Optimiser le rendement des panneaux photovoltaïques
Le 20 novembre, des étudiants de l'ESME Sudria ont présenté un projet sur l'orientation des panneaux solaires au Salon du livre d'histoire des sciences et des techniques d'Ivry-sur-Seine.

Stéphanie Adalbert, Aude Vincent et Thomas Pagès, tous trois élèves de quatrième année de l'école, ont présenté leur projet d'application sur l'orientation des panneaux solaires lors du Salon d'histoire des sciences et des techniques qui a eu lieu à l'Espace Robespierre d'Ivry-sur-Seine, les 18, 19 et 20 novembre derniers.
Un exercice pédagogique utile
« Un ingénieur doit être capable de résoudre des problèmes technologiques impliquant des paramètres multiples, mais également être en mesure de communiquer sur son travail auprès de ses divers interlocuteurs et auprès d'un public non averti, affirme Roger Ceschi, le directeur de l'école. Nous insistons sur cette dimension de l'ingénieur dans le parcours étudiants de l'ESME Sudria. »
Avec ce projet pluridisciplinaire qui a fait appel à des compétences acquises durant les premières années de l'école en énergie, en électronique ou encore en traitement du signal, les étudiants ont pu faire partager aux visiteurs de ce salon qui portait sur l'homme et l'environnement les problématiques technologiques posées par l'utilisation de l'énergie photovoltaïque.
Un enjeu complexe
L'objectif de ce projet était d'optimiser la productivité des panneaux photovoltaïques - une source d'énergie inépuisable mais à faible rendement. Les trois étudiants ont travaillé sur la carte de commande du panneau solaire, guidant l'orientation du panneau. « L'énergie des photons est transformée par le matériau semi-conducteur des panneaux photovoltaïques en une énergie électrique, explique Thomas Pagès. Il fallait s'assurer que le maximum d'énergie des photons puisse être capté, c'est-à-dire que le plan de captage soit perpendiculaire à la direction des photons. Il fallait aussi dimensionner un système de suivi du soleil qui ne consomme qu'une fraction de l'énergie produite par les panneaux. »
« Un panneau peut être considéré comme une source de courant tant que la tension à ses bornes reste inférieure à 80 % de sa tension nominale, poursuit Aude Vincent. Or il faut qu'il délivre sa puissance maximale et ce, quelles que soient les conditions climatiques. Une méthode de recherche de ce point de fonctionnement est donc indispensable. Il fallait trouver les bons capteurs pour savoir où était le niveau d'ensoleillement le plus élevé et commander le moteur avec des séquences pour pouvoir le faire tourner pas à pas. »
Le photovoltaïque est une source d'énergie qui qui laisse présager de belles perspectives en termes d'emplois et d'économie dans lesquelles des ingénieurs tels que ceux de l'ESME Sudria, possédant des compétences multiples orientées vers l'innovation et vers le futur, pourront jouer un rôle important. L'irradiation que le soleil fait parvenir sur la terre chaque année représente plus de 10 000 fois la consommation mondiale actuelle d'énergie.