
C’est une nouvelle encourageante. D’après le magazine économique Challenges (semaine du 16 décembre 2010), les ingénieurs enregistrent pour la troisième fois consécutive de meilleures performances que les écoles de commerce ; du jamais vu, selon la Conférence des Grandes Ecoles (CGE). En dépit de la crise, le marché et les salaires repartent à la hausse.
L’hebdomadaire l’assure : « le titre d’ingénieur vaut toujours de l’or », et la France continue d’exporter avec succès son modèle au-delà de ses frontières. « Le manque d’ingénieurs se fait sentir dans de nombreux pays, Allemagne en tête, mais aussi au Danemark – où 14 000 ingénieurs feront défaut d’ici 2020 –, en Suisse… »
En tête des spécialisations recherchées figurent les options énergie et nucléaire. En 3 ans, le secteur de l’énergie a doublé. Selon le rapport Roussely sur l’avenir du nucléaire civil français, 250 centrales devraient être mises en chantier d’ici à 20 ans. D’après Challenge, « pour les dix prochaines années, EDF prévoit d’embaucher chaque année plus de 500 ingénieurs, contre une centaine auparavant. » Et « pour 2011, Areva mènera plus de 2 000 recrutements en France, dont 90 % d’ingénieurs. »
Parmi les écoles d’ingénieurs mentionnées par Challenge, l’ESME Sudria se distingue par la cote élevée de son diplôme, son taux important d’embauches dès la sortie de l’école (92 %) et le niveau élevé du premier salaire annuel brut moyen de ses diplômés (38 259 euros).