oui, il y a quelques « prédispositions » puisque je compte pas mal de militaires dans ma famille. J'ai aussi un grand-père qui était historien, spécialisé sur Napoléon. Tout cela aide forcément à se sentir attaché à la France.

D'où aussi ta présence lors de ce séminaire. Comment t'es-tu retrouvé à y participer ?
C'est une amie de ma mère qui, sachant que je voulais travailler dans la Défense, m'en a parlé. Elle m'a dit qu'il s'agissait d'un séminaire passionnant et qu'il fallait vraiment que je le fasse. Après avoir discuté avec quelques personnes ayant fait le séminaire dit « classique » et m'être renseigné sur la possibilité d'intégrer celui réservé aux étudiants des Grandes Écoles, j'ai postulé et j'ai eu la chance d'être retenu.

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Le Séminaire se déroulait dans l'enceinte de l'École militaire

En quoi consistait-il exactement ?
L'objectif du Séminaire « Grandes Écoles » est de sensibiliser des étudiants de domaines différents qui sont amenés à éventuellement être les « grands patrons de demain ». Cette sensibilisation porte sur les enjeux politiques et nationaux dans le domaine de la Défense, mais aussi sur les opérations pouvant se dérouler ailleurs dans le monde avec, par exemple, un focus sur les capacités d'influence des grandes entreprises dans les pays dans lesquels elles sont implantées. C'est assez complet et permet d'avoir un bon aperçu du monde de la Défense, avec le mode de fonctionnement de l'Armée, la diversité de ses opérations, etc.
La moitié du séminaire était consacrée à des conférences animées par des grands militaires et généraux ou des chercheurs, mais aussi un ancien de l'ONU et d'anciens ambassadeurs. On a aussi eu différentes présentations d'organismes, comme celle de l'association ANAJ-IHEDN dont font partie pendant au moins un an tous ceux qui ont participé à un séminaire IHEDN et qui donne certains privilèges intéressants.
Le reste du temps, nous étions en comité, c'est-à-dire en groupes assez hétérogènes de quinze étudiants. Dans mon groupe par exemple, il y avait des Saint-Cyriens, des étudiants de Sciences Po, etc. Ensemble, nous devions travailler 3 h par jour sur une question donnée, à savoir dans quelle mesure les forces armées sont-elles adaptables sur le territoire national. À chaque fois, deux comités différents travaillaient sur le même sujet et, à la fin de la semaine, il fallait rendre un dossier. L'idée, ce n'était pas tellement de répéter ce qu'on savait déjà, mais plutôt d'apporter des idées nouvelles. Aussi, comme ce rapport devait faire quatre pages uniquement, il a fallu un réel travail de synthèse pour ne garder que l'essentiel.

Quelle était la plus-value que tu as apportée au sein de ton comité ?
J'avais plus de recul que la plupart des autres membres du comité qui, eux, étaient plus politiques et littéraires. Ils sont tellement experts dans leurs domaines, qu'ils ont parfois du mal à voir ce qu'il y a autour. Un bon exemple, c'est le cas de l'opération Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier 2015. Des militaires étaient présents à proximité du Bataclan lorsque des attentats de novembre, mais ils n'ont pas bougé. Si certains membres du comité rappelaient à raison que c'était lié à leurs engagements, qu'ils n'avaient pas le droit d'agir sans ordre, je tenais néanmoins à souligner que cette incapacité à agir pouvait aussi être très mal perçue.

Au final, est-ce que ce séminaire t'a conforté dans ton envie de poursuivre cette voie ?
Oui ! Toutes les conférences étaient passionnantes et très intéressantes. D'ailleurs, elles étaient régies par la règle de Chatham House : les conférenciers pouvaient dire tout ce qu'ils voulaient tandis que nous pouvons répéter tout ce qu'ils disaient sans faire de lien entre ce qui a été dit et la personne qui l'a dit. Cela a permis à chacun des intervenants de conserver une certaine liberté dans ses propos.

Quel conseil donnerais-tu aux étudiants souhaitant prendre part à ce Séminaire l'an prochain ?
De ne pas hésiter car, en ce qui me concerne, le fait d'y avoir participé m'a clairement fait me sentir plus proche du monde de la Défense. Avant ce séminaire, je me disais que je mettrai du temps pour comprendre ce monde-là. Là, on apprend tellement de choses en une semaine que cela devient tout de suite beaucoup plus concret. Pour les étudiants intéressés par ce domaine, c'est donc vraiment un plus. Pour les autres, ce séminaire est aussi très intéressant car il permet de découvrir comment la France peut gérer des crises et mener des opérations, ou tout simplement voir le monde autrement - un ambassadeur a ainsi abordé le conflit ukraino-russe de son point de vue et cela allait parfois à l'encontre de tout ce qu'on pouvait lire à droite, à gauche. C'est toujours bien d'avoir des points de vue différents de personnes sur le terrain.

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À propos de l'IHEDN :
L'IHEDN a pour mission de sensibiliser tous les citoyens « afin de leur donner une information approfondie sur la défense nationale comprise au sens le plus large ». Pour remplir cette mission, l'IHEDN organise tous les ans deux sessions nationales et des sessions régionales, ouvertes à des personnalités de premier plan désignées par arrêté du premier ministre, ainsi que d'autres formations thématiques.

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