Du cabotage en Méditerranée

Du 16 au 23 avril, une cinquantaine d'étudiants de l'ESME Sudria est partie en Méditerranée lors d'une croisière organisée par l'association de l'école « Atout vent ».

Les équipages ont navigué de Toulon à Saint-Tropez en passant par Porquerolles et le Lavandou. Cinq bateaux de loisir, l'un de 52 pieds, trois de 47 pieds, et un autre de 42 pieds se sont ainsi suivis à la file ou en bataille avec à leur bord des skippers expérimentés assumant le rôle de capitaines et d'autres étudiants moins rompus à l'aventure des flots. Ces derniers se succédaient à la barre, aux écoutes, au nettoyage et aux cuisines.

atoutventmanoeuvre.jpgUne aventure collective

Cette sortie en mer n'était pas une course, bien au contraire, un trajet entrecoupé régulièrement par des pauses et des mouillages côtiers. Pendant le voyage, certains se sont baignés dans une eau à 16°C, d'autres ont fait un peu de plongée, d'autres sont partis en expédition sur les îles abordées. L'année précédente, certains avaient harponné une pieuvre. Pendant la traversée, des étudiants se sont improvisés photographes de l'expédition : ils ont ramené des clichés témoins du voyage. Dans la vallée de Saint-Tropez, un étudiant de l'école a même survolé les bateaux en avion pour prendre des photographies du ciel.

atoutventduciel.jpgPour Grégoire Ameline, le président de l'association « Atout vent », « la voile, c'est deux choses : un plaisir d'abord, puisque cela représente un outil de liberté qui permet d'aller là où l'on veut quand l'on veut, avec les contraintes toutefois du temps et celles propres à ce véhicule ; cela constitue ensuite une école de l'organisation et du travail collectif. En l'occurrence, cela l'a été non seulement pour les organisateurs eux-mêmes, qui devaient s'occuper de la réservation des voiliers au moment du salon nautique, se charger du ravitaillement, définir le trajet et conduire les opérations, mais également pour l'équipage étendu, dont les membres occupaient divers postes à tour de rôle et devaient être réactifs lors des moments sensibles : mouillages et arrivées au port, ou encore coups de vent intempestifs. » Au retour, les étudiants ont dû essuyer une tempête. Equipés de brassières et harnachés, ils ont du tenir face à un vent de force 8 en tirant des bords régulièrement. L'un des équipages a fini avec la grand-voile déchirée et un autre a achevé le trajet à moteur.

atoutventtempete.jpgDes projets pour l'an prochain

L'association « Atout vent » compte l'année prochaine rehausser la part de rêve, de découverte et d'aventure en organisant la croisière à l'étranger. Son président songe aussi à intégrer d'autres écoles dans le dispositif, ce qui augmenterait encore la dimension de rencontre et de partage que représente ce genre d'équipée. Pour ceux que l'aventure effraie ou qui voudraient pratiquer de manière plus régulière, l'association organise également quelques sorties en dériveur sur le lac de Créteil le jeudi après-midi.

atoutventcreteil.jpg

PAES, avez-vous pensé à l'ingénierie médicale ?

L'ESME Sudria accueille le mercredi 15 juin prochain de 14h à 19h dans ses locaux d'Ivry-sur-Seine, les étudiants issus de PAES et qui seraient intéressés par le cursus ingénieur.

Cette journée fait suite à la réunion d'information et d'orientation spéciale PAES (Première Année des Etudes de Santé) du 26 mai dans les locaux de l'ISEG où l'ESME Sudria, ainsi que l'EPITA et Sup'Biotech, ont présenté leur cursus.

ESME Sudria, école d'ingénieurs, forme notamment aux :

  • Traitement du signal et de l'image appliqué au biomédical
  • Ingénierie biomédicale
  • Transmission de l'information et télémédecine

et vous offre de nombreuses opportunités de carrières dans les domaines de l'Energie, des Télécommunications et de l'Informatique.

Pour Frédéric Huglo, le directeur général adjoint de l'ESME Sudria, « En intégrant l'ESME Sudria, les étudiants de première année de médecine pourront en effet élargir à une vision technologique leur visée du bien-être commun. L'ESME Sudria héberge dans ses murs un Pôle de Recherche en Ingénierie Appliquée à la Médecine (PRIAM), et nos étudiants sont régulièrement amenés à travailler sur des projets technologiques liés aux problématiques du domaine de la santé. »

2paes.jpg

Le mal chez Shakespeare, Rousseau et Giono

2lemal.jpgInterview de Véronique Anglard, professeur à l'ESME Sudria, qui produit une analyse littéraire du mal dans son ouvrage récent.

Professeur de français en classes préparatoires et à l'ESME Sudria, Véronique Anglard a fait paraître un ouvrage sur le thème du mal analysé à travers les œuvres de Jean Giono, Rousseau et Shakespeare.

Quel est le point commun entre ces trois auteurs dans leur manière d'aborder le mal ?

Le point commun, c'est la relation à la vie en société et à la nature humaine. Tous se questionnent sur le sens moral, la moralité: comment se fait-il que l'homme, que les philosophes voudraient naturellement vertueux, commet le mal ? Par nature ou pour échapper aux normes éthiques? Aux règles sociales? Ou sans raison aisément identifiable? Ce questionnement relève de l'anthropologie et consiste à se demander comment la pratique et la pensée du mal entraînent un dysfonctionnement social global. Quel mécanisme conduit à l'émergence du mal ? S'il était seulement possible de donner une explication... La définition et l'émergence du mal dans la conscience humaine relèvent d'un double mystère: plus on cherche à l'éclairer et plus il s'obscurcit. Pour Rousseau - contrairement aux interprétations hâtives que l'on donne de sa pensée -, l'homme s'humanise dès lors qu'il s'organise en société. La socialisation le fait naître à la morale tout en l'induisant à faire le mal: c'est le paradoxe de la liberté morale. Dans Macbeth, Shakespeare met en scène le basculement d'une conscience vers le mal et son opacité : pourquoi Macbeth, le héros qui vient de sauver le pouvoir du monarque, se laisse tenter par une volonté de puissance jalouse et usurpe le trône par le crime? Le basculement est mis en scène (ses conséquences tragiques exhibées), mais il n'est pas expliqué. Jean Giono, dans Les Ames fortes, multiplie quant à lui les points de vue sur une histoire machiavélique, celle d'une vieille femme en apparence quelconque qui prétend avoir perpétré le mal pur, en pure perte. Mais pourquoi? Qu'est-ce qui justifie cette fascination pour le mal? Le désir d'exister, d'affirmer sa singularité ?

Comment expliquer le désamour des plus jeunes pour la littérature ?

J'ai le sentiment que les élèves sont de plus en plus hermétiques à la langue classique, même en abordant des textes assez simples de prime abord comme Candide de Voltaire. Lorsque l'on entre dans les détails, le texte n'est pas forcément bien compris. Les élèves ont beaucoup d'information, via Internet ou les grandes sagas de littérature comme Harry Potter ou Twilight. Ils lisent différemment, mais ils devraient aussi avoir le droit aussi à la beauté classique. Et Internet et les médias modernes ne leur en donnent pas toujours la possibilité. D'où l'intérêt de posséder une méthode pour être à même d'interpréter un texte et bien se questionner. Le but de toute formation devrait être de développer une personnalité, de donner des outils pour pouvoir apprécier la beauté. Les étudiants ont beaucoup de difficultés à s'accorder au rythme de Balzac, aux longues descriptions; ils n'en perçoivent pas l'intérêt, alors que, pour l'auteur de La Comédie humaine, tout fait sens: tous les détails sont nécessaires à la compréhension d'un individu comme d'un système; ses romans abordent des problématiques générales intemporelles: l'amour, l'ambition, le goût effréné du pouvoir, la trahison, la déception et le mensonge, etc. Les étudiants se privent de quelque chose en ne le lisant plus. Mais l'enseignement n'est pas non plus exempt de tout reproche... Il faut aussi savoir attendre d'être en phase avec une œuvre pour mieux en saisir l'esprit car toute grande œuvre s'inscrit dans une vision du monde globale et il faut avoir la maturité de la comprendre.

Comment donner envie de lire ?

Je ne sais pas ce qu'il faut faire - je sais peut-être davantage ce qu'il ne faut pas faire: imposer des lectures. Je fais confiance à la jeunesse et je remarque un regain d'intérêt pour la fiction, fantastique ou policière: elle remet en cause, ou complète le réel. A partir du moment où il y a une envie de lire, j'encourage tous les types de lectures, même si je conseillerais plutôt Sherlock Holmes de Conan Doyle qu'Harry Potter. Peut-être que, pour donner le goût de la lecture, il faudrait sans doute passer par certains « petits » classiques, ou des passages, avant que les jeunes gens ne se lancent d'eux-mêmes.

Référence de l'ouvrage

« Le mal - Shakespeare, Rousseau, Giono - L'épreuve de français CPGE scientifiques Programme 2011-2012 », de Véronique Anglard, Christian Ruby et Jean-Luc Vincent (Editions Ellipses).

Les enjeux de la mobilité durable

Retour en vidéo sur les débats qui ont eu lieu lors des Assises de l'ESME Sudria, le 3 mars dernier.

Quelles vont être les grandes mutations à l'échelle de la planète dans le domaine de la mobilité ? Quels sont les enjeux énergétiques qui accompagneront cette mutation ? Quelles sont les solutions techniques actuelles et futures qui permettront de préserver les ressources et réduire la consommation en énergie ?

Autant de questions auxquelles les participants - les grands acteurs et les experts du domaine de la mobilité, ont tenté de répondre lors des Assises de l'ESME Sudria, qui se sont tenues le 3 mars dernier sur le thème de la mobilité durable. Le sujet de cette année servait de clôture à la trilogie commencée en 2009 avec les énergies renouvelables, puis avec l'habitat durable du futur en 2010.

Hervé Laborne, directeur de l'ESME Sudria, Ludovic Bu, président de Voiture & co, Charlotte de Silguy, secrétaire générale de l'Avère France, Pierre Froment, vice -président Réseaux et Télécommunications « for Equipement and Sytem » de Safran et Marc Provost, de la direction du matériel de la SNCF, reviennent sur les sujets débattus.

La Fondation ESME Sudria est née

Interview de Philippe Deltombes, ESME 72, son président fondateur

2deltombes.jpgLa Fondation ESME Sudria a été créée le 4 février 2011 sous l'égide de la Fondation de France. Philippe Deltombes, son président fondateur, ingénieur de la promotion 1972 de l'ESME Sudria et vice-président de l'association des experts européens en transactions électroniques, occupe le poste de président de l'association des Anciens de l'école (AIESME) depuis 2 ans.

Pourquoi une fondation pour l'école ?

Le projet de fondation est au cœur de la relation Ecole-Anciens-Industries. A côté de l'association des Anciens, l'AIESME, la Fondation a essentiellement un rôle social, qui permettra de financer des bourses aux élèves qui en ont besoin et, ainsi, de favoriser la diversité sociale des élèves ingénieurs.

Il s'agira également, à travers la Fondation, de contribuer à l'apport des méthodes, des comportements, et des supports nécessaires aux étudiants pour les maintenir à la hauteur des attentes des entreprises et participer au développement des moyens techniques des laboratoires de l'Ecole.

L'école se distingue-t-elle par cette initiative ?

Sur 220 associations d'Anciens des écoles d'ingénieurs, seules 60% appartiennent à Ingénieurs Et Scientifiques de France (IESF). Parmi ces associations, seulement 25 sont vraiment actives. Sur les 220 écoles d'ingénieurs, une quinzaine environ disposent d'une fondation.

La naissance de la Fondation ESME Sudria est donc bien représentative de la vitalité de l'école et de son réseau d'Anciens. Elle marque la volonté de ses ingénieurs de donner à l'ESME Sudria les moyens et les outils nécessaires pour assurer la réussite de l'école et inscrire sa réputation dans la durée. Le fait que de nombreuses entreprises de taille importante, telles qu'Alstom, Inéo, Eiffage ou encore Technip fassent partie des fondateurs montre la force des liens qui unissent notre école à l'industrie.

2fondationesme.jpgQuels objectifs, quel avenir pour la Fondation ?

A la différence d'autres grandes écoles d'ingénieurs, l'ESME Sudria, tout en étant une école d'ingénieur d'excellence et leader dans le génie électrique, contribue manifestement à faire fonctionner l'ascenseur social. La Fondation ESME Sudria doit veiller à ce que cette fonction de l'école se poursuive en élargissant à davantage d'étudiants la possibilité d'obtenir des bourses.

Aujourd'hui, 20% des étudiants de l'ESME Sudria obtiennent des bourses de la part de l'Etat, dont certaines à taux zéro. Notre objectif est d'aller jusqu'à 30%, avec le plus d'objectivité et de transparence possible et de manière juste et équitable, afin que l'école puisse poursuivre et renforcer son rôle social.

Archives

Nuage de tags

A propos de l'ESME Sudria

L'ESME Sudria est une école d'ingénieurs fondée en 1905 par Joachim Sudria. L'école est reconnue par l'Etat depuis 1922. L'école est habilitée par la Commission des Titres de l'Ingénieur (CTI) à délivrer son diplôme au nom de l'Etat. Le diplôme d'ingénieur de l'ESME Sudria est visé par le Ministère de l'Éducation Nationale. Le diplôme d'ingénieur de l'ESME Sudria confère le grade de Master. L'école est membre de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) et de l'Union des Grandes Ecoles Indépendantes (UGEI).

Infos pratiques

  • ESME SUDRIA
    38 rue Molière
    94200 Ivry-sur-Seine

    TEL : 01 56 20 62 00
  • PLAN DU SITE
  • MENTIONS LÉGALES
  • DATES CLÉS