INGÉNIEuRS DE TOuS LES POSSIBLES
École d'Ingénieurs reconnue par l'État depuis 1922
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Le blog de l'ESME Sudria

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L'usinage des matériaux métalliques vu par Andrea Bareggi, lauréat du Joseph Whitworth Prize 2015 et enseignant-chercheur à l'ESME Sudria Lyon

  • 22/08/2016

Ph.D. en mécanique, enseignant-chercheur en génie des systèmes et analyse numérique et responsable des projets à l'ESME Sudria Lyon, Andrea Bareggi a été récompensé au mois de juin du Joseph Whitworth Prize 2015, prix d'excellence en recherche académique décerné par le Manufacturing Industries Division Board de l'Institution of Mechanical Engineers (IMechE). Pour l'ESME Sudria, il détaille le pourquoi de ses recherches qui lui ont valu cette distinction et qui se trouvent au coeur de son article scientifique cosigné par Garret O'Donnell du Department of Mechanical & Manufacturing Engineering au Trinity College Dublin : « Thermal and mechanical effects of high-speed impinging jet in orthogonal machining operations : Experimental, finite elements and analytical investigations » (publication à télécharger ici).

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Andrea Bareggi (à droite), aux côtés de Clive Hickman, chief executive de The Manufacturing Technology Centre, lors de la cérémonie de remise du Joseph Whitworth Prize organisée dans l'enceinte du prestigieux Marble Hall à Londres

« Dans le contexte de l'industrie 4.0, introduction de la technologie du numérique dans la production industrielle, l'usinage des matériaux métalliques nécessite de se renouveler pour regagner l'importance qu'elle avait aux XIXe et XXe siècles. En effet, si la production de masse utilise les matériaux plastiques, une majorité de production dans l'ingénierie des transports et de l'ingénierie civile est basée sur les technologies d'usinage.

Un des problèmes fondamentaux de l'usinage des matériaux métalliques, en particulier les matériaux difficile à usiner comme les alliages de titane tels que le Ti6Al4v et l'Inconel (matériaux très utilisés dans l'industrie aérospatiale), est l'évacuation de la chaleur pendant l'usinage et la lubrification pour diminuer les forces pendant le processus (voir ci-dessous).

retour_laureat_Joseph_Whitworth_Prize_2015_andrea_bareggi_esme_sudria_lyon_ingenieur_prix_excellence_imeche_mecanique_recherche_scientifique_article_2016_02.jpgFig.1 - L'utilisation traditionnelle du fluide d'usinage pour lubrifier et écouler la chaleur dans la zone d'usinage

Si la chaleur n'est pas évacuée immédiatement, l'outil coupant (ou insert) risque la fracture par choc thermique et le morceau usiné risque d'avoir des imperfections superficielles à cause du fort gradient de température. La solution traditionnelle pour l'évacuation est l'utilisation d'huile minérale envoyée directement entre la pièce à usiner et l'outil. Il s'agit d'une solution qui inquiète les écologistes parce que l'huile minérale est particulièrement polluante, mais les dangers pour la santé ne sont pas moins inquiétants puisque l'huile de coupe est toxique pour la peau et particulièrement dangereuse si inhalée. Pour utiliser moins d'huile minérale, une des solutions les plus utilisées est la lubrification minimale, soit le Minimum Quantity Lubrication (MQL) en anglais. Le MQL est aujourd'hui la solution la plus utilisée pour les matériaux difficiles à usiner. Toutefois le MQL augmente le risque d'inhalation de la part de l'opérateur, car les particules d'huile sont vaporisées dans un flux d'air à hautes pression et vitesse. Différentes solutions sont en cours de développement, mais la tendance est le dry machining (usinage à sec, c'est-à-dire en absence d'huile minérale) pour l'usinage traditionnel et le near dry machining pour les matériaux difficiles à usiner.

La recherche que j'ai conduite dans les dernières années au Trinity College Dublin et à l'ESME Sudria a eu comme contexte l'usinage à sec. Comme la chaleur doit être évacuée, j'ai proposé l'utilisation d'un jet d'air à haute pression opportunément dirigé pour refroidir la zone usinée. Pour réaliser ce projet de recherche industrielle j'ai utilisé des techniques expérimentales pour mesurer la température dans la zone de coupe, en plaçant un thermocouple dans l'
insert (procédure particulièrement difficile, en considérant les dimensions réduites et la dureté de l'insert, constitué par un substrat de carbure de tungstène et plusieurs couches de protection en nitrure de titane et carbure de titane). Les forces de coupe étaient analysées par un dynamomètre placé sur la tour d'usinage (voir le visuel ci-dessous). Ces données ont été utilisées pour élaborer un modèle de coupe orthogonale - le plus simple type de coupe qu'on peut réaliser - afin de fixer les idées sur les paramètres d'usinage (vitesse et pas). L'idée est de maximiser la quantité de matériel usiné (le principal index de productivité est le Material Removal Rate, MMR), toute en minimisant la température et les forces de coupe en utilisant opportunément le jet d'air.

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Fig.2 - Le montage expérimental avec le thermocouple et le dynamomètre

La modélisation à éléments finis (en anglais Finite Element Modelling, FEM) est une technique de calcul née dans les années 1960 ayant évolué dans le temps pour devenir la méthode d'intégration des différentielles qui gèrent les phénomènes dynamiques. La formulation adoptée pour décrire le problème de l'usinage est appelée Arbitrary Lagrangian-Eulerian. Couplée à un maillage dynamique (adaptive remeshing), l'approche à éléments finis nous permet de prendre en compte les paramètres d'usinage et de visualiser la distribution de l'effective stress, strain et strain rate à l'intérieur du matériel usiné (voir le visuel ci-dessous).

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Fig.3 - Le FEM permet de prévoir des paramètres d'usinage autrement très difficiles à obtenir

La nouveauté de ce travail de recherche est la découverte d'un effet mécanique du jet d'air sur le copeau en formation sur la face de l'insert. Selon la direction du jet d'air, l'effet mécanique peut augmenter ou réduire l'énergie nécessaire à l'usinage de l'ordre de 8 % pour les aciers à basse tenure de carbone. En particulier, cet effet est indépendant de la température, comme montré par l'analyse à éléments finis : (dans le visuel ci-dessous) on peut observer le positionnement du jet d'air d'un point de vue qualitatif et les coefficients d'échange thermique évalués pour une pression de 7 bar.

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Fig. 4 - Les deux positionnements du jet d'air pendant les tests et la modélisation mécanique et thermique par éléments finis

Les tests et le modèle ont montré que la position pour un usinage plus efficace en termes d'énergie nécessaire à l'usinage est la position perpendiculaire à la face de l'insert (overhead position), contrairement à la position traditionnelle des techniques telles que la Minimum Quantity Lubrication. Cette découverte ouvre des nouvelles perspectives en termes d'utilisation des techniques pour réduire l'énergie nécessaire à l'usinage. Les prochains travaux de recherche à ce sujet de recherche mènent à une meilleure connaissance du champ de vitesse du fluide autour de la zone d'usinage, pour une utilisation plus efficace de l'écoulement par jet d'air. Également, une analyse des coûts de compression de l'air est nécessaire pour tous développements commerciaux de cette nouvelle technique. Ces développements sont actuellement en cours au sein du Centre de Modélisation et Calcul Numérique de l'ESME Sudria Lyon. »

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De l'ESME Sudria à l'entrepreneuriat : découvrez le parcours de Jeremy Venezia (ESME Sudria promo 2012), cofondateur d'elCurator

  • 17/08/2016

Après ses études à l'ESME Sudria, Jeremy Venezia (promo 2012) rejoint la société OCTO Technology. Là-bas, avec son collègue de travail Christopher Parola, il met au point elCurator, un outil de partage de contenu simple et innovant. Aujourd'hui devenue une start-up à part entière cofondée par Jeremy (tech leader) et Christopher (product manager), elCurator peut se targuer de voir sa solution être utilisée par plus de 1 000 entreprises dans le monde et d'attirer l'attention des médias. Preuve s'il en est, le magazine Silex ID lui consacrait un article sur son site Internet au mois de juillet.

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Jeremy Venezia, cofondateur et tech leader d'elCurator

Quel a été votre parcours après l'ESME Sudria ?
Jeremy Venezia : En dernière année, je me suis spécialisé dans les systèmes d'information. Il faut dire que, dès le début de mes études, j'étais particulièrement intéressé par tout ce qui touchait à l'informatique même si, à côté de cette passion, j'étais également ouvert à d'autres sujets. Ce goût pour l'informatique m'a ainsi poussé à effectuer mon stage de fin d'études chez OCTO Technology.

Comment aviez-vous trouvé ce stage ?
Complètement par hasard, grâce à un camarade de promo déjà en stage là-bas. Ce dernier m'a proposé de postuler quand il a su que l'entreprise recherchait un second stagiaire. OCTO Technology est une entreprise d'informatique qui touche un peu tous les secteurs - banques, assurances, médias, etc. Elle peut aussi bien faire du conseil que des missions de développement de produits lors desquelles le client est accompagné pour qu'il puisse développer un produit de A à Z. À la différence d'autres sociétés de services, OCTO essaye surtout de pousser les bonnes pratiques en termes de qualité de développement, d'utilisation des bonnes méthodologies selon le contexte... C'est une entreprise vraiment formidable et le courant est tout de suite passé entre eux et moi, si bien que j'y suis resté après mon stage. Pendant deux ans, j'ai ainsi été consultant, avant de commencer l'aventure elCurator... qui s'imprègne - et s'inspire - de la culture d'OCTO et des bonnes pratiques utilisées dans l'entreprise ! L'entreprise a servi de vrai tremplin à notre projet.

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Justement, l'une des particularités d'elCurator est d'être né au sein d'une autre entreprise. C'est dans la logique de l'entreprise d'encourager le développement de projets annexes ?
Totalement. Ils nous ont encouragés et je pense même que cela aurait été difficile de créer elCurator sans eux. Pour la petite histoire, tout a commencé avec l'idée lancée par quelqu'un de chez OCTO qui consistait à développer un outil permettant de partager des liens pour répondre à l'énorme culture de partage qui, bien que présente dans l'entreprise depuis ses débuts, passait majoritairement par l'échange d'emails. Or, comme nous recevions tous énormément d'emails, certains passaient à la trappe et le tri n'était pas forcément très pratique. Il fallait donc penser une plateforme spécialisée permettant de partager et centraliser ces liens de façon efficace. Cet outil a été développé dans le cadre de l'OCTO Day, une journée organisée une fois par an dans l'entreprise durant laquelle tous les employés mettent de côté leur travail pour faire quelque chose au service d'OCTO et de sa communauté. C'est comme ça qu'une petite équipe s'est formée pour créer elCurator, un outil qui, à la base, permettait simplement de partager des liens. Par la suite, Christopher et moi avons continué à poursuivre le projet lors des pauses déjeuners ou le soir - bref, dès que nous avions un petit peu de temps libre. Nous travaillions alors en lean start-up pour l'améliorer au fur et à mesure et ainsi rajouter les bonnes fonctionnalités en fonction des utilisateurs. Cela nous a permis de toucher de plus en plus de monde jusqu'à avoir 70 % d'employés d'OCTO utilisant quotidiennement la plateforme. Le buzz étant fait en interne, les responsables d'OCTO ont commencé à se demander s'il était temps d'en faire quelque chose de « sérieux » : « Si ça marche si bien chez nous, pourquoi ne marcherait-il pas chez les autres ? » Nous avons donc été fortement encouragés et accompagnés pour mener elCurator jusqu'au bout. Notre start-up est ainsi devenue une filiale du groupe.

Ce qui est amusant, c'est que vous n'étiez pas forcément prédestiné à suivre ce chemin de l'entrepreneuriat.
C'est vrai que ça n'était pas du tout un objectif au départ : nous étions seulement deux consultants chez OCTO et aimions notre métier. Il se trouve que Christopher et moi avons cette particularité d'être ouverts à toutes les opportunités. Quand celle-ci est arrivée, elle n'était pas prévue, mais comme nous sommes tous les deux passionnés d'informatique et de conception de produits, nous avons simplement saisi la balle au bond, sans hésiter, et je pense que nous avons fait le bon choix.

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Combien de personnes composent désormais la start-up et quels sont ses projets ?
Nous comptons sept employés, dont une majorité de développeurs mobiles et Web, le reste de l'équipe s'occupant du business development et du marketing. À très long terme, notre rêve est de créer la plateforme idéale pour faire toute sa veille de A à Z, c'est-à-dire de trouver le contenu à sa source - agréger le contenu, faire des recommandations automatisées par rapport aux thématiques de préférence des utilisateurs -, le sauvegarder, aider les utilisateurs à lire le contenu au bon moment et de façon pertinente avant de le partager, etc. Ces outils pourraient être séparés et n'ont pas forcément vocation à être présents sur une seule et même plateforme. Ces nouvelles fonctionnalités ne seront pas obligatoirement intégrées à elCurator mais graviteront autour pour permettre de traiter toute la chaîne de veille, que ce soit à titre personnel ou collaboratif, au sein d'une entreprise ou autre.
En plus de ça, nous faisons aussi beaucoup de recherche en matière de développement. Via l'open source, nous proposons ainsi des outils que n'importe qui peut utiliser. Nous avons envie de pousser encore davantage ce partage de la technologie que nous avons créée.

Parmi les choix faits par la start-up, il y a celui de proposer gratuitement elCurator aux écoles. Pourquoi ?
C'était une évidence. En prenant ce parti-pris, nous faisons le pari que les étudiants qui utilisent elCurator continueront à l'utiliser en sortant de l'école et n'hésiteront pas à le pousser au sein de leur future entreprise. Cela peut se faire à l'échelle d'une école entière ou au sein d'une petite classe, soit pour apprendre à faire de la veille correctement, soit partager directement du contenu sur une thématique très précise.

Avec le recul, qu'est-ce que l'ESME Sudria vous a apporté et qui vous sert dans votre quotidien de tech leader ?
Le fait de se spécialiser uniquement en dernière année m'a permis d'apprendre beaucoup sur des sujets très différents - les télécommunications, l'électronique, l'énergie, l'informatique, etc. - et m'a ainsi permis de devenir très débrouillard. En arrivant chez OCTO par exemple, je ne connaissais absolument pas les technologies sur lesquelles j'ai dû travailler, mais cela ne m'a pas empêché d'avancer. C'est un peu ça, le métier d'un informaticien : il doit apprendre par lui-même et savoir chercher puis trouver l'information pertinente au bon moment. La formation que j'ai reçue à l'ESME Sudria m'a justement permis d'être capable de ça. Cet esprit, cette curiosité, cette envie d'aller chercher l'information et cette capacité à voir l'inconnu comme une opportunité nouvelle et non comme un obstacle sont d'ailleurs des qualités que j'apprécie et que je retrouve souvent chez les ingénieurs sortant d'une école généraliste comme l'ESME Sudria.

Retrouvez elCurator sur son site Internet, Facebook, Twitter et LinkedIn


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Grâce aux étudiants de l'ESME Sudria, prenez part au Tour de France depuis votre appartement

  • 09/08/2016

Si le vélo d'appartement (ou cycloergomètre pour les plus tatillons) est désormais un appareil très répandu chez les particuliers, sa pratique se révèle bien souvent frustrante et monotone pour ceux qui ont l'habitude de pédaler à l'air libre. Pour changer la donne, la société Cab2way a proposé aux étudiants de 5e année de la Majeure Intelligence Numérique & Data de l'ESME Sudria de réaliser un prototype de simulateur composé de trois écrans panoramiques de 1 m 20 permettant de recréer un environnement propice à la stimulation sensorielle des sportifs. Ceux-ci ont su relever le défi avec l'élaboration d'un modèle capable de séduire le Christopher Froome qui sommeille en vous grâce l'utilisation de différentes technologies immersives (synchronisation vidéo/son, données GPS, diffusion d'odeur, etc.) De quoi imaginer bientôt participer au Tour de France depuis son petit chez-soi.

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Carnets de voyage : Thomas Franzoni (ESME Sudria promo 2018) raconte son semestre letton

  • 01/08/2016

Cette année, 24 étudiants de 3e année de tous les campus de l'ESME Sudria se sont rendus dans la ville lettone de Valmiera pour étudier à la Vidzeme University of Applied Sciences durant leur semestre à l'International. Parmi eux : Thomas Franzoni (ESME Sudria promo 2018).

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Au moment de choisir sa destination pour son semestre à l'étranger, Thomas ne le cache pas : la Lettonie n'était pas son souhait numéro un. « Dans un premier temps, je pensais me diriger vers l'Irlande, mais cela n'a pas été possible ». Passé la déception de ne pas pouvoir fouler le sol de la patrie de U2 et Pierce Brosnan, Thomas se lance dans les préparatifs de son semestre qu'il effectuera en Lettonie. « J'étais dubitatif. En plus, ma motivation première dans mon choix de destination était d'améliorer mon anglais à tout prix et de le parler couramment... » Finalement, six mois après, c'est un Thomas plus que satisfait qui retrouve le chemin de l'ESME Sudria. « Ce voyage en Lettonie m'a agréablement surpris tout au long du semestre et m'a, de façon inattendue, permis de pratiquer comme je le souhaitais mon anglais et même de découvrir la langue locale, le letton », explique-t-il. Un véritable coup de cœur ? Affirmatif !

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Technologies et tourisme
Sur place, Thomas s'est rapidement acclimaté. « La vie sur place était surprenante : les mœurs, la culture, la population, les prix, les logements, les déroulements des cours, la nourriture, les loisirs, le climat... que de surprises nous attendaient là-bas ! Nous logions pour la plupart dans les "dorms", les dortoirs dépendants de l'université de Vidzeme. Nous avions le choix à notre arrivée (et suite aux renseignements préalablement fournis) de nous mettre en collocation dans ces fameux dortoirs avec un étudiant français ou étranger. Nous avions également la possibilité de vivre seul pour ceux qui désirait plus d'espace et d'intimité. Pour ma part, j'ai vécu durant 3 mois avec un ami français en collocation puis ai finalement décidé de vivre seul afin de connaître aussi cette expérience durant les deux mois suivants. » Surtout, en dehors des 15 à 20 heures par semaine de cours dispensés en anglais sur différentes technologies (programmation C++, développement web, analyses de systèmes, réalité virtuelle et augmentée, réseaux informatiques, etc.), l'étudiant a pu s'adonner librement au tourisme dans ce pays qui, avant son départ, était loin de lui être familier. « Nous profitions de notre temps libre pour festoyer, découvrir Valmiera et ses environs, nous rendre à Riga par bus en deux heures de trajet, nous reposer, voyager, profiter de nombreux événements sportifs et festifs organisés... Nous avons pu également bénéficier d'une inscription à l'Erasmus Student Network (ESN) qui nous renseignait et nous offrait la possibilité de voyager et de sortir en Lettonie et ailleurs. Grâce à nos responsables à l'université, nous avons également pu visiter divers endroits en Lettonie comme en Estonie : des entreprises de téléphonie et de réseaux lettones majeures, des observatoires, des musées, etc. »


Une soirée d'exception pour « les ambassadeurs de l'ESME Sudria »
Cerise sur le gâteau, Thomas et les autres étudiants de l'ESME Sudria ont eu la chance d'être invités par l'ambassade de France de Riga pour une réception spéciale. « Tout a démarré par une rencontre purement hasardeuse entre notre classe et un certain attaché de l'ambassade en début de semestre à l'université de Vidzeme. Quelques mois plus tard, en avril, nous étions invités à la résidence de l'ambassadeur, Stéphane Visconti, en compagnie d'étudiants en échange, stagiaires et volontaires internationaux ! Cette rencontre s'est déroulée à merveille en présence de l'ambassadeur, mais aussi de nombreux de ses collègues et d'employés de l'ambassade, le tout suivi d'un magnifique et délicieux banquet constitué de produits français délicieux comme de nombreux fromages, charcuteries, pâtés et baguettes de pain, de vins et de champagne. »

L'ESME Sudria est fière de compter Vidzeme University of Applied Sciences parmi ses partenaires depuis 2013. Comme Thomas, plus de 50 étudiants de l'ESME Sudria y ont déjà effectué leur semestre international.

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Ingénierie et Défense : Matthieu Clement (ESME Sudria promo 2017) a participé au Séminaire « Grande Écoles » l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)

  • 25/07/2016

À l'instar de Vincent Cottenceau (ESME Sudria 1999), commandant de l'Armée de terre spécialisé dans les télécommunications, plusieurs diplômés de l'ESME Sudria se tournent chaque année vers un métier d'ingénieur dans le secteur de la Défense. Pour certains étudiants, cette vocation commence bien avant la fin de leur cursus. C'est le cas de Matthieu Clement (promo 2017), un étudiant de 4e année de la Majeure Informatique qui a justement participé à l'édition 2016 du Séminaire « Grandes Écoles » de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Organisé du 27 juin au 1er juillet à l'École militaire (Paris 7e), ce séminaire lui a permis d'assister à de multiples conférences, de rencontrer des acteurs du secteur, de côtoyer des étudiants d'autres écoles prestigieuses (Sciences Po, HEC, Centrale, Arts & Métiers, Supaéro, etc.), de travailler sur des problématiques actuelles, mais surtout de conforter son choix de carrière.

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Matthieu, l'étudiant de l'ESME Sudria retenu pour le Séminaire « Grandes Écoles » de l'IHEDN

Tu évolues à l'ESME Sudria au sein de la Majeure Informatique. Qu'est-ce qui t'a poussé vers ce choix de filière ?
J'ai choisi cette voie car c'est la plus généraliste pour ce que j'aspire, à savoir travailler dans le domaine de la Défense, que ce soit dans le privé ou dans le public. J'avais tout de même hésité avec la filière Réseaux - qui correspond aussi beaucoup au domaine de la Défense -, mais j'ai finalement opté pour l'Informatique.

Pourquoi la Défense t'intéresse autant ?
Cela doit sûrement s'expliquer par un petit côté patriotique - j'ai même voulu faire un service militaire d'un an, mais cela n'a finalement pas été possible. À un moment donné, j'ai aussi pensé vouloir travailler dans la police scientifique. Après avoir fait un stage d'un mois à l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN), dans la Division Criminalistique Ingénierie Numérique, j'ai compris que ce n'était pas exactement ce que je voulais faire et que la Défense m'attirait davantage.

D'où te vient cette « fibre » patriotique ? Du giron familial ?
Oui, il y a quelques « prédispositions » puisque je compte pas mal de militaires dans ma famille. J'ai aussi un grand-père qui était historien, spécialisé sur Napoléon. Tout cela aide forcément à se sentir attaché à la France.

D'où aussi ta présence lors de ce séminaire. Comment t'es-tu retrouvé à y participer ?
C'est une amie de ma mère qui, sachant que je voulais travailler dans la Défense, m'en a parlé. Elle m'a dit qu'il s'agissait d'un séminaire passionnant et qu'il fallait vraiment que je le fasse. Après avoir discuté avec quelques personnes ayant fait le séminaire dit « classique » et m'être renseigné sur la possibilité d'intégrer celui réservé aux étudiants des Grandes Écoles, j'ai postulé et j'ai eu la chance d'être retenu.

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Le Séminaire se déroulait dans l'enceinte de l'École militaire

En quoi consistait-il exactement ?
L'objectif du Séminaire « Grandes Écoles » est de sensibiliser des étudiants de domaines différents qui sont amenés à éventuellement être les « grands patrons de demain ». Cette sensibilisation porte sur les enjeux politiques et nationaux dans le domaine de la Défense, mais aussi sur les opérations pouvant se dérouler ailleurs dans le monde avec, par exemple, un focus sur les capacités d'influence des grandes entreprises dans les pays dans lesquels elles sont implantées. C'est assez complet et permet d'avoir un bon aperçu du monde de la Défense, avec le mode de fonctionnement de l'Armée, la diversité de ses opérations, etc.
La moitié du séminaire était consacrée à des conférences animées par des grands militaires et généraux ou des chercheurs, mais aussi un ancien de l'ONU et d'anciens ambassadeurs. On a aussi eu différentes présentations d'organismes, comme celle de l'association ANAJ-IHEDN dont font partie pendant au moins un an tous ceux qui ont participé à un séminaire IHEDN et qui donne certains privilèges intéressants.
Le reste du temps, nous étions en comité, c'est-à-dire en groupes assez hétérogènes de quinze étudiants. Dans mon groupe par exemple, il y avait des Saint-Cyriens, des étudiants de Sciences Po, etc. Ensemble, nous devions travailler 3 h par jour sur une question donnée, à savoir dans quelle mesure les forces armées sont-elles adaptables sur le territoire national. À chaque fois, deux comités différents travaillaient sur le même sujet et, à la fin de la semaine, il fallait rendre un dossier. L'idée, ce n'était pas tellement de répéter ce qu'on savait déjà, mais plutôt d'apporter des idées nouvelles. Aussi, comme ce rapport devait faire quatre pages uniquement, il a fallu un réel travail de synthèse pour ne garder que l'essentiel.

Quelle était la plus-value que tu as apportée au sein de ton comité ?
J'avais plus de recul que la plupart des autres membres du comité qui, eux, étaient plus politiques et littéraires. Ils sont tellement experts dans leurs domaines, qu'ils ont parfois du mal à voir ce qu'il y a autour. Un bon exemple, c'est le cas de l'opération Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier 2015. Des militaires étaient présents à proximité du Bataclan lorsque des attentats de novembre, mais ils n'ont pas bougé. Si certains membres du comité rappelaient à raison que c'était lié à leurs engagements, qu'ils n'avaient pas le droit d'agir sans ordre, je tenais néanmoins à souligner que cette incapacité à agir pouvait aussi être très mal perçue.

Au final, est-ce que ce séminaire t'a conforté dans ton envie de poursuivre cette voie ?
Oui ! Toutes les conférences étaient passionnantes et très intéressantes. D'ailleurs, elles étaient régies par la règle de Chatham House : les conférenciers pouvaient dire tout ce qu'ils voulaient tandis que nous pouvons répéter tout ce qu'ils disaient sans faire de lien entre ce qui a été dit et la personne qui l'a dit. Cela a permis à chacun des intervenants de conserver une certaine liberté dans ses propos.

Quel conseil donnerais-tu aux étudiants souhaitant prendre part à ce Séminaire l'an prochain ?
De ne pas hésiter car, en ce qui me concerne, le fait d'y avoir participé m'a clairement fait me sentir plus proche du monde de la Défense. Avant ce séminaire, je me disais que je mettrai du temps pour comprendre ce monde-là. Là, on apprend tellement de choses en une semaine que cela devient tout de suite beaucoup plus concret. Pour les étudiants intéressés par ce domaine, c'est donc vraiment un plus. Pour les autres, ce séminaire est aussi très intéressant car il permet de découvrir comment la France peut gérer des crises et mener des opérations, ou tout simplement voir le monde autrement - un ambassadeur a ainsi abordé le conflit ukraino-russe de son point de vue et cela allait parfois à l'encontre de tout ce qu'on pouvait lire à droite, à gauche. C'est toujours bien d'avoir des points de vue différents de personnes sur le terrain.

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À propos de l'IHEDN :
L'IHEDN a pour mission de sensibiliser tous les citoyens « afin de leur donner une information approfondie sur la défense nationale comprise au sens le plus large ». Pour remplir cette mission, l'IHEDN organise tous les ans deux sessions nationales et des sessions régionales, ouvertes à des personnalités de premier plan désignées par arrêté du premier ministre, ainsi que d'autres formations thématiques.

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Retour sur les lauréats 2016 du Prix du Symposium : Genblick

  • 18/07/2016

Parmi la dizaine de projets de fin d'études en lice lors du Symposium 2016 de l'ESME Sudria, seuls trois ont eu l'honneur de se voir attribuer le premier prix par le jury de cette nouvelle édition. Durant l'été, l'école vous propose de (re)découvrir ces trois grands lauréats. Après EEG Head Set et WADA, c'est Genblick (instantané en allemand) qui a droit au dernier coup de projecteur. Membre de l'équipe responsable de cette application de messagerie instantanée aux côtés de Basma Allam et Ismenia Marson, Elies Yangui (ESME Sudria promo 2016) revient sur sa genèse et ses particularités.

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Comment as-tu été amené à travailler sur ce projet ?
Pour notre projet de fin d'études, nous devions choisir parmi plusieurs sujets proposés par l'école. Avec Basma et Ismenia, nous avons rapidement décidé de nous intéresser à celui-ci car il demandait de mettre en place une technologie nouvelle même si déjà utilisée par de grosses entreprises comme Google, Skype, etc.

Quelle est exactement cette « technologie nouvelle » ?
Il s'agit du protocole informatique XMPP créé par l'entreprise Jabber qui retransmet de la messagerie instantanée, c'est-à-dire du texte, de l'audio ou de la vidéo. La particularité de ce protocole est qu'il a très vite trouvé preneur à sa sortie en 2002. La raison de cet engouement réside dans le fait qu'il utilise un nom de domaine et permet ainsi d'implanter son propre serveur. En gros, chaque entreprise utilise la même technologie, celle du protocole XMPP, tout en disposant de son propre serveur. Avant cela, ce genre de messagerie passait par des serveurs centralisés : toutes les entreprises devaient ainsi « piocher » dans le même « parc informatique », ce qui posait des problèmes de compétitions, de sécurité, etc. Désormais, avec ce protocole, tout le monde peut implémenter chez soi cette messagerie. C'est ce que nous avons fait avec Genblick. Bien entendu, cela peut se faire de différentes manières, avec une portée et une puissance différentes selon l'infrastructure qu'on a en amont. Voilà pourquoi ce protocole a mis tout le monde d'accord malgré le fait qu'il soit assez jeune. Pour la petite histoire, Facebook n'aimant pas trop Jabber pour des raisons politiques, l'entreprise a essayé de mettre en place son propre serveur XMPP, avec une base protocolaire similaire, mais elle n'a pas encore réussi à ce jour. Cela démontre bien qu'il s'agit de la référence aujourd'hui.

En quoi consistait Genblick ?
À la base, nous devions juste mettre en place un serveur XMPP. Du coup, nous avons pris un serveur existant que nous avons mis à « notre sauce » afin qu'il fonctionne avec le Wifi de l'ESME Sudria. L'idée, c'était de l'implémenter et de l'administrer correctement - c'était la « colonne vertébrale » de notre projet. Seulement, comme nous sommes allés assez vite sur cette phase et que nous l'avons très bien faite dans l'ensemble, nous nous sommes lancé un autre challenge : coder notre propre « client » après avoir utilisé des clients déjà existants pour tester notre serveur XMPP. En gros, il s'agissait de coder notre propre application afin qu'elle soit opérationnelle rapidement. Un défi encore plus compliqué... que nous avons également réussi à relever !

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Au final, que t'a apporté ce projet ?
Déjà, cela m'a permis de travailler en équipe et de pouvoir directement appliquer des connaissances fraîchement acquises. Avec ce projet, nous avons appris et appliqué énormément de choses : l'administration de réseaux, le développement Java, la mise en place d'une technologie nouvelle, etc. Surtout, si on cherche sur Internet, on ne trouve pas beaucoup de gens qui, comme nous, ont réussi à mettre en place leur propre application et leur propre serveur XMPP opérationnels, qui plus est en Java ! On trouve bien des applications en Android, mais pratiquement pas en Java. C'est nouveau. Se dire que nous avons réussi à faire un Skype à notre échelle, sans une grosse infrastructure derrière, c'est aussi très gratifiant. Quelque-part, cela démontre qu'on peut exister et innover même quand on ne fait pas partie des GAFA !

Qu'est-ce que cela fait de recevoir le Prix du Symposium ?
C'est une fierté et c'est aussi une façon d'honorer le laboratoire Images, Signaux et Réseaux et notre encadrant, Monsieur Eric Munier, qui nous pousse toujours à penser en dehors de la logique GAFA. D'ailleurs, quand le jury nous a demandé ce que Genblick avait de plus que Skype, nous lui avons répondu qu'il n'avait justement rien de plus mais que derrière, il n'y avait pas une grosse entreprise mais simplement trois étudiants d'une école d'ingénieurs française. Enfin, ce prix est aussi une récompense pour tous les apprentis de l'ESME Sudria qui, dans l'histoire du Symposium, n'ont eu que rarement l'occasion d'être lauréats. Cette reconnaissance nous touche vraiment.

Le projet va-t-il continuer ?
Je pense que oui. D'ailleurs, nous voulons encore plus pousser l'aspect open source en créant un site pour donner notre code. Aujourd'hui, il y a très peu de documentation sur le sujet. Ce site permettra donc d'aborder la naissance du projet, mais aussi d'expliquer comment mettre en place un serveur XMPP et l'implémenter. Cela pourra éventuellement pousser d'autres personnes à poursuivre le projet de leur côté, y compris des étudiants de l'ESME Sudria.

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L'ESME Sudria, plus qu'une école : un réseau !

  • 11/07/2016

Fort de son histoire, l'ESME Sudria représente près de 14 000 étudiants-ingénieurs et ingénieurs actifs et retraités. Un réseau puissant et solidaire qui se trouve au cœur de la mission de l'AIESME, l'association des ingénieurs ESME-Sudria. Découvrez l'action de cette dernière en vidéo.


Retrouvez l'AIESME sur son site Internet, Facebook et Twitter

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L'association étudiante IDÉES Madagascar débute sa mission 2016

  • 08/07/2016

Après plusieurs mois de préparation, les étudiants de l'association IDÉES Madagascar de l'ESME Sudria viennent de s'envoler pour l'océan Indien afin de mener à bien leur campagne 2016. Sur place, l'équipe d'IDÉES Madagascar va réaliser l'extension d'une école du village d'Alakamisy-Ambohimaha et créer un réseau d'adduction d'eau potable pour le village de Fiadanana. Un beau programme ! L'ensemble des équipes de l'école leur souhaite une prompte réussite et un bon séjour avant leur retour prévu le 19 août !

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Suivez les différentes étapes de la mission 2016 d'IDEES Madagascar sur son site Internet, Facebook (page officielle et compte pro), Twitter et LinkedIn

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Retour sur les lauréats 2016 du Prix du Symposium : WADA

  • 04/07/2016

Parmi la dizaine de projets de fin d'études en lice lors du Symposium 2016 de l'ESME Sudria, seuls trois ont eu l'honneur de se voir attribuer le premier prix par le jury de cette nouvelle édition. Durant l'été, l'école vous propose de (re)découvrir ces trois grands lauréats. Après EEG Head Set, c'est au tour du projet WADA (pour Weather and DAMIR Analysis) porté par Anthony Ginoux et Erwan Le Covec (ESME Sudria promo 2016).

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Peux-tu, en quelques mots, présenter le projet défendu par ton équipe lors du Symposium ?
Erwan Le Covec : WADA est projet d'introduction au Big Data et au machine learning qui porte sur l'analyse de deux types de data : les données de l'assurance maladie d'une part et les données météorologiques d'autre part. L'idée, c'est de voir si la météo influence réellement ou non les données recueillies par l'assurance maladie. Par exemple, on imagine souvent que le nombre de rhumes et de bronchites augmente lorsque qu'il pleut et que la température est basse. WADA permet d'en avoir la certitude.

Pourquoi ce choix de projet ?
Erwan Le Covec : Nous avons été séduits par la possibilité de travailler avec Hewlett-Packard Enterprise (HPE), l'entreprise partenaire du projet. Cela allait forcément être une bonne expérience. Les technologies associées nous ont également intéressés : le Big Data et l'analyse de données sont de sujets passionnants à explorer.

Jusqu'où êtes-vous allés ?
Erwan Le Covec : Nous avons pu réaliser toutes les analyses que nous voulions et si certains résultats se sont révélés très intéressants. L'objectif pour la suite serait d'encore améliorer la communication entre toutes les machines de l'infrastructure utilisée.

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La sécurité, l'autre enjeu du marché des objets connectés

  • 30/06/2016

Le jeudi 9 juin 2016, le Campus Paris Ivry de l'ESME Sudria accueillait une centaine de professionnels et de futurs ingénieurs pour le séminaire « Cybersécurité - IoT et systèmes embarqués » organisé par Cap'Tronic en partenariat avec G-echo et l'école. Un événement placé sous le signe du networking et de la vieille technologique, avec de nombreux sujets d'actualité abordés touchant aux objets connectés.

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Le séminaire vu par Michel Marceau, directeur de Cap'Tronic :
« Les objets connectés représentent un immense enjeu pour demain, bien sûr, mais il convenait de mettre un bémol à tout ce qu'on pouvait entendre à leur sujet. C'était le but de cette conférence. En effet, si l'enjeu est bel et bien énorme au niveau économique, il ne faut pas oublier l'aspect sécurité que les entreprises derrière ces produits vont devoir prendre en compte très en amont, dès la phase de conception. Cap'Tronic a pour mission de sensibiliser les PME et le monde industriel au problème de la cybersécurité. Avec ce genre de séminaires, on est donc au cœur des choses. L'organiser dans une école comme l'ESME Sudria nous permet également de toucher un autre public, à savoir les étudiants, les jeunes ingénieurs et les créateurs d'entreprise. C'est un levier supplémentaire et ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Cap'Tronic s'associe à l'ESME Sudria : de nombreux rendez-vous communs ont déjà vu le jour par le passé, notamment grâce à la forte implication de Christian Touseau (responsable du laboratoire Systèmes Embarqués & Électronique de l'ESME Sudria) sur ces questions. »

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De gauche à droite : Véronique Bonnet, directrice énérale déléguée de l'ESME Sudria, hristian Touseau, responsable du laboratoire Systèmes Embarqués & Électronique de l'école, Jean-François Baillette, dirigeant et fondateur de la société G-echo et Christophe Bricout, ingénieur à Cap'Tronic

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Le séminaire vu par Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l'école :
« La vocation d'une école d'ingénieurs, c'est d'être dans une relation de grande proximité avec les entreprises de son secteur. Or, parmi les différentes spécialisations présentes au cœur de l'enseignement de l'ESME Sudria, on retrouve les systèmes embarqués, les données ou encore l'informatique, soit des sujets qui trouvent un écho certain dans cette grande mouvance des objets connectés. Cet événement avec Cap'Tronic présente donc un réel intérêt puisqu'il consiste à partager les dernières avancées technologiques du secteur de l'IoT, le tout en présence de nombreuses PME qui, demain, emploieront également nos jeunes diplômés. »

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Le séminaire vu par Christian Touseau, responsable du laboratoire Systèmes Embarqués & Électronique de l'école :
« Notre laboratoire forme des ingénieurs en technologies avancées. Or, la technologie évolue tout le temps. Rencontrer les professionnels du métier est donc un excellent moyen pour l'ESME Sudria de voir quelle direction prendre et quels enseignements mettre en place. Pour résumer, ce genre d'événement permet tout simplement à l'école d'être toujours "dans le coup", d'être "up to date". L'ingénieur qui sort de l'ESME Sudria est jugé sur ses compétences immédiates dans les entreprises : il arrive et correspond pleinement au profil voulu. Ce n'est pas pour rien si l'ESME Sudria se présente comme "l'école d'ingénieurs de tous les possibles" ! Il y a une continuité technologique à assurer car le temps où l'industriel formait le jeune diplômé sortant de l'école est désormais révolu : le jeune ingénieur d'aujourd'hui doit tout de suite être opérationnel et être au fait des dernières avancées. Voilà pourquoi, en plus des conférences, cet événement s'est terminé par un "IoT Pizza Dating" : c'est aussi un moyen pour les étudiants actuels de rencontrer directement les professionnels en vue de parler de sujets techniques et du futur, mais aussi d'éventuellement trouver un stage. »

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Ils ont animé le séminaire « Cybersécurité - IoT et systèmes embarqués » :
Bouygues Telecom, Cap'Tronic, CEA-LIST, Digital Security, Ecole Européenne d'Intelligence Economique (EEIE), ESME Sudria, Olivier Ezratty (consultant), G-echo, Ministère de l'Intérieur, NeoTech assurances, Opale Security, IRT-SystemX.

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