Remise des diplômes : Discours de Mr Philippe Deltombes

Retrouvez Mr Philippe Deltombes, Président de l'Association des ingénieurs de l'ESME-Sudria, lors de la cérémonie de remise des diplômes qui a eu lieu à la maison de l'UNESCO, 75007 Paris. Voici la première d'une série d'interviews captées lors de la soirée exceptionnelle qui venait célébrer cinq années d'études sur le campus, en France et à l'international.

 


Remise diplômes - Discours Philippe DELTOMBES
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Une maison à énergie positive

L’habitat est l'un des plus gros consommateurs de ressources naturelles et participe de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre qui affectent les changements climatiques. Les maisons écologiques apparaissent donc comme une solution pour limiter les dégâts sur l’environnement. Zoom sur ces nouveaux modes d’habitation.

Construire écologique signifie généralement  mettre en œuvre des matériaux naturels et recyclables, une isolation renforcée, un chauffage moins polluant, des capteurs solaires, une récupération d’eau de pluie. Un nouveau confort qui résulte avant tout de la conception bioclimatique : construire avec le climat, tirer parti de la topographie, rechercher des formes compactes, une orientation plein sud de l’habitat…

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L’expression « maison à faible consommation énergétique » désigne donc une construction neuve (ou rénovée) dont la consommation énergétique est inférieure aux exigences légales.  Au sein de cette famille, ont trouve la maison bioclimatique, qui dépense peu d’énergie en optimisant les apports extérieurs, la maison passive, à très faible consommation énergétique sans utilisation conventionnelle d'un chauffage, et enfin celle à énergie positive qui en génère plus que ses besoins.

Maison passive et maison bioclimatique


Ancêtre de la maison passive, la maison bioclimatique consomme environ 40 à 50 kWh/m² contre 15kWh/m² pour sa petite sœur. Elle utilise le climat et la nature comme des composants actifs des limitations de ses besoins en énergie et ses émissions de gaz à effet de serre. La maison bioclimatique est une maison dans laquelle les besoins énergétiques sont assurés en tirant le meilleur parti des énergies naturelles telles que le solaire, l’énergie thermique, la circulation naturelle de l’air dans la maison.

Le concept de maison passive est assez récent et vient d’Europe du Nord où la sur-isolation des bâtiments répond à la rudesse du climat. Il fait suite à une réflexion visant à réduire les consommations énergétiques inutiles dans la maison. Le terme de passif vient du fait que la maison est chauffée passivement sans apport de chauffage conventionnel. Atteindre ce standard passe tout d’abord, comme pour le bioclimatique, par une grande compacité de la maison et une orientation intelligente : la valorisation de l’énergie solaire accroît l’autonomie du bâtiment, réduisant ainsi sa consommation.

Avec une maison passive, l’isolation est telle que l’air froid ne peut pas entrer et que l’air chaud reste à l’intérieur : la maison est enfermée dans un cocon d’isolants en évitant au maximum les ponts thermiques.

Maison à énergie positive

La dénomination de maison à « énergie positive » désigne simplement une construction dont le bilan énergétique est positif, c'est-à-dire qu’elle produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Il faut pour cela se doter d’équipements tels que pompes à chaleur, toit photovoltaïque, chauffage solaire…

La maison à énergie positive est souvent vue comme la panacée en matière d’habitat durable, car elle produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Le souci est qu’elle produit souvent quand ce n’est pas utile et elle consomme autant que d’autres lorsqu’elle ne produit pas. Le gain final n’est pas évident, le tout pour des investissements très importants en matériel et un impact sur l’environnement pas forcément positif. Générer de l’énergie au prix fort ne doit pas se substituer à une diminution importante de la consommation. Une maison passive, de par sa faible consommation énergétique, est la bonne base pour une maison à énergie positive.

Coûteux, mais avantageux

Surfer sur la vague écologique à un coût. Compter 10 à 15 % de plus par rapport à une construction conventionnelle. Mais si l’investissement peut paraître conséquent, il ne faut pas oublier qu’une rénovation se fait en général pour les quarante ans à venir.

Il paraît donc essentiel de réaliser un calcul sur le long terme. Une étude récente, réalisée par la banque de Zurich, démontre qu’une construction écologique se négociera dans les 30 prochaines années à un prix 12 % plus élevé que celui d’une construction traditionnelle. Et cela sans compter les gains considérables résultant de la réduction de la facture énergétique.

Lorsque L'ESME-Sudria combat le Skimming...

Voilà un projet captivant pour des élèves de cinquième année du département Signal et Télécommunications de l'ESME-Sudria, qui se sont vus confier par  l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) la responsabilité de développer un logiciel d’analyse d’images magnéto-optiques de cartes bancaires, dont l’objectif est d’assister les experts de l’IRCGN dans leur lutte contre la fraude bancaire.

 Pour Claire Cartier, élève de cinquième année, « la technique du « skimming » consiste à récupérer les informations contenues sur une carte bancaire lors d’un retrait d’argent au distributeur ou lors d’un retrait de carburant, à l’insu de la victime. Les criminels interviennent sur les distributeurs en y dissimulant des systèmes de lecture de cartes. Ils utilisent ensuite ces informations pour encoder de fausses cartes qui leur permettront de débiter le compte bancaire de la victime. »

78432622.jpg « Pour pouvoir remonter ces filières généralement bien organisées, toute information pourra être utile aux enquêteurs, ajoute Maxence Buisine (cinquième année). Notamment, si les enquêteurs saisissent une carte « clonée » à partir de la carte d’une victime, ils auront besoin d’extraire de cette carte le maximum d’informations. Par exemple, si la carte a été encodée une deuxième fois avec des informations piratées, il peut être très utile aux enquêteurs de récupérer les informations codées sur la carte à l’origine. C’est l’objet de notre projet… »

 « Concrètement, nous explique Nicolas Pohyer (cinquième année), un système d’acquisition d’images magnéto-optiques a été développé au Laboratoire des Solides Irradiés de l’Ecole Polytechnique, qui permet d’obtenir une image de l’information magnétique présente sur une carte bancaire. La mission qui nous a été confiée par l’IRCGN consiste à traiter ces images de façon à en extraire le maximum d’informations, et surtout les informations résiduelles dans le cas de cartes encodées illicitement. Dans un premier temps nous avons pu démontrer l’efficacité de notre algorithme sur des cartes non corrompues ; nous sommes en train d’adapter notre algorithme pour qu’il puisse également traiter le plus possible de cartes effacées ou réencodées. »

 « Au cours de ce projet pluridisciplinaire, nous avons donc eu l’occasion de mettre en œuvre les compétences acquises dans la voie d’expertise « Signaux, Images et Sons », mais également de travailler avec des spécialistes d’autres domaines (la criminalistique à l’IRCGN, et la Physique des Solides à l’Ecole Polytechnique), ce qui a été particulièrement enrichissant. »

Un projet qui va laisser des traces...



Parmi les travaux de dernière année du département Signal et Télécommunications, il faut évoquer le projet « Analyse de traces digitales partielles », mené en collaboration avec le prestigieux Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN), basé à Rosny-sous-Bois.

Pierre Conti, élève-ingénieur en cinquième année : "Nous sommes partis d'une demande de l'IRCGN. Ces experts en criminalistique sont mandatés par les magistrats pour expertiser des traces digitales relevées sur des scènes de crime et répondre à la question : cette trace a-t-elle été laissée par le suspect ?

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Pour ce faire, l'expert se base sur son expertise et son expérience pour comparer une empreinte et une trace. Or les traces sont souvent partielles (le criminel a effleuré l’objet) et déformées (le criminel a glissé son doigt sur l’objet), ce qui rend la tâche plus complexe. Plus la trace est incomplète, plus il est difficile de pouvoir affirmer avec certitude qu'elle a été déposée par une personne donnée. L’objectif de notre projet est de donner un indice de certitude sur le résultat de la comparaison. »

De minutieuses minuties


Xavier de Montis, élève de cinquième année, précise : « La comparaison s’effectue en comparant des points caractéristiques sur les empreintes. Ces points caractéristiques sont appelés « minuties » et sont le plus souvent des bifurcations des lignes de l’empreinte, ou au contraire des interruptions des lignes de l’empreinte. Avec une douzaine de points identiques entre une trace et une empreinte, un expert peut affirmer que la trace correspond bien au suspect. En effet, même de vrais jumeaux ont des empreintes différentes et la probabilité d’avoir la même empreinte qu’une autre personne est négligeable. »

« Le problème se corse lorsque l’on n’a que quelques minuties sur la trace, ou celles-ci ne sont pas rigoureusement superposables notamment dans le cas d’une trace glissée », ajoute Jérôme Cabot-Savin, élève de cinquième année. «  La « quasi-certitude » devient alors une « forte probabilité », que notre rôle va être de quantifier par une mesure que l’on appelle le « taux de vraisemblance ».

Intra et Inter-variabilité

Pour pouvoir ce taux, nous allons devoir quantifier deux paramètres : l’intra-variabilité et l’inter-variabilité, qui quantifient les cas extrêmes, c'est-à-dire, à quel point une trace et une empreinte issues du même doigt peuvent être différentes, et à quel point une trace et une empreinte provenant de deux individus différents peuvent être semblables. »

Au cours de ce projet pluridisciplinaire, les élèves-ingénieurs ont pu mettre à profit leurs connaissances et compétences en imagerie, en mathématiques (géométrie, probabilités) et en informatique. Mais ils sont unanimes : le plus enrichissant, ce sont sans aucun doute les échanges avec les experts de l’IRCGN et l’opportunité qui leur est offerte de travailler sur une problématique concrète.

1ère matinale du Priam : l'imagerie cardiaque.


Les pathologies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité dans les pays industrialisés.
D’énormes progrès ont été réalisés au cours des dernières décennies pour en améliorer le diagnostic, permettant ainsi de proposer aux patients des traitements de plus en plus adaptés et de plus en plus efficaces. Ces progrès sont dus en grande partie aux avancées de la recherche en imagerie biomédicale.
C’est pourquoi l’ESME Sudria met un point d’honneur à prendre part à ces recherches, consciente de l’enjeu qu’elles représentent.


LE PRIAM, (Pôle de Recherche en Imagerie Appliquée à la Médecine), rattaché au département Signal et Télécommunications de l'ESME Sudria, l’école de l’innovation, des sciences de l’énergie et des technologies avancées, organise un événement consacré à l’imagerie cardiaque le jeudi 18 mars prochain de 8h30 à 13h. Cliquez sur l'image pour vous inscrire :

Capture d’écran 2010-03-16 à 11.43.36.pngCet événement sera le premier d’une série intitulée : Les matinales du PRIAM.
Il aura pour objet de dresser un état de l’art grand public des recherches en imagerie cardiaque, qu’il s’agisse de recherche fondamentale, de recherche appliquée, de recherche clinique ou de développement industriel ; en présence de conférenciers issus du milieu industriel (dont General Electric Medical Systems), du milieu académique (écoles d’ingénieurs et laboratoires de recherche publics, notamment l’INSERM) et du milieu hospitalo-universitaire. Ce sera également l’occasion de présenter les travaux de recherche effectués au sein du PRIAM.

Programme

• 8h30 : accueil

• 9h00 : Introduction
par Patrick DEVRIENDT, Directeur du PRIAM

• 9h15 - 11h00 : Patriciens et chercheurs posent le problème et évoquent l’état de la recherche.
Conférences suivies d’une séance de questions/réponses

Praticiens :
« Scanner, IRM et échographie en cardiologie : redondance ou complémentarité ? »
par Benoît DIEBOLD, Professeur des Universités,
praticien hospitalier universitaire à l’Hôpital Européen Georges Pompidou.

Chercheurs :
«Place de l'IRM dans l'étude du vieillissement cardio-vasculaire»
par Frédérique FROUIN, chargée de recherches à l’INSERM, Laboratoire d’Imagerie Fonctionelle

« Segmentation semi-automatique des ventricules gauche et droit sur des coupes petit-axe en IRM »
par Constantin CONSTANTINIDES, doctorant, PRIAM (ESME-Sudria) et Laboratoire d’Imagerie fonctionnelle (INSERM)

« Imagerie de rehaussement tardif IRM et application à l'évaluation de la viabilité myocardique »
par Yasmina CHENOUNE, post-doctorante, PRIAM (ESME-Sudria) et Laboratoire d’Imagerie fonctionnelle (INSERM)


• 11h00 - 11h30 : Pause

• 11h30 - 12h45 : La réponse des industriels
Conférences suivies d’une séance de questions/réponses

Industriels :

« Rehaussement de la visibilité des stents coronaires en fluoroscopie RX »
par Vincent BISMUTH, ingénieur de recherche, General Electric Medical Systems

« Application web-based de diagnostic médical »
par Pierre-Jean TOUBOUL, CEO, IMT (Intelligence in Medical Technologies)

• 12h45 : Conclusion

• 13h00 : Cocktail

Reportage vidéo sur la remise des diplômes à la Maison de l'UNESCO

Retrouvez Hervé Laborne, Directeur de l'ESME-Sudria dans un reportage réalisé lors de la soirée de Gala de remise des diplômes à la Maison de l'UNESCO (Paris).

 


Remise des diplômes ESME Sudria à l'UNESCO - 30 octobre 2009
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Forensic Experts Meeting on Skimming Devices : des projets de l'école présentés

Du 2 au 4 février 2010 s’est tenu le séminaire des experts européens en criminalistique sur les systèmes de fraude bancaire (« Forensic Experts Meeting on Skimming Devices »), organisé par EUROPOL et par l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN). Maxence Buisine, Claire Cartier, et Nicolas Pohyer, élèves de dernière année dans la voie d’expertise « Signaux, Images et Sons », accompagnés de leur responsable de projet, ont été invités à y présenter leurs travaux de recherche effectués en partenariat avec l’IRCGN.

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L’objectif de ces travaux est d’analyser des images magnéto-optiques (réalisées en laboratoire) de cartes bancaires corrompues, afin d’en extraire toute information potentiellement utile dans le cadre d’une enquête visant à remonter une filière criminelle. L’enjeu est notamment de pouvoir récupérer des données partiellement effacées, ou masquées par un nouvel encodage de la carte bancaire.

 

A l’issue de leur présentation, qui a suscité beaucoup d’intérêt dans l’auditoire, ils ont eu l’occasion d’échanger sur ce sujet pointu avec des experts venus de toute l’Europe. De quoi décupler leur motivation pour la dernière ligne droite de ce projet !

 

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A propos de l'ESME Sudria

L'ESME Sudria est une école d'ingénieurs fondée en 1905 par Joachim Sudria. L'école est reconnue par l'Etat depuis 1922. L'école est habilitée par la Commission des Titres de l'Ingénieur (CTI) à délivrer son diplôme au nom de l'Etat. Le diplôme d'ingénieur de l'ESME Sudria est visé par le Ministère de l'Éducation Nationale. Le diplôme d'ingénieur de l'ESME Sudria confère le grade de Master. L'école est membre de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) et de l'Union des Grandes Ecoles Indépendantes (UGEI).

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