INGÉNIEuRS DE TOuS LES POSSIBLES
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Le blog de l'ESME Sudria

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Archives Les anciens élèves

Diplômé à la Une : Olivier Waldin (ESME Sudria promo 2005), directeur général d'Homly You

  • 07/03/2017

Diplômé à la Une est un série vidéo de témoignages d'Anciens de l'ESME Sudria mettant en avant leur parcours, leur métier ainsi que les conseils qu'ils souhaitent partager auprès des nouvelles générations d'ingénieurs formées par l'école. Après Stéphane Crézé (promo 1994), chef de projet Urgences & SAMU - AP-HP - CCS, Hugues de Maussion (promo 1982), DSI de Chronopost International ou encore Laurent Jacquet (ESME Sudria promo 1993), président-fondateur de Business Cloud, voici un épisode consacré à Olivier Waldin (promo 2005), directeur général d'Homly You, une plateforme lancée par le géant Saint-Gobain pour mettre en relation les particuliers avec des professionnels certifiés du bâtiment.

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L'ESME dans le TOP 10 des écoles d'ingénieurs post-bac du classement de l'usine nouvelle sur 3 critères déterminants

  • 21/02/2017

Tous les ans, le magazine L'Usine Nouvelle publie son classement des 100 meilleures écoles d'ingénieurs de France.

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Cette année, l'ESME Sudria réalise une progression de 13 places, s'adjugeant ainsi la 54e place toutes écoles confondues.

Mais surtout, parmi les écoles post-bac, l'école obtient les meilleures places de l'ensemble du classement sur 3 critères déterminants :

  • 5e sur le critère salaire et insertion

  • 8e sur l'International et le nombre de diplomés à l'étranger

  • 8e sur le critère entreprenariat et élèves incubés

L'école sait répondre aux besoins du monde de l'entreprise.

L'insertion professionnelle des diplômés est amplifiée par la formation les 45 semaines de stages obligatoires tout au long du cursus.

Résultat : plus de 99% d'entre eux, obtiennent un CDI dans les six mois suivant la fin de leur cursus, avec un salaire annuel moyen brut de 39 280 euros (contre 37 112 euros en 2016).

Forte de sa pédagogie basée sur l'innovation, les nouvelles technologies et la création de projets, l'ESME Sudria progresse également sur le critère de l'entrepreneuriat : l'école compte ainsi 25 diplômés soutenus dans une création d'entreprise par un incubateur ces cinq dernières années.



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Incubée à Sudri'Cub et portée par Cyril Trosset (ESME Sudria promo 2014), AlertFilm veut faciliter le quotidien des cinéphiles et sérievores

  • 21/02/2017

S'adressant aux mordus de fictions filmées, la start-up AlertFilm développe une application permettant à ses utilisateurs d'avoir toujours une bonne raison pour ne pas laisser leur écran vide. Membre de la nouvelle saison de Sudri'Cub, l'incubateur de l'ESME Sudria, cette jeune entreprise a été créée par un jeune Ancien de l'école en la personne de Cyril Trosset (promo 2014), qui y officie en tant que CEO. L'occasion de revenir sur un parcours d'ingénieur-entrepreneur qui l'aura vu passer de Chicago à Paris en passant par Londres.

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Cyril Trosset, fondateur et CEO d'AlertFilm

Quel a été votre parcours à la fin de votre dernière année à l'ESME Sudria ?
J'ai d'abord décidé d'obtenir un double diplôme en informatique à Chicago, au sein de l'Illinois Institute of Technology. À mon retour en France, j'ai alors rejoint une start-up en tant que lead iOS, soit le responsable de la partie mobile iPhone. J'y suis resté un an, puis j'ai voulu lancer ma première entreprise, via la création de Shuff, une application mobile de messagerie instantanée - elle permettait de voir en temps réel ce que l'autre personne était en train d'écrire. Avec mon équipe, nous sommes alors allés à la rencontre d'accélérateurs de start-ups à Londres. Sur place, l'un d'entre eux, Ignite, nous avertit de la complexité de notre démarche : selon lui, il allait nous falloir plusieurs centaines de millions d'utilisateurs pour arriver à faire quelque chose de notre appli... Toutefois, les gens de chez Ignite ayant apprécié notre équipe, ils n'ont pas hésité à nous dire de retenter notre chance avec un autre projet. Ce qu'on fera un an plus tard avec AlertFilm.

Pourquoi avoir très tôt voulu vous diriger vers l'entrepreneuriat ?
En fait, pendant que j'étais à l'ESME Sudria, un ami m'a permis de rencontrer deux étudiants de l'ESCP qui cherchaient un associé technique pour monter une start-up. Je les ai rejoints dans ce projet, ce qui fait que ma première expérience d'entrepreneur a eu lieu durant mes études, lors de ma 3e année. Déjà à l'époque, j'adorais ce challenge, l'idée de créer un produit afin de conquérir un marché... J'ai aussi bien aimé les responsabilités associées et la possibilité de travailler au sein d'une équipe petit mais ambitieuse.

D'où vient AlertFilm ?
Quand Ignite nous a conseillé de trouver un autre projet, je n'ai pas eu à le chercher bien loin. En effet, cela faisait plusieurs années que je gardais en tête une application que j'avais commencé à développer seul dans mon coin lors de ma 2e année à l'ESME Sudria. Étant friand de cinéma, cette dernière avait vocation de m'avertir lorsqu'un film que j'attendais sortait enfin dans les salles, en DVD ou sur le Net. D'où ce nom, AlertFilm. Et bien que développée avec mes connaissances de l'époque et sans designer, elle avait déjà été téléchargée près de 5 000 fois. Je me suis alors dit qu'avec plus d'expérience, de fonds, de motivation et l'apport d'une équipe complète, son idée pouvait aller encore plus loin. Le projet a donc été relancé officiellement en janvier 2016. L'objectif était alors de recréer AlertFilm de A à Z afin de le soumettre à l'accélérateur, qui l'a accepté pour un programme d'accompagnement de 3 mois et demi.

ancien_esme_sudria_ingenieur_entrepreneur_start-up_alterfilm_application_cinema_series_sudricub_incubateur_parcours_decouverte_entreprise_projet_03.jpgComment avez-vous pu faire évoluer cette application ?
Nous avons d'abord élargi le concept aux séries, puis connecté l'appli à plusieurs plateformes de VOD aux États-Unis, en France et, à terme, partout dans le monde. Cela permet ainsi à l'utilisateur d'être prévenu de la disponibilité de son programme et de le voir dans la foulée sur sa plateforme VOD préférée. Ça, c'est ce que nous proposons aujourd'hui. La prochaine étape, celle sur laquelle nous travaillons actuellement, porte sur le rebranding et l'aspect visuel - l'idée, c'est de créer une identité plus attirante et chaleureuse -, mais aussi l'ajout de fonctionnalités sociales, comme la possibilité de recommander à ses amis tel ou tel programme via un nouvel algorithme. Il s'agira alors de proposer une application plus riche, permettant la découverte de films et séries et d'en discuter à la suite du visionnage. Il faut dire que, d'après nos études, 80 % des gens suivent les recommandations de leurs amis, plus que n'importe quelle autre recommandation. Et pour la petite histoire, nous avons déjà choisi notre futur nom. Nous le révèlerons dans les semaines à venir. En attendant le lancement de la nouvelle version IOS ainsi des versions Android et Web, l'appli beta d'AlterFilm est disponible sur app.alertfilm.com pour avoir une idée des services déjà proposés. Le lancement des nouvelles versions se fera d'ici quelques semaines.

Avez-vous sondé les potentiels utilisateurs de l'appli pour sa conception ?
Bien sûr. Il faut absolument échanger avec un maximum de personnes pour comprendre en amont leurs habitudes et la façon dont ils consomment et découvrent des films ou séries. Il convient ensuite analyser les problèmes qu'ils peuvent rencontrer et voir si la résolution de ces problèmes est importante pour eux. Par la suite, le but est de créer et sortir un prototype de l'appli afin de voir son utilisation, l'améliorer et développer le meilleur produit possible.

Combien de personnes appartiennent à l'équipe d'AlertFilm ?
Nous sommes cinq : deux associés et trois stagiaires techniques.

ancien_esme_sudria_ingenieur_entrepreneur_start-up_alterfilm_application_cinema_series_sudricub_incubateur_parcours_decouverte_entreprise_projet_04.jpgEn quoi avoir fait des études d'ingénieurs vous va-t-il aidé dans votre parcours d'entrepreneur ?
L'ESME Sudria proposant un cursus généraliste, cela permet à ses étudiants de ne pas se cantonner à un seul sujet. Au contraire, cela nous force à découvrir de nouvelles choses, notamment dans le cadre de présentations à l'oral à réaliser demandant de faire des recherches sur des sujets divers et variés. Au final, sans parler des aspects de logique et d'analyse propres au métier d'ingénieur qui permettent d'analyser les problèmes et de trouver des solutions - ce qui me sert au quotidien en tant que directeur technique -, on y acquiert également une adaptabilité très utile pour le métier d'entrepreneur. Je n'oublie pas non plus le double-diplôme que m'a permis d'obtenir l'école : ce dernier m'a donné la possibilité d'approfondir davantage mes connaissances en informatique. C'est un vrai plus.

À la fin de votre accélération chez Ignite, vous avez rejoint Sudri'Cub. Pourquoi ?
Pour plusieurs raisons. Tout d'abord, l'incubateur étant présent sur le campus, cela nous permet d'être au contact de potentiels utilisateurs, à savoir les étudiants. C'est l'occasion de se faire connaître, mais aussi de jauger notre produit en récoltant leurs avis. L'autre avantage, c'est la proximité avec les autres start-ups incubées. Cela crée une saine émulation. Ensuite, l'incubateur nous met à disposition des locaux et une salle de réunion, forcément très utile pour une jeune start-up. Enfin, l'équipe de Sudri'Cub étant très impliquée, elle nous permet régulièrement de prendre part à des événements pouvant être bénéfiques à notre projet, que ce soit sur les aspects techniques ou business.

Retrouvez AlertFilm sur son site Internet, Facebook et Twitter.

Suivez Cyril Trosset sur Linkedin et Twitter.

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Vidéo : Olivier Waldin (ESME Sudria promo 2005), directeur général de Homly You, invité des Mardis de l'ingénieur

  • 20/02/2017

Pour sa première conférence des Mardis de l'ingénieur de 2017, l'ESME Sudria Paris invitait l'un de ses Anciens, en la personne d'Olivier Waldin (ESME Sudria promo 2005), directeur général de Homly You. Retour en vidéo sur ce rendez-vous axé sur l'intrapreneuriat.


logo_mardis_ingenieur_esme_sudria_paris_lille_lyon_bordeaux_ecole_conferences_anciens_professionnels.jpgÀ propos des Mardis de l'ingénieur de l'ESME Sudria :
Les Mardis de l'ingénieur sont un cycle de conférences à destination des futurs ingénieurs formés par l'ESME Sudria et du grand public. À chaque édition, l'école accueille une personnalité importante notamment dans les champs scientifique, économique ou managérial. Ces échanges sont l'occasion de mieux appréhender la place qu'occupent les ingénieurs dans les entreprises, où dynamisme et innovation sont de mise.

Retrouvez les conférences passées sur la page dédiée.

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Retour sur les coulisses d'Homly You, une aventure intrapreneuriale portée par Olivier Waldin (ESME Sudria promo 2005)

  • 06/02/2017

Invité des Mardis de l'ingénieur de l'ESME Sudria le 24 janvier 2017, Olivier Waldin (ESME Sudria promo 2005) est revenu sur la récente naissance d'Homly You, une entité du géant Saint-Gobain qui a pour ambition de devenir le réconciliateur entre particuliers et professionnels pour le bâtiment. Loin d'être anecdotique, cette création intrapreneuriale est un exemple à suivre pour les grandes entités qui, bien qu'établies, doivent savoir prendre des risques et constamment se réinventer pour ne pas se faire damner le pion par de jeunes concurrents n'ayant que le mot disruption à la bouche.

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Olivier Waldin

Le poids des années n'enraye en rien la capacité à innover. En tout cas, pas chez Saint-Gobain. Plus ancienne entreprise du CAC 40 (elle a soufflé ses 350 bougies en 2015), numéro 1 français et européen de la distribution bâtiment, Saint-Gobain a ainsi décidé de surprendre les observateurs en lançant Homly You, une nouvelle entité basée sur le service pur et l'intermédiation. Une première dans l'histoire du leader mondial de l'habitat derrière lequel se trouvent de nombreuses enseignes très connues des professionnels du bâtiment, comme Point.P, La Plateforme du Bâtiment ou Cédéo. « Homly You est né d'un constat : réaliser des travaux chez soi quand on est un particulier représente souvent un véritable parcours du combattant et une source de problèmes, explique Olivier Waldin, à l'origine du projet. Certains professionnels ne rappellent pas, arrivent en retard aux rendez-vous, n'envoient pas suffisamment rapidement leur devis ou proposent ces derniers de façon peu claire, avec parfois d'importantes différences de prix, les chantiers ne sont pas terminés en temps et en heure, les prestations sont jugées mauvaises, etc. Au final 50 % des particuliers se déclarent insatisfaits par leur projet de travaux ! »

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Créer une nouvelle activité pour anticiper la concurrence
Conscient de ces soucis, celui qui est alors directeur marketing clients et digital de Point.P décide de prendre les devants et de proposer aux dirigeants de Saint-Gobain une solution dans l'air du temps afin pouvoir accompagner les particuliers dans leur projet de travaux. Pour les convaincre de s'intéresser à cette activité nouvelle pour l'entreprise, l'ingénieur trouve les mots justes en s'appuyant sur l'actualité, via l'explosion des sites promouvant de l'intermédiation. « J'explique ce projet à mes patrons en faisant l'analogie avec d'autres secteurs d'activités comme les hôtels, les restaurants ou encore les taxis. Ces exemples mettent en avant des analogies proches de celles du bâtiment, à savoir que ces derniers génèrent une grande insatisfaction chez le consommateur. Or, aujourd'hui, un marché qui génère de l'insatisfaction à cause d'irritants non traités s'expose au phénomène "d'uberisation". Pour moi, il était clair qu'un intermédiaire dans le bâtiment allait arriver tôt ou tard. Autant que ce soit Saint-Gobain qui le lance ! » Quant au potentiel économique, il était déjà là, le marché du dépannage, des petits travaux, de la petite et grande rénovation et de la construction représentant près de 40 milliards d'euros par an sur le sol français.

Conforté par ses dirigeants, l'ingénieur a alors planché sur ce qu'allait être Homly You, en partant certes d'une page blanche (« aucun acteur en France n'avait pris la mesure de l'importance de construire une marque pour les particuliers »), mais pas sans appuis. En effet, Saint-Gobain étant déjà proche des professionnels, avec quelques centaines de milliers de clients professionnels du bâtiment venant déjà se fournir chez ses marques existantes, notamment Point P, la tâche visant à cibler les meilleurs pros à mettre en relation avec les particuliers se voulait plus facile que pour une entreprise sortie de nulle part. « Pour devenir LA plateforme de référence sur le marché, notre option consiste à trouver de bons professionnels, qualifiés et certifiés, avec une assurance à jour et des garantis de qualité sur les travaux déjà réalisés. Et pour trouver ces 10 000 meilleurs pros sur toute la France, on peut compter sur notre réseau de commerciaux liés aux autres marques de Saint-Gobain, à la relation de confiance déjà établie entre eux et leurs clients, mais pas seulement. Nous allons aussi les voir un à un, en faisant passer des entretiens. Pour satisfaire le particulier, le pro doit respecter une charte et, pour bénéficier du label Membre d'Homly You, fournir différentes pièces. » Autre avantage : les investissements sont réalisés par la maison mère. « C'est aussi ça l'intérêt d'un projet intrapreneurial porté par un grand nom du CAC 40. »

retour_conference_homly-you_saint-gobain-mardis_ingenieur_esme_sudria_paris_ancien_projet_intrapreneur_batiment_particuliers_professionnels_creation_entreprises_01.jpgUn site de réconciliation entre artisans et particuliers
Après la réalisation de focus groupes, la mise en place d'un centre de relations clients à Reims, et près de neuf mois de développement et de réflexion portée sur la meilleure façon de mettre en relation professionnels et particuliers en prenant en compte toutes les données possibles, la plateforme Homly You voyait enfin le jour en juillet 2016. Pensée comme un site de rencontres autour du bâtiment, le service cadre son business model sur le principe de l'abonnement : ici, ce sont les professionnels sélectionnés par l'entité qui paient pour obtenir le droit d'accéder aux projets des particuliers et bénéficier de la caution Saint-Gobain. « Une fois qu'ils sont recrutés, on leur crée un mini site Web pour mettre en valeur leur entreprise et une application mobile pour faciliter le suivi de leurs chantiers. Nous accompagnons aussi les artisans, avec de nombreux outils de formation et des outils pratiques, dont deux uniques sur le marché : le premier permet de connaître toutes les aides fiscales liées à l'économie d'énergie, l'autre sert à chiffrer tout un chantier de A à Z. » Du côté des utilisateurs, comme chez bon nombre de sites tendances, Homly You compte aussi sur la stratégie du partage, via la publication d'avis et de notes sur les travaux effectués. « C'est le meilleur bouche à oreille », juge un Olivier Waldin pour qui l'aventure ne fait que commencer. Prochaine étape pour cet ingénieur devenu intrapreneur ? Devenir la référence sur le marché de la mise en relation et pourquoi pas étendre Homly You à d'autres pays. Deux chantiers d'envergure.


logo_mardis_ingenieur_esme_sudria_paris_lille_lyon_bordeaux_ecole_conferences_anciens_professionnels.jpgÀ propos des Mardis de l'ingénieur de l'ESME Sudria :
Les Mardis de l'ingénieur sont un cycle de conférences à destination des futurs ingénieurs formés par l'ESME Sudria et du grand public. À chaque édition, l'école accueille une personnalité importante notamment dans les champs scientifique, économique ou managérial. Ces échanges sont l'occasion de mieux appréhender la place qu'occupent les ingénieurs dans les entreprises, où dynamisme et innovation sont de mise.

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D'ingénieur à intrapreneur : l'ESME Sudria invite Olivier Waldin, directeur général de la plateforme Homly You, le mardi 24 janvier 2017

  • 17/01/2017

Tout au long de sa carrière, l'ingénieur voit son métier évoluer. Si la technologie et les projets restent au cœur de son activité, son rôle s'accentue de plus en plus autour du management et de l'entrepreneuriat. L'expérience d'Olivier Waldin (ESME Sudria promo 2005) l'illustre très bien : lors de ce nouveau rendez-vous des Mardis de l'ingénieur organisé le mardi 24 janvier 2017 de 18 h 45 à 20 h sur le Campus Paris Ouest, cet Ancien reviendra sur son parcours chez Saint-Gobain et la création d'Homly You, plateforme dont il est le directeur général qui accompagne les particuliers à réaliser leurs travaux en leur proposant notamment les meilleurs artisans et entreprises du bâtiment.

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Les Mardis de l'ingénieur avec
Olivier Waldin : « D'ingénieur à intrapreneur : la création d'Homly You »
Le mardi 24 janvier 2017 de 18 h 45 à 20 h au Campus Paris Ouest
40 rue du Docteur Roux
75015 Paris

Accès :
M°6 : Pasteur ou Montparnasse-Bienvenüe
M°12 : Pasteur ou Volontaires

Inscription (dans la limite des places disponibles) par mail (objet « Mardi de l'ingénieur 24/01 »)

Suivez et participez à la conférence sur Twitter avec le hashtag #ConfESME


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logo_mardis_ingenieur_esme_sudria_paris_lille_lyon_bordeaux_ecole_conferences_anciens_professionnels.jpgÀ propos des Mardis de l'ingénieur de l'ESME Sudria :
Les Mardis de l'ingénieur sont un cycle de conférences à destination des futurs ingénieurs formés par l'ESME Sudria et du grand public. À chaque édition, l'école accueille une personnalité importante notamment dans les champs scientifique, économique ou managérial. Ces échanges sont l'occasion de mieux appréhender la place qu'occupent les ingénieurs dans les entreprises, où dynamisme et innovation sont de mise.

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Cloud, système d'information et COP 22 : découvrez l'aventure Exodata de Maxime de Tourtier (ESME Sudria promo 1995)

  • 20/12/2016

Organisée à Marrakech, la COP 22 s'est achevée le 18 novembre 2016. Durant ce grand rassemblement international dédié à l'écologie, plusieurs entreprises étaient à pied d'œuvre pour faciliter les débats et déplacements de toutes les délégations présentes. Parmi ces dernières se trouvaient Exodata, qui assurait la disponibilité système et applicative de la solution de pilotage des vélos en libre-service Smoove utilisés par les officiels sur le site de l'événement. À sa tête, Maxime de Tourtier (ESME Sudria promo 1995), un Ancien passionné par l'informatique... et les chevaux.

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Quel a été votre parcours après la fin de vos études à l'ESME Sudria ?
C'est un parcours plutôt atypique ! En effet, après mon diplôme, j'ai commencé à travailler dans l'informatique en tant qu'administrateur de base de données pour les Haras Nationaux français, au sein du Ministère de l'Agriculture. Là, le Ministère m'envoie en Tunisie pour installer un logiciel de gestion de l'élevage équin, soit l'équivalent de nos cartes d'identités. Cela consistait à administrer un un système de généalogie et de performances en compétitions des équidés - chevaux, ânes, poneys, zèbres, etc.

Soit deux premiers postes en rapport avec l'informatique... et les chevaux.
Oui. Il faut savoir que c'est un domaine qui me passionne depuis longtemps. D'ailleurs, juste après cette expérience, je me suis envolé pour les États-Unis et le Canada pour ensuite créer ma propre société de courtage de chevaux de sport à l'international. J'ai ainsi vendu des chevaux dans le monde entier, avec une approche assez innovante pour l'époque.

Comment ça ?
J'ai créé l'entreprise, l'Agence Safir, en 2000 sur le modèle du e-commerce. Le site Internet que j'avais moi-même réalisé me permettait de faire connaître mes chevaux et de les vendre. Or, à cette époque, nous étions encore loin d'avoir du haut-débit. Pourtant, dès le début, je proposais déjà de la vidéo en ligne, tout comme j'avais également très tôt compris combien les principes d'un bon référencement sur Google (créée seulement 2 ans auparavant) allaient pouvoir m'aider à développer mon entreprise. Une petite prouesse qui m'a permis de convaincre de nombreux clients nord-américains, jusqu'à sa revente en 2005. Après cette aventure, j'ai repris la direction d'une agence Crit de placement d'informaticiens pour le compte du Groupe Crit Intérim, le numéro 4 de l'intérim en France. J'ai ensuite évolué au sein du Groupe, pour prendre la responsabilité de Grands Comptes, avant de goûter ensuite à une nouvelle expérience en faisant de l'audit stratégique en parallèle d'un Executive MBA à HEC Paris entre 2009 et 2011.
Suite à ce bref passage dans l'audit, j'ai dirigé pendant trois ans l'entreprise Factory Systemes, spécialiste de la distribution à valeur ajoutée de logiciels et de matériels d'informatique industriel. Pour faire simple, la société importait majoritairement des logiciels des États-Unis et du hardware en provenance de Taiwan, pour revendre ensuite ses solutions sur le marché français. Enfin, depuis un an, j'ai rejoint l'aventure Exodata.

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Quel est justement votre rôle au sein d'Exodata ?
J'ai deux casquettes au sein du groupe. Je suis le fondateur et directeur général de l'activité Europe. Et, depuis peu, je cumule ce poste avec celui de directeur général adjoint du groupe pour toutes les activités marketing, communication et commerce. Exodata est une société de services qui n'a pas encore 5 ans. Elle est spécialisée dans l'amélioration de la performance des entreprises par l'optimisation du système d'information. Nous travaillons sur quatre axes : l'organisation et les processus, les applications, les infrastructures managées sur tout type de Cloud (privé, public) et la sécurité informatique. Elle a été créée en 2012 sur l'île de la Réunion, ce qui est assez rare pour être souligné, et s'est développée en 2013 aux Antilles. Ma mission depuis mon arrivée fin 2015 est donc d'accroître son rayonnement en Europe. Pour cela, j'ai commencé seul, mais désormais, nous sommes six à travailler sur cet objectif, en mode start-up. C'est une belle équipe, mais ce n'est pas encore comparable à la cinquantaine de personnes employées globalement par l'entreprise.

Exodata propose notamment des plateformes clé-en-main à ses clients.
Oui, c'est ce qu'on appelle de l'infogérance et des « services managés ». Pour autant, nous allons encore plus loin. En effet, nous profitons de notre positionnement géographique planétaire (depuis la Nouvelle Calédonie jusqu'aux Antilles, en passant par la Réunion) pour proposer un service franco-français 24/7. Nous sommes à ce titre le seul acteur français à le proposer en mode « Follow-the-Sun » sans astreinte. On peut ainsi dire que le soleil brille toujours chez Exodata : quand les uns se couchent, les autres sont réveillés ! Cela permet aux clients d'avoir un accompagnement opérationnel et hyper réactif à tout moment de la journée... et de la nuit. A l'heure du Cloud souverain et du renforcement de la protection des données personnelles, cette particularité est fortement appréciée ! Nous sommes même allés plus loin dans ce domaine pour accompagner nos clients positionnés à l'international. Devant se mettre en conformité face aux législations locales, ils souhaitaient disposer de ressources partout dans le monde pour héberger les données de leurs clients étrangers tout en gardant un interlocuteur unique, et français. Nous leur avons alors ouvert de nouveaux clouds au Canada, en Russie, à Singapour et bientôt en Suisse et en Amérique Latine. Nos clients aujourd'hui sont généralement des PME, soit des entreprises allant jusqu'à 3 000 personnes.

Quels sont vos futurs projets ?
L'entreprise est encore jeune mais en très forte croissance puisque que nous sommes déjà 45 personnes au bout de seulement 5 ans d'activité et que nous doublons notre chiffre d'affaires chaque année. Ma mission principale consiste à faire encore davantage connaître Exodata, son savoir-faire et la valeur ajoutée qu'elle peut apporter, afin de créer une marque forte, sur le territoire et à l'International. Plus la marque sera forte, plus cela garantira le succès des différentes activités que nous développerons par la suite. Dans la continuité de ce qui a été fait pour Smoove, un deuxième axe d'attention portera sur la construction d'une offre clé en main de solutions IoT (Internet des Objets), très attendue par nos clients.

C'est aussi pour cela qu'on a pu retrouver Exodata lors de la COP 22 ?
Effectivement. Participer à un tel événement, qui rassemble des chefs d'États et de grands acteurs du monde de demain, était très important pour nous et une grande fierté. À ce titre, nous avons pu veiller à la parfaite disponibilité et la sécurité de la solution de pilotage des vélos en libre-service mis à disposition des participants. Chaque vélo était connecté à un cloud français, basé à Toulouse et managé par Exodata. Pour le coup, nous avons été choisis pour la réactivité de notre support mais aussi pour notre expertise en cybersécurité : les vélos n'étant pas utilisés par n'importe qui, il fallait bien s'assurer que les données récoltées et les plateformes soient bien protégées.

Avec le recul, que vous a apporté l'ESME Sudria dans votre parcours et notamment au sein d'Exodata ?
Même si je n'ai plus aujourd'hui un profil 100 % technique, ayant plutôt une forte orientation sur le développement commercial et marketing, l'informatique a été mon fil d'Ariane durant toute ma carrière professionnelle. Partout où je suis passé, j'ai souhaité mettre le digital et l'informatique au service de la performance de l'entreprise. L'école m'a permis d'appréhender tout sujet IT avec sérénité. Les technologies évoluent très vite, il faut rester ouvert et agile afin de pouvoir continuer à apprendre. L'IT est, et sera, un enjeu majeur de compétitivité et de productivité pour les entreprises. La compétition se gagnera incontestablement grâce à la pertinence des outils et à leur parfaite disponibilité.

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Retour sur le Forum Entreprises 2016 de l'ESME Sudria Paris

  • 28/11/2016

Le jeudi 24 novembre 2016, plus d'une trentaine de grands groupes, PME et start-ups ont répondu à l'invitation de l'ESME Sudria à l'occasion de la nouvelle édition de son Forum Entreprises organisée sur le campus Paris Ivry. Lors de cet événement, les recruteurs ont pu échanger avec les étudiants de l'école, en particulier les 4e et 5e années, en vue de leur proposer un stage, voire un premier emploi à l'issu de leur cursus d'ingénieurs.

retour_forum_entreprises_esme_sudria_paris_stages_emploi_recruteurs_professionnels_etudiants_ingenieurs_02.jpgLe Forum vu par Romain Moret, ‎R&D Manager au sein d'Eiosis/Slate Digital
« Notre entreprise développe des produits spécialisés dans le monde de l'audio, en particulier la production musicale et le son à l'image. Ces produits sont des logiciels de traitement audio à destination de deux marques : Eiosis, basée en France, et Slate Digital, basée aux États-Unis. Nous sommes venus à ce Forum Entreprises car nous souhaitons agrandir notre équipe, avec des profils notamment orientés Traitement du Signal. Or, l'ESME Sudria dispose des filières qui peuvent justement nous intéresser. »

retour_forum_entreprises_esme_sudria_paris_stages_emploi_recruteurs_professionnels_etudiants_ingenieurs_03.jpgretour_forum_entreprises_esme_sudria_paris_stages_emploi_recruteurs_professionnels_etudiants_ingenieurs_07.jpgLe Forum vu par Jérémie Staroswiecki (ESME Sudria promo 2014), ancien étudiant de l'école, aujourd'hui consultant fonctionnel chez Sopra Steria
« C'est drôle de se retrouver de l'autre côté de la table ! Nous sommes venus à ce Forum pour rencontrer des futurs ingénieurs dotés d'un profil technique, pour devenir consultants, ou d'un profil fonctionnel, pour faire de la programmation, travailler sur des systèmes embarqués ou devenir ingénieurs d'études. La politique de Sopra Steria est très ouverte et s'adresse principalement à ceux qui souhaitent découvrir l'activité d'une société de conseil et ne sont pas fermés dans un seul secteur. Les nouvelles promotions de l'ESME Sudria me semblent justement très motivées et dans un bon état d'esprit, très dynamique. »

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Ils ont participé au Forum Entreprises 2016 de l'ESME Sudria Paris :
Advans Group, Alten, Alter Solutions, Altran, Astek, Ausy, Bertrandt, Bouygues ES - Axione, BPCE IT, Capfi, Clearsy, Conserto, Deloitte, Devoteam, Eiffage Energie, Eiosis, Engie Ineo, Extia, Gendarmerie Nationale, HSBC, JC Decaux, Marine Nationale, Mazars, Mediane Système, Modis Euro Engineering, Orange, PSA, Satelec Fayat, SNEF, Solutec, Sopra Steria, Thales, Valeo, Vinci Energies, Vinci Energies - Axians

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Culmineo : une armure pour le Web pensée par Christophe Desnoyer (ESME Sudria promo 1993)

  • 28/09/2016

Alors que sera prochainement annoncé le nom des nouvelles start-ups composant la future saison de IONIS 361, l'incubateur des étudiants et Anciens du Groupe IONIS, l'ESME Sudria vous propose de redécouvrir une des entreprises de sa première saison : Culmineo. Fondée et dirigée par un Ancien de l'école en la personne de Christophe Desnoyer (ESME Sudria promo 1993), cette start-up IT propose à ses clients d'améliorer la performance et la disponibilité de leurs sites Web grâce à une solution innovante. L'occasion de revenir sur la trajectoire professionnelle de son créateur depuis la fin de ses études à l'ESME Sudria.

retour_IONIS361_incubateur_groupe_ionis_esme_sudria_culmineo_ancien_armure_web_protection_trafic_solution_innovation_informatique_ingenieur_01.jpgQuel a été votre parcours depuis l'obtention de votre titre d'ingénieur ?
À mon époque, l'école disposait uniquement de deux Majeures : électricité-mécanique ou électronique. Pour ma part, c'est la seconde que j'ai choisie et c'est comme ça que je suis devenu ingénieur « électronicien-mécanicien », avec une spécialisation en informatique - pour laquelle j'ai d'ailleurs terminé major. Au moment de chercher mon stage de fin d'études, ma moyenne étant très bonne - je n'avais alors reçu qu'une seule note, un 20 ! -, j'ai pu être sélectionné par une entreprise réputée comme très sélective sur le choix de ses stagiaires et de ses employés : Dassault Electronique. Mon stage s'est bien passé et ils m'ont embauché. J'ai donc commencé ma carrière dans le secteur de la défense. Je suis resté six ans chez Dassault Electronique, grimpant au fur et à mesure les échelons pour passer d'ingénieur logiciel à responsable du département outils et ateliers de génie logiciel. En 2000, je décide de changer de « cursus » et de secteur en devenant directeur technique au sein de Galileo, une entreprise qui fournissait des systèmes de réservation pour l'industrie du tourisme. En 2005, toujours dans le tourisme, je rejoins cette fois le Groupe Nouvelles Frontières/TUI en qualité de DSI Groupe. Un an plus tard, je continue mon parcours dans ce secteur en intégrant la direction des systèmes d'information du Groupe Accor, d'abord en tant que directeur des systèmes de réservation, puis en tant que directeur administratif financier et qualité de la DSI. Et c'est là qu'en 2012 me vient l'idée et le désir de changer complétement de vie en créant ma propre entreprise.

Vous avez connu de grandes entreprises, que ce soit dans la défense ou le tourisme, et occupé des postes à hautes responsabilités. Vous sembliez même à l'aise dans cette « routine ». Pourquoi avoir voulu vous lancer dans l'entrepreneuriat ?
C'est cette routine qui m'a poussé à sauter le pas. J'avais l'impression d'avoir fait un peu le tour de la question, d'autant que, lorsqu'on travaille dans une filière informatique, le seul poste au-dessus de DSI se trouve être celui du PDG. Or, devenir PDG d'une grande entreprise n'était pas forcément mon ambition. À ce niveau de responsabilités, c'est beaucoup de politique et d'inertie, pas assez d'innovation. Moi, j'étais attaché à ce côté « hacking » : j'étais un DSI qui connaissait la technique - ce qui, aujourd'hui, reste assez rare - et j'ai toujours aimé coder. Je voulais retrouver ce goût de l'invention, de la nouveauté. En plus, quand tu arrives à la quarantaine et que tu te dis qu'il y un truc que tu n'as pas essayé, tu te dis que c'est maintenant ou jamais. Et puis, comme il s'agissait de partir dans le domaine des start-ups numériques où l'idée innovante occupe une place primordiale, je savais que c'était le moment idéal parce que j'avais justement la bonne idée. Cette idée, je l'ai eue alors que j'occupais le poste de directeur des systèmes de réservation chez Accor. J'ai identifié un problème précis, pour lequel je me suis creusé la tête et j'ai trouvé une solution : c'est comme ça qu'est né Culmineo.

Cela démontre qu'il n'y a pas d'âge pour se lancer dans l'entrepreneuriat.
Oui, et je connais même d'autres personnes qui se sont lancées plus tard que moi. Après, il est vrai que l'entrepreneuriat est extrêmement prenant et stressant. Cela nécessite un investissement au-delà de celui qu'on demande à un « simple » salarié. Il faut donc bien savoir ce qui nous attend avant de faire ce genre de pari et se lancer à l'eau.

Comment s'est passé la création de Culmineo ?
Si l'entreprise a été créée en 2013, elle a nécessité une phase d'incubation assez importante puisqu'il fallait développer la solution et réaliser un produit. Cela prend du temps, surtout quand on s'en occupe seul. J'ai dû cogiter longtemps pour réussir à trouver la solution me permettant de résoudre ce problème que j'avais rencontré chez Accor. Et quand je l'ai enfin trouvée, je l'ai mise en œuvre, l'ai brevetée et me suis lancé.

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Quel était ce fameux problème à l'origine de cette solution ?
C'est celui des aléas de trafic sur le Web. Quand tu as un site Web, tu as aussi des infrastructures et des capacités limites de traitement, mais surtout le monde entier face à toi. Ainsi, si d'un seul coup le monde entier a envie de se connecter en même temps sur ton site, ce dernier va s'écrouler. On a tous en tête des exemples de sites qui se sont écroulés à leur lancement, à l'occasion d'un buzz ou lors d'un événement de saisonnalité comme l'ouverture des soldes pour un site e-commerce. C'est un problème qui touche également les sites majeurs possédant des moyens énormes. Cela concerne aussi les pics de trafic qui ne sont pas liés à une activité normale mais à des attaques informatiques comme les attaques DDoS. Du coup, je me suis demandé comment survivre quand on reçoit une vague de trafic excessive tout en prenant en compte le fait que, dans cette vague, peuvent se côtoyer des attaques informatiques comme de vrais clients/utilisateurs. C'est une vraie question car les mécaniques de protection DDoS par exemple bloquent indistinctement le trafic sans prendre en compte ces vrais clients qui veulent rester sur mon site.

L'idée, c'est donc de séparer le bon grain de l'ivraie.
Exactement, tout en régulant le bon grain ! Il faut imaginer le site comme le périphérique en heure de pointe : toutes les voitures sont du « bon grain » et veulent s'y rendre en même temps. Sauf qui si on les laisse faire, cela va créer un bouchon immédiat. Il faut donc réguler en amont et faire passer au compte-gouttes aussi vite que possible pour éviter ces blocages. Or, bien que tous les responsables d'infrastructures informatiques puissent avoir ce problème, aucune solution existante sur le marché n'est suffisamment fiable car celles qui existent ne différencient pas les requêtes artificielles des vraies : quand elles sont activées, elles deviennent même de véritables portes ouvertes aux attaques DDoS. Cela signifie qu'un attaquant astucieux peut comprendre les mécanismes de régulation utilisés et mettre ainsi encore plus facilement à terre le site Web visé. Pour l'anecdote, un de ces dispositifs utilisé à l'époque chez Accor fonctionnait de cette façon. C'est lui qui m'a inspiré à trouver cette autre solution.

Depuis quand Culmineo commercialise sa solution ?
Il a d'abord fallu la modéliser, la simuler en labo et vérifier son algorithme de régulation. Ensuite, il a fallu sécuriser le concept, en déposant des brevets, puis implémenter la solution en concevant le logiciel capable d'encaisser une charge considérable. Enfin, il a fallu trouver des clients ayant un problème de trafic et souhaitant utiliser notre preuve de concept pour le résoudre. Pour cette étape, j'ai pu compter sur deux groupes mondialement connus qui connaissaient justement un problème sur cette thématique de résistance aux pics de trafic et d'amélioration des performances de leurs sites Web - réguler le trafic, c'est aussi maintenir les performances à un niveau optimum. Pour résumer, le développement de la solution a duré plus d'un an et la période de validation de la preuve de concept sur le terrain avec de vrais clients s'est faite entre la fin 2014 et la fin 2015.

Pourquoi aviez-vous choisi de rejoindre IONIS 361 ?
Pour préparer et passer à la « phase d'après », à savoir la commercialisation. Intégrer un incubateur comme IONIS 361, c'est l'occasion de rentrer dans un écosystème permettant d'être au contact d'étudiants d'écoles de commerce et d'ingénieurs pouvant, par la suite, rejoindre l'aventure, mais aussi d'autres entrepreneurs et structures afin d'établir des contacts et d'éventuellement nouer des partenariats et des collaborations. Culmineo ciblant plutôt le B2B et notamment les grands groupes, les mentors de l'incubateur représentent un premier contact non négligeable.

Retrouvez Culmineo sur son site Internet et LinkedIn

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De l'ESME Sudria à l'entrepreneuriat : découvrez le parcours de Jeremy Venezia (ESME Sudria promo 2012), cofondateur d'elCurator

  • 17/08/2016

Après ses études à l'ESME Sudria, Jeremy Venezia (promo 2012) rejoint la société OCTO Technology. Là-bas, avec son collègue de travail Christopher Parola, il met au point elCurator, un outil de partage de contenu simple et innovant. Aujourd'hui devenue une start-up à part entière cofondée par Jeremy (tech leader) et Christopher (product manager), elCurator peut se targuer de voir sa solution être utilisée par plus de 1 000 entreprises dans le monde et d'attirer l'attention des médias. Preuve s'il en est, le magazine Silex ID lui consacrait un article sur son site Internet au mois de juillet.

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Jeremy Venezia, cofondateur et tech leader d'elCurator

Quel a été votre parcours après l'ESME Sudria ?
Jeremy Venezia : En dernière année, je me suis spécialisé dans les systèmes d'information. Il faut dire que, dès le début de mes études, j'étais particulièrement intéressé par tout ce qui touchait à l'informatique même si, à côté de cette passion, j'étais également ouvert à d'autres sujets. Ce goût pour l'informatique m'a ainsi poussé à effectuer mon stage de fin d'études chez OCTO Technology.

Comment aviez-vous trouvé ce stage ?
Complètement par hasard, grâce à un camarade de promo déjà en stage là-bas. Ce dernier m'a proposé de postuler quand il a su que l'entreprise recherchait un second stagiaire. OCTO Technology est une entreprise d'informatique qui touche un peu tous les secteurs - banques, assurances, médias, etc. Elle peut aussi bien faire du conseil que des missions de développement de produits lors desquelles le client est accompagné pour qu'il puisse développer un produit de A à Z. À la différence d'autres sociétés de services, OCTO essaye surtout de pousser les bonnes pratiques en termes de qualité de développement, d'utilisation des bonnes méthodologies selon le contexte... C'est une entreprise vraiment formidable et le courant est tout de suite passé entre eux et moi, si bien que j'y suis resté après mon stage. Pendant deux ans, j'ai ainsi été consultant, avant de commencer l'aventure elCurator... qui s'imprègne - et s'inspire - de la culture d'OCTO et des bonnes pratiques utilisées dans l'entreprise ! L'entreprise a servi de vrai tremplin à notre projet.

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Justement, l'une des particularités d'elCurator est d'être né au sein d'une autre entreprise. C'est dans la logique de l'entreprise d'encourager le développement de projets annexes ?
Totalement. Ils nous ont encouragés et je pense même que cela aurait été difficile de créer elCurator sans eux. Pour la petite histoire, tout a commencé avec l'idée lancée par quelqu'un de chez OCTO qui consistait à développer un outil permettant de partager des liens pour répondre à l'énorme culture de partage qui, bien que présente dans l'entreprise depuis ses débuts, passait majoritairement par l'échange d'emails. Or, comme nous recevions tous énormément d'emails, certains passaient à la trappe et le tri n'était pas forcément très pratique. Il fallait donc penser une plateforme spécialisée permettant de partager et centraliser ces liens de façon efficace. Cet outil a été développé dans le cadre de l'OCTO Day, une journée organisée une fois par an dans l'entreprise durant laquelle tous les employés mettent de côté leur travail pour faire quelque chose au service d'OCTO et de sa communauté. C'est comme ça qu'une petite équipe s'est formée pour créer elCurator, un outil qui, à la base, permettait simplement de partager des liens. Par la suite, Christopher et moi avons continué à poursuivre le projet lors des pauses déjeuners ou le soir - bref, dès que nous avions un petit peu de temps libre. Nous travaillions alors en lean start-up pour l'améliorer au fur et à mesure et ainsi rajouter les bonnes fonctionnalités en fonction des utilisateurs. Cela nous a permis de toucher de plus en plus de monde jusqu'à avoir 70 % d'employés d'OCTO utilisant quotidiennement la plateforme. Le buzz étant fait en interne, les responsables d'OCTO ont commencé à se demander s'il était temps d'en faire quelque chose de « sérieux » : « Si ça marche si bien chez nous, pourquoi ne marcherait-il pas chez les autres ? » Nous avons donc été fortement encouragés et accompagnés pour mener elCurator jusqu'au bout. Notre start-up est ainsi devenue une filiale du groupe.

Ce qui est amusant, c'est que vous n'étiez pas forcément prédestiné à suivre ce chemin de l'entrepreneuriat.
C'est vrai que ça n'était pas du tout un objectif au départ : nous étions seulement deux consultants chez OCTO et aimions notre métier. Il se trouve que Christopher et moi avons cette particularité d'être ouverts à toutes les opportunités. Quand celle-ci est arrivée, elle n'était pas prévue, mais comme nous sommes tous les deux passionnés d'informatique et de conception de produits, nous avons simplement saisi la balle au bond, sans hésiter, et je pense que nous avons fait le bon choix.

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Combien de personnes composent désormais la start-up et quels sont ses projets ?
Nous comptons sept employés, dont une majorité de développeurs mobiles et Web, le reste de l'équipe s'occupant du business development et du marketing. À très long terme, notre rêve est de créer la plateforme idéale pour faire toute sa veille de A à Z, c'est-à-dire de trouver le contenu à sa source - agréger le contenu, faire des recommandations automatisées par rapport aux thématiques de préférence des utilisateurs -, le sauvegarder, aider les utilisateurs à lire le contenu au bon moment et de façon pertinente avant de le partager, etc. Ces outils pourraient être séparés et n'ont pas forcément vocation à être présents sur une seule et même plateforme. Ces nouvelles fonctionnalités ne seront pas obligatoirement intégrées à elCurator mais graviteront autour pour permettre de traiter toute la chaîne de veille, que ce soit à titre personnel ou collaboratif, au sein d'une entreprise ou autre.
En plus de ça, nous faisons aussi beaucoup de recherche en matière de développement. Via l'open source, nous proposons ainsi des outils que n'importe qui peut utiliser. Nous avons envie de pousser encore davantage ce partage de la technologie que nous avons créée.

Parmi les choix faits par la start-up, il y a celui de proposer gratuitement elCurator aux écoles. Pourquoi ?
C'était une évidence. En prenant ce parti-pris, nous faisons le pari que les étudiants qui utilisent elCurator continueront à l'utiliser en sortant de l'école et n'hésiteront pas à le pousser au sein de leur future entreprise. Cela peut se faire à l'échelle d'une école entière ou au sein d'une petite classe, soit pour apprendre à faire de la veille correctement, soit partager directement du contenu sur une thématique très précise.

Avec le recul, qu'est-ce que l'ESME Sudria vous a apporté et qui vous sert dans votre quotidien de tech leader ?
Le fait de se spécialiser uniquement en dernière année m'a permis d'apprendre beaucoup sur des sujets très différents - les télécommunications, l'électronique, l'énergie, l'informatique, etc. - et m'a ainsi permis de devenir très débrouillard. En arrivant chez OCTO par exemple, je ne connaissais absolument pas les technologies sur lesquelles j'ai dû travailler, mais cela ne m'a pas empêché d'avancer. C'est un peu ça, le métier d'un informaticien : il doit apprendre par lui-même et savoir chercher puis trouver l'information pertinente au bon moment. La formation que j'ai reçue à l'ESME Sudria m'a justement permis d'être capable de ça. Cet esprit, cette curiosité, cette envie d'aller chercher l'information et cette capacité à voir l'inconnu comme une opportunité nouvelle et non comme un obstacle sont d'ailleurs des qualités que j'apprécie et que je retrouve souvent chez les ingénieurs sortant d'une école généraliste comme l'ESME Sudria.

Retrouvez elCurator sur son site Internet, Facebook, Twitter et LinkedIn


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