Carnet de voyage : cet été, l'association IDÉES Madagascar a encore réalisé plusieurs projets pour aider la population locale

Cet été, treize étudiants de 2e, 3e et 4e années de l'ESME Sudria appartenant à l'association IDÉES (Ingénieur pour le Développement et les EchangeS) Madagascar avaient décidé de se rendre dans ce pays situé dans l'Océan Indien pour aider la population locale. Du 6 juillet au 18 août, ils ont réalisé deux réseaux d'eau potable et permis l'extension d'une école, avec l'ajout de deux nouvelles salles de classe. Une belle expédition, comme la raconte Julie Labeyrie (ESME Sudria promo 2016), présidente de l'association jusqu'à cette rentrée 2014-2015 et dont c'était le dernier voyage avec IDÉES.

idees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_09.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_14.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_17.jpgRéaliser deux réseaux d'eau et agrandir une école, en un mois et demi, ça demande une sacrée organisation et beaucoup d'énergie, non ?
Oui ! D'autant que, si le premier réseau faisait 400 m, le second était bien plus important en faisant 1 300 m ! Nous avons ainsi fait une borne-fontaine pour le premier et quatre autres rien que pour le second. Par contre, ce n'est pas la mise en place de la borne-fontaine qui prend du temps : cela se fait en 3-4 jours parce que c'est juste de la maçonnerie et que seuls les temps de séchage sont assez longs. Ce qui est plus chronophage, c'est le fait de devoir creuser toutes les tranchées où iront les tuyaux, sachant qu'on doit creuser à 80 cm de profondeur. Je peux vous dire que pour le réseau de 1 300 m, cela représente un gros travail ! D'autant, qu'après les tranchées, il reste à creuser les trous de 3 m de profondeur et 3 m de diamètre pour accueillir des citernes de 2 m de hauteur. Cela prend aussi du temps. Mais une fois que tout ça est fait, on n'a plus qu'à installer les tuyaux et à faire les raccords avec quelques travaux de maçonnerie.

Comment se passe la répartition du travail entre les membres d'IDÉES présents sur place ?
En fait, comme il y avait trois chantiers cette année, nous étions répartis en trois équipes composées d'un chef de chantier et de trois autres membres. Le chef de chantier gérait son projet et moi, en tant que présidente, je gérais les trois chantiers. Cela ne m'empêchait pas de mettre aussi la main à la pâte quand j'étais sur un des chantiers même si, la plupart du temps, j'avais pas mal de soucis logistiques à régler.

idees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_07.jpg
Qui étaient les chefs de chantier ? Les étudiants les plus expérimentés de l'association ?
Non, pas forcément. Il s'agit souvent de ceux qui sont le plus investis ou ceux en qui j'avais le plus confiance et que je pensais être capables de gérer une équipe. C'est un 4e année qui a géré le chantier de l'école, une 3e année qui s'est occupée du réseau d'eau de 400 m et un 2e année - qui s'appelle Antoine Manier et va être le futur président de l'association - qui chapeautait celui de 1 300 m.
Cette année, nous avons pas mal d'argent (grâce à des dons de fondations et d'entreprises) pour réaliser de gros projets que nous avons fini dans les temps, ce qui fait que nous sommes plutôt fiers. Construire l'école nous a particulièrement tenus à cœur car c'est seulement la deuxième fois que l'association s'occupe d'un projet de ce genre. Cela représente un défi encore plus grand que pour les réseaux d'eau pour lesquels nous sommes désormais bien rôdés.

Au final, quels sont tes plus beaux souvenirs de ce voyage à Madagascar ?
Les plus beaux souvenirs sont toujours les inaugurations car c'est à ce moment-là qu'on se rend compte du travail accompli, de ce qu'on a pu faire durant toute l'année pour y arriver et qu'on prend conscience que ce qu'on a construit va vraiment servir à quelque chose. Voir l'émotion dans le regard des gens présents, c'est fort. En plus, ils n'ont souvent pas grand-chose mais ils se cotisent quand même pour nous offrir un petit cadeau pour nous remercier à la fin. C'est vraiment très touchant.

idees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_01.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_08.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_02.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_04.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_10.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_11.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_12.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_15.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_16.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_18.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_19.jpgidees_madagascar_retour_carnet_voyage_2014_13.jpg

La Fondation ESME Sudria aide chaque année des étudiants à devenir ingénieurs

Après notre échange sur l'importance du réseau des diplômés de l'école, Dominique Steve (ESME Sudria promo 1986), le président de l'association Ingénieurs ESME-Sudria, aborde cette fois-ci le rôle de la Fondation ESME Sudria. Créée en 2011, elle a déjà permis d'attribuer quarante quatre bourses aux aspirants ingénieurs sélectionnés.

fondation_esme_sudria_2014_bourses_etudiantes_ingenieurs_01.jpgDans quel but a été créée la Fondation ESME-Sudria ?
Nous partageons les mêmes buts que les autres fondations des grandes écoles : contribuer à la promotion sociale dans notre société, apporter des moyens supplémentaires aux laboratoires de notre école et participer à l'employabilité des diplômés. Il est en effet important que tout étudiant motivé par le métier d'ingénieur ayant satisfait aux critères de sélection de l'ESME Sudria soit en mesure d'accéder à ce cursus et d'en devenir diplômé. C'est pourquoi la Fondation ESME Sudria a mis en place un programme d'aide au financement des études par attribution de bourses pour les étudiants de la 1re à la 4e année. C'est actuellement notre priorité et la destination de l'intégralité des dons que nous recevons des entreprises et des particuliers. Mais les deux autres axes de financement sont aussi déterminants afin que les étudiants les plus méritants bénéficient d'une formation du meilleur niveau et soient préparés au mieux à maitriser les enjeux du métier d'ingénieur et ceux des entreprises.

Quel est le rôle de l'association Ingénieurs ESME-Sudria au sein la Fondation ?
La Fondation ESME Sudria est une organisation indépendante sous l'égide de la Fondation de France. Sa gouvernance est exercée par un comité exécutif composé de représentants des fondateurs, de l'école, des donateurs particuliers et de personnalités qualifiées. Celui-ci décide collégialement des objectifs et de la stratégie de financement, définit les règles d'allocation des fonds et valide notamment les choix d'attribution des bourses. Notre association est membre fondateur au même titre que les sociétés Alstom Transport, Cofely Ineo, Eiffage, et Technip. Elle assure la présidence du comité exécutif, organise l'animation des programmes d'engagement des donateurs et d'attribution des financements, et apporte son soutien logistique.
Le point de vue organisationnel mis à part, il faut mentionner le rôle de notre association dans la genèse de la Fondation. Je veux parler de l'initiative de mon prédécesseur Philippe Deltombes (ESME Sudria promotion 1972). Philippe a su partager sa conviction de la force, pour l'avenir, de la collaboration école-Fondation-réseau des diplômés et fédérer la volonté commune des dirigeants de l'ESME Sudria et d'un groupe d'industriels fortement attachés à celle-ci et ses diplômés, autour de ce projet ambitieux.

Combien d'étudiants sont aidés chaque année grâce à la Fondation ?
Nous attribuons en moyenne une quinzaine de bourses chaque année. Mais ce nombre dépend évidemment de la dotation de notre programme d'aide au financement des études et donc de notre efficacité à engager des donateurs parmi les entreprises et les particuliers au premier rang desquels figurent les diplômés de notre réseau.

Les étudiants boursiers peuvent-ils se voir renouveler l'attribution d'une bourse au fil des années ?
En fonction de la situation personnelle des étudiants demandeurs, une bourse couvrira un quart ou la moitié des frais de scolarité annuels. Elle s'ajoute aux autres aides du CROUS sans que l'obtention d'une bourse du CROUS soit une condition nécessaire d'éligibilité. Nous n'attribuons pas de bourses pluriannuelles. Et nous réévaluons chaque année l'ensemble des demandes qui nous sont adressées. Ainsi tout étudiant des classes de Bachelor ou de la première année de Master répondant aux critères d'éligibilité peut déposer une demande de bourse. Mais jusqu'à présent, les étudiants de 5e année qui effectuent un stage de fin d'études rémunéré en entreprise, ne sont pas éligibles.
Depuis 2011, 77 % des bénéficiaires ont reçu une bourse une année, 20 % des bénéficiaires l'ont reçue deux années consécutives et 3 % des bénéficiaires l'ont reçue trois années consécutives. Après seulement trois exercices de la Fondation, les étudiants qui nous ont adressé des mots de reconnaissance sont un encouragement à continuer à développer notre action et un signe tangible de sa pertinence. Mais notre fondation est récente et nous devons pérenniser son fonctionnement. La mobilisation et la solidarité de notre réseau sont en cela un facteur déterminant.

esme_sudria_journee_portes_ouvertes_paris_octobre2014-01.jpg


Vous souhaitez bénéficier d'une bourse pour rejoindre l'ESME Sudria ? Il est encore temps !
Vous pouvez télécharger les documents nécessaires à la constitution des dossiers en vous rendant sur la page consacrée à la Fondation ESME Sudria. Il ne vous reste plus qu'à envoyer votre dossier dûment complété avant le 30 septembre à l'adresse suivante : Fondation ESME Sudria, 45 rue de Croulebarbe, 75013 Paris.

L'ESME Sudria participe à la Fête de la Science 2014

Organisée du 27 septembre au 19 octobre 2014 par le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, la nouvelle édition de la Fête de la Science va encore une fois permettre à tous les curieux d'apprendre en s'amusant aux quatre coins de la France. L'ESME Sudria, tout comme deux autres écoles de IONIS Education Group, l'EPITA et l'IPSA, participera également à l'événement autour de la thématique « Sur les traces de l'ingénieur ? ». Deux de ses associations étudiantes animeront ainsi des ateliers à destination des lycéens et des collégiens dans l'enceinte du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam, Paris 3e) le 30 septembre et le 1er octobre.

logo_fete_science_2014_esme_sudria_01.jpgAssociation Sudriabotik : un robot pour remporter la coupe !
Divisée en quatre départements (mécanique, électronique, communication et stratégie), cette association a pour but de réaliser un robot pour participer à la Coupe de France de Robotique qui se déroule tous les ans... et ce fameux robot sera présent lors de l'événement ! Ses membres dévoileront également des vidéos de la Coupe de France de Robotique 2013 à laquelle l'association a vaillamment participé.

logo_fete_science_2014_esme_sudria_sudriabotik_01.jpgAssociation Kiwédia : un beau programme... informatique !
L'association d'informatique et des technologies de l'information de l'ESME Sudria se compose de deux pôles : la formation aux technologies de l'information et toutes les activités vidéo-ludique. Pour l'événement, l'association présentera des programmes informatiques très variés (des jeux, du code professionnel), réalisés par les étudiants, et initiera les lycéens à cette pratique longtemps réservée aux geeks mais qui tend à se démocratiser de plus en plus.


Retrouvez ces deux associations au Cnam le mardi 30 septembre (entre 10 h à 12 h puis 13 h 30 et 16h) ainsi que le mercredi 1er octobre (de 10 h à 12 h).

Le jeudi 2 et vendredi 3 octobre, des speed dating métiers seront également animés auprès du jeune public par des intervenants des écoles participantes.

Journée Portes Ouvertes à L'ESME Sudria Lille !

Ce samedi 18 octobre, de 10 h à 17 h, le campus ESME Sudria Lille a le plaisir de vous convier à une Journée Portes Ouvertes. Venez découvrir la formation d'ingénieur et partager un moment privilégié avec les étudiants, les enseignants-chercheurs, les équipes encadrantes et les Anciens de l'école.

esme_sudria_journee_portes_ouvertes_lille_octobre2014-02.jpgCette journée sera l'occasion de découvrir les quatre majeures de l'ESME Sudria qui permettront à chacun de construire un parcours personnalisé correspondant à ses objectifs personnels et professionnels :


Cet évènement vous permettra également de vous projeter dans la vie d'un étudiant de l'ESME Sudria : programme pédagogique, projets, recherche, International, intégration professionnelle, réseaux des anciens élèves et associations qui participent à la vie du campus.

esme_sudria_journee_portes_ouvertes_lille_octobre2014-04.jpgCe sera aussi l'occasion d'en savoir plus sur l'e-Smart Lab, le propre laboratoire de conception du campus lillois qui permet aux étudiants de réaliser des projets toujours plus innovants !

Durant cette Journée Portes Ouvertes, vous pourrez participer à des ateliers :


esme_sudria_journee_portes_ouvertes_lille_octobre2014-01.jpgÀ 11 h et 15 h, une conférence intitulée « L'ESME Sudria, l'école de tous les possibles » aura lieu. Elle sera animée par la direction du campus de Lille.

Cette Journée Portes Ouvertes se déroulera le 18 octobre, de 10 h à 17 h, dans les locaux de l'ESME Sudria Lille. Si vous souhaitez y participer,contactez-nous directement par mail à cette adresse en stipulant en objet « Inscription JPO 18 octobre ».

esme_sudria_journee_portes_ouvertes_lille_octobre2014-03.jpg

ESME Sudria Lille
60 Boulevard de la Liberté
59000 Lille
Tel : 03 20 15 84 44

Un nouvel outil pour les étudiants de l'ESME Sudria !

Les étudiants de l'ESME Sudria ainsi que ceux qui aspirent à le devenir ont désormais un nouvel outil innovant à leur disposition pour approfondir encore plus leurs connaissances : IONISx ! Partenaire numérique de l'école, cette plateforme développée par le Groupe IONIS propose ainsi des cours exclusifs sous formes de micromodules et de MOOC, réalisés par des experts reconnus, accessibles partout et à n'importe quel moment. Axées sur des thématiques très diverses (design, économie, graphisme, marketing, Big Data, programmation, business, etc.), les leçons de IONISx sont consultables dès maintenant sur son site : ionisx.com !




Vous avez une idée ? Proposez-la à IONISx !
L'équipe de IONISx est à l'écoute des propositions afin d'enrichir son catalogue. Pour cela, son comité de sélection se réunit tous les mois afin d'étudier celles-ci et de les transformer en cours complémentaires, les MiMo : des micromodules, plus souples que les MOOC, qui permettent de traiter un sujet sous un angle spécifique et indépendant, une notion ou un point précis. Ces MiMo peuvent ensuite être intégrés à un parcours pédagogique plus global.

L'ESME Sudria Paris-Montparnasse vous invite en octobre

L'ESME Sudria, l'école des ingénieurs de tous les possibles, vous invite à découvrir sa formation lors d'une nouvelle Journée Portes Ouvertes ce samedi 18 octobre, de 10 h à 17 h. L'occasion pour vous, lycéens, étudiants en classes préparatoires aux grandes écoles ou étudiants en licences scientifiques, d'en savoir plus sur notre pédagogie.

esme_sudria_journee_portes_ouvertes_paris_octobre2014-02.jpgLors de cette journée, vous pourrez :


Temps forts de cette journée, la direction de l'ESME Sudria animera deux conférences intitulées « L'ESME Sudria, l'école de tous les possibles » à 11 h et 15 h.

esme_sudria_journee_portes_ouvertes_paris_octobre2014-01.jpgEn outre, vous pourrez participer à une multitude d'ateliers thématiques :

esme_sudria_journee_portes_ouvertes_paris_octobre2014-03.jpgCette Journée Portes Ouvertes se déroulera le 18 octobre, de 10 h à 17 h, dans les locaux de l'ESME Sudria - Paris-Montparnasse. Si vous souhaitez y participer, merci de vous inscrire en remplissant ce formulaire ligne.


ESME Sudria Paris-Montparnasse
40/42 Rue du Docteur Roux
75015 Paris
Téléphone : 01 56 20 62 05
Mail : esme_paris@esme.fr

Google peut-il prédire la finance ?

Chaque année, le laboratoire d'ingénierie et des systèmes de traitement de l'information (ISTI) de l'ESME Sudria travaille sur des projets ambitieux confiés par des entreprises. Sous l'égide de Sébastien Herry, le responsable du laboratoire, les étudiants de 4e et 5e années ont ainsi pu s'occuper de deux projets phares ces derniers mois. Le premier portait sur la réalisation d'un simulateur de réalité virtuelle quand le second abordait la question des modèles d'investissement inspirés des tendances observées par Google.

Supervisé par 42Capital, une société d'investissement / hedge fund basée sur Paris, ce projet réalisé par les étudiants de 5e année consistait à vérifier puis implémenter un modèle d'investissement inspiré d'un article scientifique qui avait fait grand bruit lors de sa parution. « Cet article disait qu'en suivant les informations de flux d'actualité de Google, des flux boursiers et des échanges qu'il pouvait y avoir sur ces flux, on pouvait prédire l'évolution de la bourse, souligne Sébastien Herry. Les étudiants de l'ESME Sudria ont alors implémenté réellement le modèle d'une manière scientifique pour mesurer si cela était vrai. »

finance_google_investissement_laboratoire_isti_esme_sudria_01.jpgModèle d'investissement : Google peut-il vraiment prédire les cours de la bourse ?
Coachés par le responsable R&D de 42Capital, les étudiants ont fait de nombreux benchmarks et ont montré dans quels cas de figure ce modèle utilisant les Google Trends fonctionnait et dans quels cas il ne s'avérait pas probant. « Une société d'investissement cherche justement à trouver les meilleurs modèles pour essayer de faire évoluer les portefeuilles de ses clients et testent donc plein de modèles pour essayer de trouver les stratégies les plus performantes, précise le responsable du laboratoire. La mission de l'ESME était donc d'implémenter ce modèle et de regarder comment il évoluait et s'il atteignait bien les performances définies par l'auteur. En général, quand on fait de la recherche, on ré-implémente ce qui est donné par les auteurs de littérature scientifique et on le vérifie : c'est ce qu'ont fait les étudiants en confrontant différentes données. Au final, sur des données plus d'actualité, le modèle ne se comportait pas vraiment comme pouvait l'expliquer l'auteur de la littérature. Les étudiants ont réussi à déterminer dans quelles portions des cas cela se passait vraiment bien et dans quelles circonstances on pouvait maximiser ses gains. » Ce projet d'analyse des sentiments issus des média-sociaux pour l'aide à l'investissement a d'ailleurs été désigné « meilleur projet » lors du Symposium 2014.

Quand le labo ISTI s'attaque à la réalité virtuelle

Chaque année, le laboratoire d'ingénierie et des systèmes de traitement de l'information (ISTI) de l'ESME Sudria travaille sur des projets ambitieux confiés par des entreprises. Sous l'égide de Sébastien Herry, le responsable du laboratoire, les étudiants de 4e et 5e années ont ainsi pu s'occuper de deux projets phares ces derniers mois. Le premier portait sur la réalisation d'un simulateur de réalité virtuelle quand le second abordait la question des modèles d'investissement inspirés des tendances observées par Google.

sport_realite_virtuelle_laboratoire_esme_sudria_01.jpg
La réalité virtuelle pour agrémenter la pratique individuelle du sport en intérieur
Confiée par une start-up prête à déposer le projet pour plus tard l'industrialiser, cette réalisation d'un prototype de simulateur de réalité virtuelle a réuni étudiants de 4e et 5e années de l'école. Si les premiers cités étaient chargés de réaliser une application mobile IOS afin de configurer le simulateur (l'utilisateur pouvant ainsi retrouver sa configuration et lancer la simulation depuis son iPhone), les 5es années participaient directement à la conception du démonstrateur. « Sur ce genre de mission, l'ESME Sudria s'arrête en général à la partie prototype même si nous pouvons parfois faire des recommandations à l'entreprise quand elle souhaite industrialiser le produit, explique Sébastien Herry. Les étudiants ont ainsi aidé à réaliser le prototype, le laboratoire l'a finalisé. » Loin d'être un clone du célèbre Oculus Rift, ce simulateur de réalité virtuelle basé sur la pratique du sport individuel (vélo, course à pied, rameur, etc.) était composé de trois écrans panoramiques d'1 m 20 permettant de recréer un environnement propice à l'immersion.

Les promesses de la chaire Big Data HP de l'ESME Sudria

Lancée en janvier, la chaire Big Data mise en place par l'ESME Sudria et HP porte déjà ses fruits. Outre le fait d'avoir récemment permis la visite d'un centre de données français de classe mondiale par les 2es années du campus lyonnais, elle est également à l'origine de projets ambitieux et de belles opportunités professionnelles pour les étudiants. En charge de cette chaire et du laboratoire d'ingénierie des Systèmes de Traitement de l'Information (ISTI) de l'école, Sébastien Herry dresse ainsi un bilan plus que positif de cette initiative.

chaire_hp_big_data_esme_sudria_hadoop_mahout_imdb03.jpg
En un semestre, la chaire Big Data a déjà vu naître trois Proofs of Concept (les fameuses preuves de concept, plus communément appelée POC) menées par les étudiants de 5e année de la filière ISTI dont s'occupe Sébastien Herry. « L'objectif qu'on avait pour cette première année était notamment de commencer à lancer des POC basés sur le Big Data et les outils HP, détaille celui qui enseigne également l'informatique aux différentes années de l'école. Les étudiants ont ainsi pu tester et comparer les solutions HP, plus industrielles, et les solutions open source existantes. »

chaire_hp_big_data_esme_sudria_hadoop_mahout_imdb01.jpg
La possibilité de travailler sur les différents angles de l'analyse de données
Pouvant être aussi bien « techniques » que ludiques, ces POC ont abordé des thématiques diverses, permettant aux étudiants d'approfondir différents domaines propres au Big Data. Le premier POC consistait ainsi à faire une interface entre Mahout, un système d'analyse de données open source et Vertica, le système de base de données de HP, « afin de confronter les performances de Mahout par rapport à IDOL, le système d'analyse de données de HP ». Le deuxième POC se concentrait quant à lui sur les outils de visualisation des données « pour trouver la meilleure manière de présenter aux utilisateurs des données en fonction de leur nature ». Enfin le troisième POC se basait sur le site IMDb, l'Internet Movie Database. « L'idée était de faire un équivalent du site mettant en place un système de mise en évidence des commentaires laissés - le Big Data permettant de visualiser les mots qui ressortent le plus et ce que pensent donc les gens au travers de leurs avis », détaille Sébastien Herry. Une variante du bien connu nuage de tags visibles sur de nombreux sites Web qui colle parfaitement à l'esprit du Big Data, dont l'intérêt est de pouvoir analyser très rapidement d'importantes quantités de données sous différents angles.

chaire_hp_big_data_esme_sudria_hadoop_mahout_imdb02.jpg
Déjà des retombées plus qu'intéressantes pour les étudiants
« Le bilan de cette année est assez incroyable puisque pratiquement tous les étudiants, ceux qui ont travaillé sur les POC et d'une manière générale tous ceux de la filière ISTI, ont trouvé très rapidement des stages dans de la filière Big Data et reçu des promesses d'embauches très intéressantes, dont certaines de la part de grandes sociétés, se réjouit ainsi le responsable du laboratoire qui ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. On va bien sûr continuer l'année prochaine et peaufiner tout ça : les enseignements, les projets, etc. Je compte notamment rajouter des cours autour de la modélisation des données - ce qui est vraiment le côté Data scientist de la formation - avec l'appui de chercheurs. Des experts de HP devraient également venir montrer les dernières technologies aux étudiants. » Quoi de plus normal que de voir les choses en grand quand on travaille sur le Big Data avec un partenaire reconnu ?

Le lead planner selon Thomas Lorineau (promo 2012)

Plusieurs possibilités de carrière s'offrent aux diplômés de l'ESME Sudria qui souhaitent mettre à profit leurs connaissances en ingénierie sans pour autant exercer un métier trop technique à leur goût. Parmi celles-ci, le métier de lead planner qui nécessite également un profil managérial. Consultant chez Eurogiciel depuis février 2013, Thomas Lorineau (ESME Sudria promo 2012) occupe justement ce poste-là pour Amadeus, le leader mondial des solutions de traitement des réservations pour l'industrie du voyage. Il nous dévoile les facettes de ce métier éminemment stratégique pour le bon fonctionnement de l'entreprise.

esme_sudria_lead_planner_02.jpg
Chaque année, certains étudiants de 5e année de l'ESME Sudria décident de réaliser un double cursus en ingénierie et management avec l'ISG. Ce choix, Thomas Lorineau l'a fait en 2012 en effectuant le MBA Conseil en organisation et Gestion du changement proposé par l'école de commerce. « Je n'avais pas spécialement envie de commencer ma vie active dans un métier trop technique, explique Thomas. Je voulais un métier plus fonctionnel, lié à la gestion de projets. Je pensais que le double diplôme avec l'ISG permettrait plus facilement de me faire recruter sur un métier plus axé sur le management... et c'est effectivement ce qui s'est passé ! » Désormais lead planner au sein de la société de logiciels de réservation Amadeus, Thomas évolue ainsi toujours « dans un environnement technique » sans pour autant faire partie des développeurs avec qui il travaille et dialogue fréquemment. « Ce que j'ai particulièrement apprécié à l'ESME Sudria, c'est le fait d'avoir reçu un enseignement généraliste et qu'on nous a aussi appris à apprendre, assure-t-il. Ce bagage me permet de comprendre ce que les développeurs me racontent et de m'adapter : je peux comprendre le monde de l'IT mais aussi celui de télécommunications ou celui des systèmes embarqués. La formation ouvre beaucoup de portes. »

esme_sudria_lead_planner_01.jpg
Quelle est la différence entre un planner et un lead planner ?
Au sein d'Amadeus, le planner est celui qui va implanter des processus de planning et faire du coaching pour que les managers des équipes utilisant le logiciel Microsoft Project puissent comprendre son fonctionnement. Il met ensuite en place des outils de reporting pour, à partir des informations rentrées dans le logiciel, avoir des indicateurs à fournir aux chefs de projets. Le but, c'est de suivre les activités, de s'assurer que les managers des équipes formalisent ces dernières et tiennent les dates. Le tout sans oublier d'identifier - et de comprendre - les retards et les risques.
Le lead planner est quant à lui directement rattaché à un chef de projets. Pour fournir des indicateurs directement aux chefs de projets pour consolider les reportings, il utilise énormément la remontée d'informations : chaque planner fait son travail et ensuite le lead planner va coordonner les activités de planning, vérifier et contrôler la coordination des planners. En gros, le lead planner contrôle le bon travail des planners, consolide ensuite ces informations auprès des chefs de projets pour proposer des améliorations.

Quels sont les principaux défis liés à ce métier ?
Il y a d'abord la gestion du changement. Le lead planner essaye d'implanter des façons de faire, des process, qui ne sont pas forcément dans la culture de l'entreprise. Cela peut correspondre à l'utilisation de plannings, d'outils particuliers, de « feuilles de temps / timesheets », etc. L'idée, c'est d'implémenter et trouver des moyens autour de la gestion du changement pour faire adhérer les managers des équipes.
La volumétrie représente l'autre grand défi ce métier : chaque planner ayant une vingtaine d'équipes à suivre composées d'une dizaine de personnes, on arrive assez rapidement à des nombres importants ! Pour donner une idée, Amadeus emploie près de 5 000 personnes à Nice et 10 000 dans le monde, dont près de 3 500 personnes pour la seule branche R&D dont je fais partie. Et comme l'objectif est que chaque personne ne fasse pas son reporting en local, il faut arriver à uniformiser un peu tout le monde pour que chacun fasse un reporting consolidable à haut niveau afin qu'on puisse en extraire des informations pertinentes et communiquer au top management de l'entreprise.

À quoi ressemble le quotidien d'un lead planner ?
C'est beaucoup de réunions avec les managers des équipes pour leur présenter les process et les faire adhérer. Typiquement, l'apprentissage que j'ai eu lors de mon MBA à l'ISG est très utile au quotidien pour cela : il me permet de savoir comment faire face à des personnes qui sont plutôt réfractaires au changement comme celles qui y sont favorables. D'autant que nous sommes dans une entreprise qui est très internationalisée : nous avons beaucoup de réunions en anglais. Le côté animation de réunions en français et en anglais est aussi très formateur et fait partie des composantes du métier, cela représente près de 35 % de notre temps.

Archives

Nuage de tags

A propos de l'ESME Sudria

L'ESME Sudria est une école d'ingénieurs fondée en 1905 par Joachim Sudria. L'école est reconnue par l'Etat depuis 1922. L'école est habilitée par la Commission des Titres de l'Ingénieur (CTI) à délivrer son diplôme au nom de l'Etat. Le diplôme d'ingénieur de l'ESME Sudria est visé par le Ministère de l'Éducation Nationale. Le diplôme d'ingénieur de l'ESME Sudria confère le grade de Master. L'école est membre de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) et de l'Union des Grandes Ecoles Indépendantes (UGEI).

Infos pratiques

  • ESME SUDRIA
    38 rue Molière
    94200 Ivry-sur-Seine

    TEL : 01 56 20 62 00
  • PLAN DU SITE
  • MENTIONS LÉGALES
  • DATES CLÉS