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L'Everest en ligne de mire

  • 05/04/2012

2Everest.jpgBastien Cornay (ESME Sudria promo 2014), passionné par la randonnée en montagne, a atteint les sommets du Mont Blanc et du Kilimandjaro.
 
Bastien Cornay, actuellement en 3e année à l'ESME Sudria avec pour ambition de travailler dans les secteurs de l'énergie, est passionné par la randonnée en montagne. Il a atteint récemment les sommets du Mont Blanc et du Kilimandjaro. Interview d'un Sudria avec de l'énergie à revendre.
 
D'où te vient ta passion pour la randonnée ?
 
Je pratique la course à pied depuis dix ans et j'adore tous les sports d'endurance. Ainsi je suis un coureur de demi-fond (distances entre 1500 m et 10 km). C'est un sport dur physiquement et mentalement, mais cela me permet de repousser mes limites. Je m'entraîne entre de 3 à 5 fois par semaine. Mais j'aime aussi particulièrement voyager pour découvrir le monde, ainsi que la montagne, à laquelle m'ont initié mes parents et que j'adore plus que tout. La randonnée est au croisement de ces deux passions.

Dans la course à pied comme à la montagne, le stress et la vie quotidienne s'oublient. On est dans l'instant présent, à l'écoute de nos sensations. Peu importe la performance, l'essentiel c'est de se faire plaisir, de se sentir bien. Mais ce que la montagne a de plus que la course à pied, c'est son côté visuel. Marcher dans la nature tout en s'élevant, voir le paysage de plus en plus loin, de plus en plus haut. L'effort de l'ascension et la récompense visuelle me font sentir vivant et m'apportent beaucoup de bien-être. C'est toujours à regret que je quitte la montagne, c'est l'endroit où je me sens le mieux. 
 
Comment vis-tu cette passion ?
 
Je pars régulièrement à la montagne, que ce soit l'été ou l'hiver. Le plus souvent c'est de la moyenne montagne (entre 1000 m et 2500 m), et je randonne la journée. Ce n'est pas trop difficile physiquement et c'est visuellement très gratifiant. Plus rarement, je participe à des courses en montagne (randonnée de plusieurs jours à plus de 3 000 m d'altitude, souvent sur glacier) ou à des ascensions de sommets de haute altitude. Les paysages sont plus hostiles et plus rocailleux, l'effort plus difficile, mais la récompense est à la hauteur des efforts fournis. 

Ayant décidé d'atteindre le sommet du Kilimandjaro (5 894 m) à la Toussaint, j'ai voulu faire le Mont Blanc (4 808 m) en guise "d'entraînement" un mois avant. D'une part pour me tester physiquement et d'autre part pour voir ma réaction au manque d'oxygène en altitude. N'ayant jamais fait un sommet de plus de 4 000 m jusqu'à ce moment-là, le manque d'oxygène était le facteur qui m'était inconnu et qui pouvait remettre en cause la réussite de mon ascension (météo mise à part). Je l'ai effectuée en deux jours. L'ascension étant très rapide, j'ai senti l'effet du manque d'oxygène qui rendait l'effort bien plus difficile, ainsi que le mal des montagnes qui donne nausées et maux de tête. Cependant, arriver au sommet est une joie immense. 

Pour le Kilimandjaro, l'ascension a été beaucoup plus lente, retardant ainsi les effets du manque d'oxygène. Jusqu'au dernier refuge (4 700 m), l'ascension était plutôt facile du fait de la pente moyenne faible, et est assez étonnante, car le climat, bien plus chaud qu'en Europe rendait la première partie de la montagne peu ressemblante  aux montagnes européennes, la flore y étant bien plus présente. Le fait de se lever à minuit, de faire 1 000 m de dénivelé et de marcher 6 h de nuit, a rendu la dernière partie éprouvante physiquement et mentalement. Mais le fait d'assister à un lever de soleil à 5 700 m puis d'atteindre le sommet à 5 894 m, où l'air est deux fois moins dense qu'au niveau de la mer, est particulièrement exaltant. Mon entraînement, et encore plus ma motivation, furent déterminants dans la réussite de cette entreprise.
 
Quels sont tes prochains objectifs ?
 
La performance n'est pas le but premier à la montagne. Néanmoins, lorsque l'on commence à faire des sommets de hautes montagnes, l'envie vous prend de chercher à aller toujours plus haut. L'objectif le plus symbolique est bien sûr de parvenir au sommet de l'Everest, mais il y a tellement de montagnes moins connues qui sont autant d'objectifs potentiels. La prochaine étape pour moi serait de grimper un sommet de plus de 7 000 m. A plus cours terme, faire une course en montagne de plusieurs jours.

Pour le moment, l'école et la montagne ne sont pas du tout liées. Cependant, lors de ma dernière ascension, je me suis dit que ça serait super de faire de faire de la montagne avec l'école. J'envisage donc sérieusement de fonder une association montagne l'année prochaine. En attendant, j'effectue un séjour en Chine dans le cadre du semestre à l'étranger de troisième année.

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