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Cloud, système d'information et COP 22 : découvrez l'aventure Exodata de Maxime de Tourtier (ESME Sudria promo 1995)

  • 20/12/2016

Organisée à Marrakech, la COP 22 s'est achevée le 18 novembre 2016. Durant ce grand rassemblement international dédié à l'écologie, plusieurs entreprises étaient à pied d'œuvre pour faciliter les débats et déplacements de toutes les délégations présentes. Parmi ces dernières se trouvaient Exodata, qui assurait la disponibilité système et applicative de la solution de pilotage des vélos en libre-service Smoove utilisés par les officiels sur le site de l'événement. À sa tête, Maxime de Tourtier (ESME Sudria promo 1995), un Ancien passionné par l'informatique... et les chevaux.

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Quel a été votre parcours après la fin de vos études à l'ESME Sudria ?
C'est un parcours plutôt atypique ! En effet, après mon diplôme, j'ai commencé à travailler dans l'informatique en tant qu'administrateur de base de données pour les Haras Nationaux français, au sein du Ministère de l'Agriculture. Là, le Ministère m'envoie en Tunisie pour installer un logiciel de gestion de l'élevage équin, soit l'équivalent de nos cartes d'identités. Cela consistait à administrer un un système de généalogie et de performances en compétitions des équidés - chevaux, ânes, poneys, zèbres, etc.

Soit deux premiers postes en rapport avec l'informatique... et les chevaux.
Oui. Il faut savoir que c'est un domaine qui me passionne depuis longtemps. D'ailleurs, juste après cette expérience, je me suis envolé pour les États-Unis et le Canada pour ensuite créer ma propre société de courtage de chevaux de sport à l'international. J'ai ainsi vendu des chevaux dans le monde entier, avec une approche assez innovante pour l'époque.

Comment ça ?
J'ai créé l'entreprise, l'Agence Safir, en 2000 sur le modèle du e-commerce. Le site Internet que j'avais moi-même réalisé me permettait de faire connaître mes chevaux et de les vendre. Or, à cette époque, nous étions encore loin d'avoir du haut-débit. Pourtant, dès le début, je proposais déjà de la vidéo en ligne, tout comme j'avais également très tôt compris combien les principes d'un bon référencement sur Google (créée seulement 2 ans auparavant) allaient pouvoir m'aider à développer mon entreprise. Une petite prouesse qui m'a permis de convaincre de nombreux clients nord-américains, jusqu'à sa revente en 2005. Après cette aventure, j'ai repris la direction d'une agence Crit de placement d'informaticiens pour le compte du Groupe Crit Intérim, le numéro 4 de l'intérim en France. J'ai ensuite évolué au sein du Groupe, pour prendre la responsabilité de Grands Comptes, avant de goûter ensuite à une nouvelle expérience en faisant de l'audit stratégique en parallèle d'un Executive MBA à HEC Paris entre 2009 et 2011.
Suite à ce bref passage dans l'audit, j'ai dirigé pendant trois ans l'entreprise Factory Systemes, spécialiste de la distribution à valeur ajoutée de logiciels et de matériels d'informatique industriel. Pour faire simple, la société importait majoritairement des logiciels des États-Unis et du hardware en provenance de Taiwan, pour revendre ensuite ses solutions sur le marché français. Enfin, depuis un an, j'ai rejoint l'aventure Exodata.

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Quel est justement votre rôle au sein d'Exodata ?
J'ai deux casquettes au sein du groupe. Je suis le fondateur et directeur général de l'activité Europe. Et, depuis peu, je cumule ce poste avec celui de directeur général adjoint du groupe pour toutes les activités marketing, communication et commerce. Exodata est une société de services qui n'a pas encore 5 ans. Elle est spécialisée dans l'amélioration de la performance des entreprises par l'optimisation du système d'information. Nous travaillons sur quatre axes : l'organisation et les processus, les applications, les infrastructures managées sur tout type de Cloud (privé, public) et la sécurité informatique. Elle a été créée en 2012 sur l'île de la Réunion, ce qui est assez rare pour être souligné, et s'est développée en 2013 aux Antilles. Ma mission depuis mon arrivée fin 2015 est donc d'accroître son rayonnement en Europe. Pour cela, j'ai commencé seul, mais désormais, nous sommes six à travailler sur cet objectif, en mode start-up. C'est une belle équipe, mais ce n'est pas encore comparable à la cinquantaine de personnes employées globalement par l'entreprise.

Exodata propose notamment des plateformes clé-en-main à ses clients.
Oui, c'est ce qu'on appelle de l'infogérance et des « services managés ». Pour autant, nous allons encore plus loin. En effet, nous profitons de notre positionnement géographique planétaire (depuis la Nouvelle Calédonie jusqu'aux Antilles, en passant par la Réunion) pour proposer un service franco-français 24/7. Nous sommes à ce titre le seul acteur français à le proposer en mode « Follow-the-Sun » sans astreinte. On peut ainsi dire que le soleil brille toujours chez Exodata : quand les uns se couchent, les autres sont réveillés ! Cela permet aux clients d'avoir un accompagnement opérationnel et hyper réactif à tout moment de la journée... et de la nuit. A l'heure du Cloud souverain et du renforcement de la protection des données personnelles, cette particularité est fortement appréciée ! Nous sommes même allés plus loin dans ce domaine pour accompagner nos clients positionnés à l'international. Devant se mettre en conformité face aux législations locales, ils souhaitaient disposer de ressources partout dans le monde pour héberger les données de leurs clients étrangers tout en gardant un interlocuteur unique, et français. Nous leur avons alors ouvert de nouveaux clouds au Canada, en Russie, à Singapour et bientôt en Suisse et en Amérique Latine. Nos clients aujourd'hui sont généralement des PME, soit des entreprises allant jusqu'à 3 000 personnes.

Quels sont vos futurs projets ?
L'entreprise est encore jeune mais en très forte croissance puisque que nous sommes déjà 45 personnes au bout de seulement 5 ans d'activité et que nous doublons notre chiffre d'affaires chaque année. Ma mission principale consiste à faire encore davantage connaître Exodata, son savoir-faire et la valeur ajoutée qu'elle peut apporter, afin de créer une marque forte, sur le territoire et à l'International. Plus la marque sera forte, plus cela garantira le succès des différentes activités que nous développerons par la suite. Dans la continuité de ce qui a été fait pour Smoove, un deuxième axe d'attention portera sur la construction d'une offre clé en main de solutions IoT (Internet des Objets), très attendue par nos clients.

C'est aussi pour cela qu'on a pu retrouver Exodata lors de la COP 22 ?
Effectivement. Participer à un tel événement, qui rassemble des chefs d'États et de grands acteurs du monde de demain, était très important pour nous et une grande fierté. À ce titre, nous avons pu veiller à la parfaite disponibilité et la sécurité de la solution de pilotage des vélos en libre-service mis à disposition des participants. Chaque vélo était connecté à un cloud français, basé à Toulouse et managé par Exodata. Pour le coup, nous avons été choisis pour la réactivité de notre support mais aussi pour notre expertise en cybersécurité : les vélos n'étant pas utilisés par n'importe qui, il fallait bien s'assurer que les données récoltées et les plateformes soient bien protégées.

Avec le recul, que vous a apporté l'ESME Sudria dans votre parcours et notamment au sein d'Exodata ?
Même si je n'ai plus aujourd'hui un profil 100 % technique, ayant plutôt une forte orientation sur le développement commercial et marketing, l'informatique a été mon fil d'Ariane durant toute ma carrière professionnelle. Partout où je suis passé, j'ai souhaité mettre le digital et l'informatique au service de la performance de l'entreprise. L'école m'a permis d'appréhender tout sujet IT avec sérénité. Les technologies évoluent très vite, il faut rester ouvert et agile afin de pouvoir continuer à apprendre. L'IT est, et sera, un enjeu majeur de compétitivité et de productivité pour les entreprises. La compétition se gagnera incontestablement grâce à la pertinence des outils et à leur parfaite disponibilité.

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