INGÉNIEuRS DE TOuS LES POSSIBLES
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Le blog de l'ESME Sudria

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Archives Les anciens élèves

Projet Eve : quand un ingénieur de l'ESME Sudria devient réalisateur de cinéma

  • 30/06/2015

Sélectionné au Short Film Corner lors du Festival de Cannes 2015, Projet Eve est un court-métrage d'anticipation où l'on fait la connaissance d'Eve (interprétée par Charlotte Déniel), un robot à l'apparence humaine doté d'une intelligence artificielle sans précédent. Le 12 juin 2015, les étudiants de l'ESME Sudria ont eu droit à une projection exclusive du film dans les locaux du campus Paris Montparnasse. Un événement rendu possible grâce à Eric Truong (ESME Sudria promo 2006), à la fois réalisateur, scénariste et producteur de Projet Eve. Avant une prochaine projection qui se déroulera sur le campus d'Ivry-sur-Seine en septembre, ce touche-à-tout revient sur la genèse de son court-métrage.

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Quel a été votre parcours après l'obtention de votre titre d'ingénieur ?
J'ai d'abord fait deux ans chez Alcatel Lucent en tant qu'ingénieur export, ce qui m'a permis de voyager en Afrique et en Asie afin de déployer des cœurs de réseaux pour des opérateurs de téléphonie mobile. Ensuite, j'ai fait cinq ans chez Nagra France, l'entité qui a racheté Canal+ Technologies, pour m'occuper du déploiement et du support de plateformes de cryptage TV. Suite la sélection cannoise de Projet Eve, j'ai posé un congé sabbatique d'un an pour explorer justement la piste cinématographique.

Cette passion pour le cinéma remonte à longtemps ?
En fait, même quand j'étais étudiant à l'ESME Sudria, je lisais des bouquins de scénarios, sur la psychologie de personnages, etc. En 2011, j'ai réalisé un clip de rock pour des amis musiciens. J'ai ensuite poursuivi avec de petits sketchs et, en 2013, j'ai commencé à écrire Projet Eve. Pour mes recherches, j'ai rencontré un certain nombre d'enseignant-chercheurs issus de différentes écoles comme l'ENSTA ou AgroParisTech mais aussi Jacques Pitrat, ancien directeur de recherches au CNRS et l'un des pionniers français de l'intelligence artificielle.


Pourquoi avoir justement choisi le thème de l'intelligence artificielle pour Projet Eve ?
Déjà, de par ma formation d'ingénieur, j'étais très curieux des technologies. Surtout, l'inspiration de Projet Eve m'est venue après le visionnage d'une bande démo d'un jeu vidéo qui n'est jamais sorti : Kara, du studio Quantic Dream. J'ai écrit le scénario durant l'automne 2013 et le tournage s'est effectué en février-mars 2014. Il a ensuite fallu un an pour le montage, le mixage et l'ajout des effets visuels. Il faut savoir que Projet Eve, c'est huit comédiens et une équipe technique de six personnes.

Comment le court-métrage s'est retrouvé à Cannes ?
Il y a deux types de sélection : la sélection officielle pour les courts de moins de 15 minutes et le Short Film Corner pour ceux de moins de 35 minutes (comme Projet Eve). Cette année, il y a ainsi eu 2420 courts-métrages retenus au Short Film Corner dont 300 français. Être sélectionnés nous a permis d'avoir accès au marché du film pour pouvoir rencontrer des distributeurs et des diffuseurs. En fait, lors du Short Film Corner, personne n'a le temps de regarder les films : il s'agit surtout de nouer des contacts avec des acheteurs potentiels qui visionneront le film dans les semaines et mois suivants. Notre ambition est de trouver des acheteurs sur d'autres territoires du monde mais aussi de pouvoir développer Projet Eve en long métrage et d'être sélectionné pour d'autres festivals à l'étranger, comme le Toronto International Film Festival ou le New York Film Festival, afin d'obtenir idéalement un prix. Cela représenterait un coup de boost pour le film et un atout marketing avec la pose de logos sur les affiches.

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Charlotte Déniel et Eric Truong

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Est-ce que ça aide d'être ingénieur pour réaliser un film ?
Un ingénieur, ça apprend à travailler dur et à gérer un projet de A à Z. Pour le court-métrage, c'est ce que j'ai fait puisque j'étais scénariste, réalisateur et producteur. Avoir une formation d'ingénieur est aussi un atout pour comprendre et maîtriser la technique audiovisuelle, comme la captation d'images et de sons.

Le film a été projeté à l'ESME Sudria devant les étudiants. Qu'est-ce que ça fait de revenir à l'école et de rencontrer la nouvelle génération de futurs ingénieurs ?
C'était marrant, d'autant que le film a été bien accueilli. Par contre, la promo 2006 ne datant pas d'hier, j'ai pris un coup de vieux quand une étudiante m'a vouvoyé !

Suivez Projet Eve sur Facebook ou sur sa page Ulule.
Retrouvez Eric Truong sur sa chaîne Youtube.

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Entretien avec Arnaud Budkiewicz (ESME Sudria promo 1998), co-fondateur de la start-up à succès Bistri et parrain de Sudri'Cub, l'incubateur de start-ups de l'ESME Sudria

  • 19/06/2015

En partenariat avec la société HP, l'ESME Sudria a inauguré son incubateur Sudri'Cub, le 17 juin 2015. Dédié à l'accompagnement de start-ups orientés vers le Big Data, cet incubateur est parrainé par Arnaud Budkiewicz (ESME Sudria promo 1998), co-fondateur de la start-up à succès Bistri et ingénieur toujours prêt à « repousser ses limites », que ce soit dans l'entrepreneuriat ou au sein de grandes sociétés.

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Peux-tu nous raconter la genèse de Bistri ?
Bistri a été fondée sur un pari un peu fou, qu'un nouveau standard en cours d'écriture, révolutionnerait totalement la manière dont nous communiquons. Quelques années plus tard, cette technologie est adoptée un peu partout puisque Facebook l'a intégrée récemment dans Messenger, prenant ainsi la suite de HipChat, Snapchat... Ce standard développé par le W3C et l'Internet Engineering Task Force (IETF) s'appelle WebRTC pour Real-Time Communication. C'est la toute première fois qu'on standardise les principes du peer-to-peer, de surcroît au sein même du navigateur, sans que l'utilisateur n'ai besoin du moindre plugin. Cette technologie prometteuse m'a poussé à créer Bistri il y a 5 ans. J'étais alors DSI de BT France (British Telecom) et je ne m'ennuyais pas - une équipe de 80 personnes, 20 millions d'euros de budget - mais je ne faisais plus d'innovation. J'essayais de contenter à la fois la direction administrative et financière, les commerciaux pour leurs reportings, les opérationnels pour qu'ils aient un réseau qui fonctionne en toute circonstance, avec un super support pour leurs ordinateurs et leurs mobiles, etc. Mais l'innovation me manquait vraiment.

D'où te vient ce goût pour l'innovation ?
Quand je suis sorti de l'école, j'ai fait mon stage de fin d'études dans une start-up et c'est à ce moment-là que j'ai choppé le virus ! Ensuite, j'ai régulièrement oscillé entre des start-ups que je montais et des structures internationales qui permettent de développer des énormes projets auxquels on n'a pas forcément accès tout de suite quand on monte sa propre entreprise. Ainsi, j'ai travaillé chez Orange pour déployer de grosses infrastructures à l'International, en Pologne, en Belgique et en Espagne, mais aussi chez BT où, en plus de la DSI, je déployais de grands programmes de rationalisation de l'ensemble de l'entreprise au niveau de la DSI monde. J'ai donc un parcours mixte où l'on trouve également des petites entreprises créées from scratch (à partir de rien) comme Bistri, qui se trouve être la dernière en date et la plus connue. Depuis sa création, nous avons levé 3 millions d'euros, servis plus de 2 millions d'utilisateurs - ce qui représente plus de 3 millions de minutes de communications par mois - et été couronnés Cool Vendor par Gartner. En 2013, j'ai décidé de pivoter d'un produit grand public gratuit (un simple lien bistri.me/votre-nom vous permet d'être joignable en un seul clic) vers une rentabilité liée à l'ouverture de la plateforme aux développeurs pour qu'ils puissent utiliser les fonctionnalités de communication temps réel - appel audio et vidéo, partage d'écran, échange peer-to-peer de données - grâce à une API. Maintenant, le message de Bistri est donc celui d'une Plateforme As A Service permettant d'ajouter les fonctionnalités temps réel dans le contexte de n'importe quelle application mobile ou site Internet.

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Arnaud Budkiewicz

Qu'entends-tu par « dans le contexte » ?
Par exemple, prenons Airbnb. Si un utilisateur veut louer pour la première fois son appartement et qu'un autre utilisateur est intéressé par les photos mises en ligne, ce dernier peut lancer une communication vidéo au sein même de l'application Airbnb pour prendre contact avec le loueur et installer une relation de confiance plus facilement, sans avoir à passer par le téléphone ou une autre application qui ferait perdre le contexte. Une fois dans l'appartement, cela peut être utile si une panne ou un problème survient durant la location : le locataire peut ainsi montrer ce qui ne va pas au propriétaire grâce à la vidéo intégrée dans l'application Airbnb, et le propriétaire pourra ainsi l'aider à trouver une solution en direct.

Est-ce que c'est grâce à l'ESME Sudria que tu as développé ce côté « caméléon » capable de s'adapter à différents types d'entreprises ?
J'en suis persuadé. L'ESME Sudria est une école généraliste, on y fait autant d'informatique que d'électronique ou d'énergie, en plus des quatre spécialisations possibles en fin de cursus. Je crois vraiment que c'est une force car, quelque soit le domaine auquel on touche, les autres ne sont jamais bien loin. 90 % des données stockées aujourd'hui dans le Cloud ont été produites ces deux dernières années. Les data centers deviennent notre mémoire collective et y ajouter de l'intelligence artificielle par-dessus ainsi que des bases de thermodynamique n'est pas du luxe côté serveur. Un de mes meilleurs amis, également Ancien de l'ESME Sudria, design depuis plusieurs années le hardware audio et vidéo des smartphones pour des grands constructeurs comme Apple, RIM (Blackberry) ou encore Microsoft : lui aussi doit faire avec des contraintes relatives au software, à la taille des composants ou à la consommation d'énergie. C'est cette formation généraliste de l'ESME Sudria qui permet aux diplômés d'avoir une compréhension et une sensibilité à toutes les contraintes qui sont autour des projets qu'ils mènent.

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Arnaud en compagnie d'Aaron Levie, co-fondateur et CEO de Box, une entreprise américaine spécialisée dans le stockage de fichiers en mode SaaS

Est-ce que la tendance actuelle fait que les ingénieurs doivent être ouverts à différentes technologies ?
Nous sommes dans une nouvelle ère, tous les écrans sont plats, tactiles, mais finalement assez passifs et limités. Par contre, ils reposent sur des infrastructures serveurs de plus en plus énormes où l'on stocke toutes les données - les photos, les vidéos, les mails, les SMS, les fichiers et, avec l'Internet des Objets, toutes les données remontées par des capteurs qu'on peut mettre absolument partout. On revient quelque part au début de l'informatique où on avait des terminaux complètement idiots, juste bons pour l'affichage, et où tout était sur un serveur central. Les challenges autour de ces serveurs gigantesques sont très intéressants et touchent à différents domaines : le réseau, l'optimisation de l'espace, du refroidissement, la dépense d'énergie, le recyclage, etc. À ce titre, je recommande la lecture de GreenIT.fr. Il faut toucher à tout, c'est même le seul moyen d'avoir une vision globale et de maîtriser son destin, en particulier qu'on veut créer sa start-up.

Le Big Data est donc au cœur de tout.
Oui mais le Big Data existait déjà quand j'étais à l'école ! C'est même la spécialisation que j'ai suivie en fin d'études et si, à l'époque, la matière s'appelait « décisionnel » au sein de la filière « Systèmes d'Information », le principe reste le même : des quantités astronomiques de données à traiter et à valoriser. Dès l'instant où on a commencé à mettre des composants de géolocalisation dans les téléphones et que l'on a décidé de corréler cela non seulement avec nos photos mais bâtir de vrais services autour de ces informations, cela a engendré un nombre de données impressionnant. Le vrai défi, c'est ensuite de mettre de l'intelligence au-dessus de ces données. Siri qui, de prime abord, n'a l'air de rien en est un bon exemple : le téléphone enregistre juste ce que l'on dit comme un bon vieux magnétophone et envoie ça dans le Cloud. En retour le téléphone reçoit ce qu'a voulu dire l'utilisateur sous une forme brute et textuelle mais aussi d'une manière intelligente avec le lancement d'une application ou d'actions sur le téléphone. Une succession d'accès au service permet quasiment d'avoir une discussion, dans un vrai contexte. Il y a bien un maillage qui est fait depuis quelques années entre des devices représentant essentiellement des capteurs et des données intégralement stockées dans le Cloud avec une intelligence artificielle par-dessus permettant d'avoir une expérience naturelle, quasi-humaine. Si on n'ajoute pas cette couche d'intelligence, stocker de telles quantités de données représente juste un coût et rien de plus.

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Le Big Data sera justement au cœur du l'incubateur de l'ESME Sudria, Sudri'Cub. Pourquoi as-tu accepté d'en devenir le parrain ?
Je suis quelqu'un qui aime bien sortir de sa zone de confort. Depuis des années, j'ose ainsi sortir de mon train-train quotidien pour repousser mes limites : j'ai osé quitter BT pour lancer ma start-up et, dernièrement, j'ai quitté l'Europe pour les États-Unis afin de tenter de saisir le momentum - c'est-à-dire le pic de la vague, le moment exact où la technologie sort afin de rafler la mise. J'ai toujours avancé dans ma carrière de cette façon et, à chaque évolution, je faisais régulièrement appel au service des relations entreprises de l'ESME Sudria pour prendre des étudiants en stage, la plupart devenant ensuite salariés à part entière. Tous les membres de cette école ont quelque chose en commun, une affinité particulière qui est certainement de l'ordre de l'irrationnel mais qui fonctionne, peut-être de par la formation ou l'enseignement que l'on y reçoit. Du coup, l'école a tout de suite pensé à moi quand son idée d'incubateur s'est mise en place. J'ai accepté car j'ai vraiment grand plaisir à transmettre ma passion et à pouvoir aider les autres, y compris les jeunes diplômés qui veulent entrer dans la vie active, faire des projets et être supportés au sein d'un incubateur pour commencer.

Quel sera ton rôle ?
Un peu comme un mentor, je serai disponible pour expliquer aux incubés comment marche le business pour leur faire gagner du temps et qu'ils puissent éviter tous les écueils possibles de la création d'entreprise. Je pourrai aussi leur faire profiter de mon réseau que j'ai constitué en Europe et aux États-Unis. Les ingénieurs français ont une excellente réputation dans la Silicon Valley et la plupart des projets trouvent leur financement ici, alors pour ceux qui veulent tenter leur chance... Et pour faire un petit pied de nez à l'initiative #ReviensLeon, je finirai par #JesuisLeon !

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Rejoignez Sudri'Cub dès maintenant !
Sudri'Cub est dédié à l'accompagnement de start-ups et au développement de la culture entrepreneuriale. En lien avec le réseau des ingénieurs de l'ESME Sudria et HP, il œuvre à la promotion de projets créatifs et innovants, orientés vers le Big Data (objets connectés, data mining, Business Analytics & Optimization). Il s'adresse aux jeunes diplômés de l'école, aux porteurs de projets et aux créateurs d'entreprises innovantes en relation avec les laboratoires de l'école ou issues de la recherche publique ou privée. Vous êtes intéressés ? Envoyez dès maintenant votre candidature via la page dédiée !

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« Le plaisir a toujours été le moteur de mes choix » Frédéric Magnen (ESME Sudria promo 1990), invité des Mardis de l'ingénieur

  • 12/05/2015

Pour son dernier rendez-vous des Mardis de l'ingénieur de l'année 2014-2015, l'ESME Sudria invitait Frédéric Magnen (ESME Sudria promo 1990), directeur des ventes et du développement Europe-Asie d'Essilor Instruments, le mardi 5 mai 2015. Au cours d'une conférence axée sur la thématique « Ingénieur / Manager : faut-il choisir ? », cet Ancien qui, avec près de 25 ans d'expérience, a pu goûter à ces deux aspects loin d'être antinomiques.


Bien avant de rejoindre Essilor Instruments, le leader mondial de l'ophtalmologie, ses quelque 5 ,76 milliards d'euros de chiffre d'affaires et ses 495 millions de verres produits en 2014, Frédéric Magnen était étudiant à l'ESME Sudria. C'était il y a un quart de siècle et, de l'aveu même de cet Ancien, son école a su évoluer depuis. « À l'époque, on n'avait pas de professionnels qui venaient nous voir : cela manquait, juge-t-il. On partait peut-être plus à l'aventure, vers cet inconnu qu'était alors le monde de la vie active. »


Fraîchement diplômé en 1990, Frédéric Magnen commençait d'abord sa carrière chez Matra Communication pour « un vrai boulot » d'ingénieur. « J'ai eu de la chance de trouver ce poste qui m'a amené à me déplacer sur des plateformes pétrolières ou sur un train de la Société nationale industrielle et minière (SNIM) pour mettre en œuvre des réseaux de télécommunications pouvant peser près de 100 millions d'euros. Surtout, cela m'a permis de découvrir l'export, un domaine que je ne connaissais pas jusque-là. » Ce goût du voyage, de l'International et de l'export ne le quittera plus si bien qu'aujourd'hui, il affiche près d'une quarantaine de pays visités sur les quatre coins du globe.
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Eric Simon, directeur général délégué de l'ESME Sudria et Frédéric Magnen, l'invité de ce Mardi de l'ingénieur

Changer d'entreprises pour accéder à d'autres défis
Souhaitant « goûter à de nouveaux projets », Frédéric Magnen quitte ensuite Matra Communication pour rejoindre Dassault Automatismes et Télécommunications. Durant deux ans, il évoluera dans cette filiale de Dassault Electronique qui proposait alors « le premier terminal de paiement portatif, des tourniquets de tickets de métro, des lecteurs de cartes d'embarquement ou encore un distributeur de billets. » De quoi lui permettre d'appliquer tout le savoir accumulé durant ses études à l'ESME Sudria. « Le distributeur de billets est, par exemple, un très bon concentré de la formation que j'ai reçu, avec de la mécanique, des télécoms, etc. Une fois impliqué dans un projet pareil, on se dit qu'on est assez bien armé pour attaquer ce type de sujets. »

Malgré des dossiers passionnants à traiter, l'aventure va finalement tourner court après seulement deux ans, la faute à une restructuration du groupe ne laissant pas le choix aux ingénieurs présents. « Cela m'a contrarié et j'ai décidé de partir, explique-t-il. Ayant réalisé durant ces quelques années que j'étais assez à l'aise dans la fonction achat, je me décide à postuler à un poste d'acheteur industriel pour le groupe industriel Lafarge. On me dit alors que je n'ai pas les tempes assez grises... Par contre, on me propose un poste pour faire du conseil. Même si ce domaine ne m'attirait pas plus que ça, j'ai rencontré un manager qui m'a finalement convaincu. » Résultat : l'ingénieur passera 8 ans chez KPMG - CSC Peat Marwick, un grand cabinet de conseil à la stature internationale.

esme_sudria_mardi_ingenieur_conference_anciens_2015_mai_manager_que_choisir_retour_02.jpgIngénieur et consultant, même combat
De l'avis de l'intervenant, le conseil est une excellente formation complémentaire pour tous les ingénieurs. « En plus d'amener la possibilité de rester au contact des industriels, elle permet d'acquérir une multitude d'expériences, toutes plus riches les unes que les autres, sur des techniques, des solutions et des environnements différents. Pour ma part, je continue à me servir de ce bagage aujourd'hui. » L'autre atout du conseil, c'est sa proportion à gonfler les égos comme les portefeuilles. « Il est très flatteur de faire du conseil, notamment avec la belle augmentation du niveau de salaire qui va avec. On commence en tant que consultant puis on devient manager et enfin manager partner selon si l'on est performant ou non. Les chasseurs de têtes vous contactent également. »

Les avantages d'un grand groupe
Après avoir gravi les différents échelons du conseil, Frédéric Magnen a une nouvelle envie de changer en 2003. « Je voulais trouver du plaisir ailleurs, affirme-t-il. Le plaisir a toujours été le moteur de mes choix et une opportunité s'est présentée à Essilor. Le poste de directeur des achats Europe que j'ai rejoint a été créé pour l'occasion. Le groupe étant déjà installé, je n'ai pas pris trop de risques. » Outre le challenge inhérent à l'occupation d'un tel poste au sein d'une entreprise proposant des produits dans plus de 100 pays, cet ingénieur devenu manager apprécie également le fait de pouvoir « changer de métier » régulièrement « tout en restant dans le même groupe ». Sa progression est d'ailleurs représentative de ces opportunités d'évolution interne propre aux grandes entités : en 2007, il devient alors directeur de la Business Units Instruments d'Essilor France, en 2011 directeur des Opérations d'Essilor Instruments et, depuis 2013, il occupe le poste de directeur des ventes et du développement Europe-Asie.

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Les Mardis de l'ingénieur : l'ESME Sudria reçoit Frédéric Magnen (ESME Sudria promo 1990), directeur des ventes et du développement Europe-Asie à Essilor Instruments, le mardi 5 mai 2015

  • 21/04/2015

Devenir ingénieur, c'est voir s'ouvrir plusieurs portes menant vers différentes opportunités, aussi bien dans la technique pure que dans le management. Si l'ingénieur a donc le choix, quand et comment doit-il prendre sa décision ? Pour répondre à cette question, l'ESME Sudria invite Frédéric Magnen (ESME Sudria promo 1990), directeur des ventes et du développement Europe-Asie d'Essilor Instruments, le mardi 5 mai 2015. Dans le cadre des Mardis de l'ingénieur de l'école, cet Ancien animera la conférence « Ingénieur / Manager : faut-il choisir ? ».

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De chef de projet export à directeur des ventes, en passant par les achats, le management et le conseil, Frédéric Magnen a évolué à différents postes et goûté à de nombreuses responsabilités depuis l'obtention de son diplôme de l'ESME Sudria. Un parcours diversifié et varié sur lequel il reviendra durant cette conférence qui démontre qu'un ingénieur a la possibilité d'évoluer tout au long de sa vie professionnelle.

Les Mardis de l'ingénieur avec Frédéric Magnen : « Ingénieur / Manager : faut-il choisir ? »
Le mardi 5 mai à 19 h à l'ESME Sudria - Paris-Montparnasse.
40-42 rue du Docteur Roux
75015 Paris

Pour vous inscrire, merci de remplir le formulaire en ligne
Contacts : communication@esme.fr - 01 56 20 62 51
Suivez et participez à la conférence sur Twitter avec les hashtags #ConfESME


mardis_ingenieur_mai_2015_invite_magnen_essilor_instruments_manager_etudiants_professionnel_conference_02.jpgÀ propos des Mardis de l'ingénieur de l'ESME Sudria :
Les Mardis de l'ingénieur sont un cycle de conférences à destination des futurs ingénieurs formés par l'ESME Sudria et du grand public. À chaque édition, l'école accueille une personnalité importante notamment dans les champs scientifique, économique ou managérial. Ces échanges sont l'occasion de mieux appréhender la place qu'occupent les ingénieurs dans les entreprises, où dynamisme et innovation sont de mise. Retrouvez les dernières conférences d'Élodie Dahan (ESME Sudria promo 2003, cofondatrice de la start-up OsmoBlue), de Laurent Labansat Bascou (directeur des opérations pour Thales et Omnisys au Brésil), de Khaled Draz (directeur général de CS Systèmes d'information) et de Vincent Cottenceau (ESME Sudria 1999, commandant de l'Armée de terre).

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110e cérémonie de remise des titres de l'ESME Sudria : les diplômés de la promotion 2014 avait rendez-vous à la Maison de l'Unesco

  • 17/04/2015

Entourés de leurs proches, des Anciens, des membres de l'équipe pédagogique de l'ESME Sudria et de la direction du Groupe IONIS, les diplômés de la promotion 2014 avaient rendez-vous le vendredi 10 avril 2015 à la Maison de l'Unesco à Paris (7e) pour la traditionnelle cérémonie de remise des titres d'ingénieur, la 110e de l'histoire de l'école. Retour sur ce grand moment qui clôt de la plus belle des façons leur passage au sein de l'ESME Sudria.

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Une cérémonie pour les bâtisseurs du monde de demain
Qu'ils se dirigent vers une grande carrière d'ingénieur, de chercheur, de manager, de chef ou de créateur d'entreprise, les diplômés de l'ESME Sudria se souviendront longtemps de cette soirée d'avril 2015. Cette cérémonie a d'abord commencé par les interventions de Marc Sellam et de Fabrice Bardèche, respectivement président-directeur général et vice-président exécutif de IONIS Education Group. « Une école d'ingénieurs comme l'ESME Sudria nous permet de rencontrer et de valoriser tous ceux qui ont des idées, de l'envie, un projet et pas seulement des "forts en maths", annonçait Marc Sellam devant l'auditoire. Nous voulons des étudiants créatifs, enthousiastes, volontaires et c'est avec eux que nous bâtirons la société avancée de demain. » Une société de demain où l'innovation sera le maître mot. « Pour le Groupe IONIS, une école d'ingénieurs doit avoir ce "plus" qui fait la différence, estimait Fabrice Bardèche. La passion ou le choix raisonné mais ambitieux, l'intelligence des grandes tendances qui fabriquent le monde de demain, conduisent les jeunes vers l'ESME Sudria qui forge à chaque promotion des créateurs, des inventeurs, des entrepreneurs. Vous, jeunes diplômés, possédez cette force en vous : il vous suffit de la libérer. »

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Marc Sellam et Fabrice Bardèche

Un rite de passage vers la vie active
Sur la grande scène, Eric Simon, directeur général délégué de l'ESME Sudria, avait également un mot à adresser aux étudiants aujourd'hui récompensés de leurs efforts. « Cette soirée est très importante pour moi comme pour vous, vos familles et l'ensemble de la communauté éducative de l'école. Cette cérémonie, la 110e tout de même, représente un rite de passage entre votre vie d'étudiant et votre vie active dans laquelle beaucoup d'entre vous sont déjà rentrés. Je vous souhaite à tous et à toutes d'être heureux mais surtout de garder intacte cette curiosité, cette ouverture d'esprit et cette envie d'améliorer le monde ! »

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Eric Simon

ceremonie_remise_titres_ingenieurs_esme_sudria_etudiants_diplomes_avenir_anciens_ionis_education_group_hp_2015_01.jpgDominique Steve (ESME Sudria promo 1986), président de l'association Ingénieurs ESME-Sudria, était également venu féliciter cette nouvelle promotion

HP, partenaire de l'ESME Sudria et soutien des étudiants
La marraine de la promotion, Florence Laget, directrice des activités Big Data de HP France, avait également fait le déplacement pour féliciter ses filleuls et les encourager à continuer d'innover une fois dans le monde professionnel. « Je suis très heureuse d'être votre marraine, rappelait-elle aux diplômés. Bien que je n'ai pas de conseil à vous donner sur la façon dont vous allez pénétrer le marché de l'emploi - avec vos compétences acquises, vous avez tous un boulevard devant vous -, j'en ai tout de même un sur la manière dont vous allez embarquer les gens dans le changement. Si l'innovation n'est pas apportée avec toutes les équipes qui vont devoir la vivre et l'amener à son niveau de maturité, on s'épuise à vouloir installer le changement. Il vous faut donc créer une belle histoire que tout le monde puisse comprendre et dans laquelle vos investisseurs, vos managers et vos équipes peuvent se projeter ! » De belle histoire, il en est également question entre l'ESME Sudria et HP, partenaires autour de la thématique des Big Data. « Cela correspond à la fois à notre volonté chez HP de développer des compétences, des approches et de l'expertise autour des données, poursuivait Florence Laget. D'ailleurs, nous allons bientôt lancer avec l'ESME Sudria un programme d'incubateur pour les start-ups autour également du Big Data ! »

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Florence Laget

Les majors à l'honneur
Fiers et sur leur 31, les étudiants étaient ensuite invités à rejoindre la tribune pour recevoir leur titre d'ingénieur. Tradition oblige, ce sont d'abord les majors des différentes majeures qui ouvraient la marche : Mathieu Boullet (Énergie et Systèmes), Benjamin Mauron (Signal et Réseaux), Samuel Tricon (Systèmes de Traitement de l'Information), Alexis Guillemet (Systèmes Embarqués et Électronique) et Jeffrey Boullenot (Formation par l'apprentissage). Bravo à eux et à tous les diplômés !

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Les diplômés au complet !


Le mot de Benjamin Mauron, major de la majeure Signal et Réseaux
« J'ai intégré l'ESME Sudria car c'était pour moi l'opportunité de découvrir une grande diversité de matières, de l'énergie à l'informatique en passant par les systèmes embarqués, et ainsi trouver la voie qui saurait me correspondre. Durant mes études, je me suis passionné pour de nombreux sujets, comme par exemple toutes les options liées aux télécommunications satellitaires, et j'ai également pu prendre part à de multiples projets en groupe. De mon passage à l'ESME Sudria, je retiens aussi mon semestre à l'International que j'ai pu faire à Budapest, une ville que je ne connaissais pas du tout et qui m'a charmé totalement durant les six mois où j'y ai vécu. C'était une expérience exceptionnelle. »

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InnovOrder, la start-up qui monte cofondée par Romain Melloul (ESME Sudria promo 2013)

  • 16/04/2015

Romain Melloul (ESME Sudria promo 2013) est l'un des trois cofondateurs d'InnovOrder, une solution de prise de commandes innovante pour restaurant. En constante progression, sa start-up a même été récemment sélectionnée par le magazine Challenges dans son classement des 100 start-ups où investir en 2015.

innovorder-romain_esme_sudria_focus_start-up_restauration_services_technologies_01.jpgEn quoi consiste InnovOrder ?
InnovOrder démocratise les outils de prise de commandes des grandes chaînes de la restauration rapide à tous, en offrant une solution multicanale pour optimiser la gestion des flux et augmenter le panier moyen. La première partie de notre offre est une solution de borne de commandes sur tablette qui permet au client de commander et de payer sans passer par un serveur. Le résultat est une augmentation du panier moyen allant jusqu'à 20 %, une fluidification des flux mais aussi plus de commandes traitées aux heures de pointe. Notre autre produit, complémentaire, est une solution de commande en ligne en marque blanche, adaptée aux besoins spécifiques de la restauration rapide : en quelques clics, le restaurateur peut générer son module de commande et l'insérer très simplement sur son propre site Internet. Le tout sans de lourds investissements : nous garantissons au restaurateur un retour sur investissement positif dès les premiers mois !

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Romain lors de la remise des prix du Concours national de création d'entreprise Total EDHEC Entreprendre

Vous avez fait partie de la 4e saison de l'accélérateur StartUp42. Où en êtes-vous dans votre développement ?
Cela nous a beaucoup apporté sur la partie technique de notre produit, en mettant à notre disposition de nombreux experts en développement informatique mais aussi des entrepreneurs expérimentés. Aujourd'hui, nous sommes accompagnés par l'incubateur HEC, ainsi que par le Petit Poucet et nous avons récemment remporté le prix du Concours national de création d'entreprise Total EDHEC Entreprendre. Désormais, nous sommes en fin de phase de test. Nous travaillons de manière très proche avec nos clients, en étant serveurs dans leurs établissements par exemple, de manière à faire évoluer notre solution et apporter encore plus de valeur. La société compte actuellement neuf personnes et nous sommes en cours de levée de fonds pour entamer un démarchage commercial à grande échelle.


Qu'est-ce que l'ESME Sudria t'a apporté ?
L'école m'a permis d'avoir la vision globale et complète qui est celle de l'ingénieur. Je me suis spécialisé dans les systèmes d'information couplée avec une spécialisation à l'ISG en conseil stratégique et gestion du changement. Cette base que m'a donnée l'ESME Sudria m'a permis d'avoir tous les outils pour entreprendre et créer InnovOrder.

Retrouvez
InnovOrder sur son site Internet, Facebook et Twitter.

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Élodie Dahan (ESME Sudria promo 2003) : « Les ingénieurs ont plusieurs possibilités de parcours dans la recherche, l'industrie ou l'entrepreneuriat »

  • 02/04/2015

L'ESME Sudria accueillait Élodie Dahan (ESME Sudria promo 2003) le 3 mars 2015 dans de son cycle de conférences des Mardis de l'ingénieur. Découvrez en vidéo le profil de cette ingénieure-entrepreneure à l'origine de la start-up OsmoBlue spécialisée dans le domaine énergétique.

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Lab's Day 2015 : les nouvelles technologies au service de la santé !

  • 23/03/2015

L'ESME Sudria a organisé la nouvelle édition de son Lab's Day le jeudi 12 mars 2015. Consacré cette année aux nouvelles technologies au service de la santé, l'événement a permis aux étudiants comme aux professionnels présents de découvrir des initiatives liées à ce domaine et différents projets innovants, parmi lesquels Neuromoov' et Handi'Light, déjà aperçus lors du Symposium 2014.

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De gauche à droite : Karim Ait, responsable du laboratoire Systèmes, Énergies et Environnement; Christian Touseau, responsable du laboratoire Systèmes embarqués et Électronique; Sébastien Maizy, responsable du laboratoire Images, Signaux et Réseaux; Sébastien Herry, responsable du laboratoire Intelligence numérique et Data; Eric Simon, directeur général délégué de l'ESME Sudria

Après une courte introduction d'Eric Simon, directeur général délégué de l'ESME Sudria, où étaient mis à l'honneur les cinq laboratoires de l'école, le Lab's Day 2015 entrait dans le vif du sujet avec l'intervention de deux représentants de Sogeti, Béatrice Guy et Robert Demaille. Respectivement chargée de Mission Handicap et chef de projets, ces deux invités profitaient de l'événement pour rappeler l'action réalisée par l'entreprise de services du numérique autour du handicap physique et psychique. À travers la Mission Handicap, qui permet l'insertion et le maintien d'emploi de personnes handicapées ou la mise en place de SogetiLabs en 2010, une « structure-communauté » qui lance et suit de nouveaux projets proposant une approche originale de l'innovation pour traiter le handicap, la filiale de Capgemini ne manque jamais une occasion d'aller de l'avant.

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Robert Demaille et Béatrice Guy

Un partenariat entre l'école et Neuromoov'
« Aller de l'avant », c'est justement un slogan qui pourrait coller au projet Neuromoov' porté et présenté par Pierre Pagliughi (ESME Sudria promo 2014) lors de ce Lab's Day. Fauteuil électrique commandé par la pensée et le clignement des yeux à partir d'un casque de type Mindwave, Neuromoov' s'est fait remarquer en remportant un prix lors du concours i-LAB 2014 et, depuis, continue à se développer. « Désormais, nous avons monté un partenariat avec l'ESME Sudria pour faire progresser le projet, expliquait ainsi Pierre. Nous travaillons notamment sur un nouveau casque, plus performant et capable de mieux traiter les ondes cérébrales. Nous avons également été contactés par le CHU Strasbourg. Avec le CHU et le créateur d'un Segway pour handicapés, gagnant du concours Lépine, nous collaborons pour apporter au Segway notre technologie de commande poussée par la pensée. Notre objectif reste de monter une société pour cette technologie en partenariat avec l'école et, un jour prochain, de pouvoir proposer une carte capable de s'adapter à tout type de fauteuils et d'handicaps. »

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Pierre Pagliughi

L'idée lumineuse d'Handi'Light récompensée
Si Neuromoov' voit loin, Handi'Light ne manque également pas d'ambition. Vainqueur en 2014 du prix de l'Innovation de la 3e édition du Défi H organisé par Sogeti et Le Monde Informatique, ce projet de lunettes stimulantes par luminothérapie pour les patients atteints de traumatismes crâniens continue sa progression, étapes par étapes. Réunis lors de ce Lab's Day, Henri Buyse, Romain Cancilliere et Julien Carbonnier (ESME Sudria promo 2014) profitaient de l'occasion pour faire le point. « Nous avons trouvé une certification et une mutuelle qui va nous permettre de rentrer dans une phase de protocole de test officiel », se félicitait le trio, toujours en relation étroite avec l'Hôpital Raymond Poincaré de Garches avec qui le dépôt d'un brevet conjoint est à l'étude. Autre motif de satisfaction pour Handi'Light : il a depuis été transformé en projet « innovation & recherche » chez Sogeti avec un rajout de recherche informatique. De quoi lui promettre un avenir radieux ainsi qu'à ses futurs utilisateurs.

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Julien Carbonnier et Romain Cancilliere

Les données, un autre enjeu pour l'innovation au service de la santé
Le Lab's Day se terminait enfin sur l'intervention du Professeur Eric Lepage, directeur du programme Innovation / TerriS@anté au Groupement de Coopération Sanitaire pour le Développement des Systèmes d'Information partagés en Santé en Île-de-France (GCS D-SISIF). L'occasion de revenir sur la place et l'utilisation des données de santé, l'objectif de TerriS@anté étant d'améliorer la coordination des parcours de sois entre la ville et l'hôpital grâce au déploiement massifs de solutions numériques. Une présentation qui donnera peut-être des idées aux futurs étudiants porteurs de projets à l'ESME Sudria, l'école s'intéressant de très près aux systèmes d'information et au Big Data.


Le Lab's Day vu par... Eric Simon, directeur général délégué de l'ESME Sudria :
« Le Lab's Day présente trois intérêts. D'abord pour les étudiants de l'école, en particulier ceux de 2e et 3e années, cela leur permet de voir la richesse des projets sur lesquels ils peuvent travailler dans le cadre de la formation proposée par l'école à travers l'exemple de Neuromoov' et Handi'Light, deux projets très aboutis qui ont été récompensés par des prix et peuvent donner lieu à une création d'entreprise. Ensuite, ce Lab's Day est également l'occasion de montrer le caractère pluridisciplinaire de l'ESME Sudria. C'est d'ailleurs pour cette raison que la thématique de la santé a été choisie car, dans ce domaine, toutes les disciplines et technologies sur lesquelles nous travaillons sont mises en œuvre conjointement : énergie, électronique, robotique, informatique, etc. Enfin, le dernier avantage de cet événement est qu'il démontre une nouvelle fois les compétences et l'expertise de l'ESME Sudria aux personnes extérieures à l'école ainsi qu'à nos partenaires avec qui nous développons régulièrement des projets innovants. Les projets menés à l'ESME Sudria sont des projets collaboratifs qui mettent en jeu à la fois la compétence des étudiants mais aussi celle des responsables de laboratoires et des partenaires extérieurs comme Sogeti ou de nombreux hôpitaux. »

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De la recherche à la création de start-up : retour sur le Mardi de l'ingénieur d'Élodie Dahan (ESME Sudria promo 2003), cofondatrice d'OsmoBlue

  • 05/03/2015

Dans le cadre de ses Mardis de l'ingénieur, l'ESME Sudria accueillait Élodie Dahan (ESME Sudria promo 2003) le 3 mars 2015 pour aborder l'entrepreneuriat avec les étudiants à travers l'exemple d'OsmoBlue, start-up qu'elle a cofondée en 2013.

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Élodie Dahan et Eric Simon, directeur général de l'ESME Sudria

Être ingénieur, « c'est surtout avoir envie de résoudre des problèmes »
« L'ESME Sudria est l'école de tous les possibles », rappelait Eric Simon, son directeur général, en préambule de cette nouvelle conférence des Mardis de l'ingénieur. L'invitée de cette dernière, Élodie Dahan, reflétait d'ailleurs très bien cette devise si chère à l'école. En effet, depuis l'obtention de son titre d'ingénieure en 2003, cette diplômée n'a cessé d'évoluer. Quand il s'agissait de détailler son parcours devant l'autidoire, elle-même n'hésitait pas à se définir comme « un couteau suisse » représentant bien « les différentes armes » que l'enseignement généraliste de l'ESME Sudria fournit à ses étudiants. « Pour moi, être ingénieure, c'est surtout avoir envie de résoudre des problèmes : si on va dans une voie, cela n'empêche pas de faire d'autres choses par la suite, assurait-elle devant les étudiants et professionnels présents. On peut passer d'un monde à l'autre, de la recherche à l'industrie. Après l'ESME Sudria, j'ai d'abord travaillé dans la recherche en faisant une thèse en micro et nanotechnologies à l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne. J'ai ensuite travaillé aux États-Unis, à Boston, dans une entreprise nommée RainDance, toujours dans ce même domaine mais cette fois dans le cadre d'applications biomédicales. Enfin, j'ai quitté RainDance en 2011 pour me lancer et développer mon projet d'entrepreneure. »

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Un phénomène naturel comme source d'inspiration
Le projet d'entrepreneure d'Élodie Dahan, c'est OsmoBlue. Intriguée par l'énergie (« un domaine que je ne connaissais pas mais qui m'intéressait »), elle trouve alors l'idée à l'origine de cette start-up en 2010 en se renseignant sur le domaine de l'hydraulique. « J'ai découvert sur Internet le phénomène de l'osmose qui peut être utilisé pour récupérer de l'énergie. C'est un phénomène naturel qu'on observe quand on a de l'eau salée et de l'eau pure : un flux naturel se créé entre ces deux réservoirs d'eau. On utilise alors l'énergie mécanique de ce flux pour faire tourner une turbine et générer l'électricité. » De ce phénomène, Élodie et ses associés (dont fait partie Nicolas Abeles, un autre Ancien de la promo 2003, également cofondateur de Lemoptix) vont alors décider de développer une nouvelle technologie permettant « de récupérer des chaleurs industrielles basse température et de les convertir en électricité », autrement dit « créer de l'énergie verte à partir de déchets thermiques industriels ».

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« Dans l'entrepreneuriat, il y a toujours plein de choses à faire et à découvrir »
OsmoBlue vise ainsi des usines de ciment, de papier ou encore de pétrochimie, soit des usines qui relâchent beaucoup d'énergie thermique à basse température qu'ils ne sont pas capables de valoriser aujourd'hui, mais aussi les entreprises d'ingénierie qui construisent justement ces usines. Une ambition qui nécessite du culot (« il ne faut pas se mettre de barrières ») et une motivation sans faille. « Dans l'entrepreneuriat, il y a toujours plein de choses à faire et à découvrir, notait Élodie Dahan. Il faut s'entourer des bonnes personnes, chercher des fonds, créer un business plan, faire des études de marché, etc. » Le financement justement est l'autre grande aventure que représente le fait de monter une start-up. « Il nous a fallu des soutiens financiers de différents types, détaillait l'ingénieure. Nous avons notamment reçu des soutiens de la part de fondations privées en Suisse et en Espagne mais avons aussi participé à beaucoup de concours de start-ups. Aujourd'hui, on espère trouver des partenaires industriels pour le financement mais aussi pour un apport d'expertise. » De quoi assurément donner l'envie aux étudiants de se lancer, un jour prochain, dans la création d'entreprise à leur tour.

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La chronologie d'OsmoBlue :

  • 2010 : Élodie Dahan trouve l'idée qui sera à l'origine de sa start-up.
  • 2011 : Débuts des travaux pour affiner le concept et réfléchir à sa mise en place.
  • 2012 : Brevet déposé.
  • 2013 : Validation de laboratoire.
  • 2014 et 2015 : Réalisation en cours d'un prototype remplissant une pièce entière pour démontrer le sens de la balance énergétique d'OsmoBlue.
  • 2016 : L'objectif est de faire une unité pilote dans une usine avec des partenaires qui pourront apporter une expertise industrielle.
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Mardis de l'ingénieur : « D'élève-ingénieure à ingénieure-entrepreneur : l'expérience d'un parcours » le mardi 3 mars 2015 avec Élodie Dahan (ESME Sudria promo 2003), cofondatrice d'OsmoBlue

  • 25/02/2015

Pour sa prochaine conférence des Mardis de l'ingénieur, organisée le mardi 3 mars 2015 sur le campus Paris Montparnasse, l'ESME Sudria invite Élodie Dahan (ESME Sudria promo 2003), une Ancienne qui a fait le choix de l'entrepreneuriat.

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Être ingénieur-e, c'est savoir répondre au défi d'un monde qui ne cesse de changer. Cependant, il arrive que certains ingénieurs rencontrent le besoin de se confronter à un autre défi : l'entrepreneuriat. C'est le cas d'Élodie Dahan qui a décidé de cofonder en 2011 OsmoBlue, une start-up ayant pour but de convertir en électricité de la chaleur à basse température. Une technologie qui est donc susceptible d'intéresser fortement plusieurs types d'industries telles que les incinérateurs de déchets, les cimenteries, les raffineries ou encore les usines de production de papier qui produisent justement beaucoup de chaleur. Pour revenir sur sa trajectoire auprès des étudiants de l'ESME Sudria qui, comme elle, pourraient être tentés un jour par la création d'entreprise, cette Ancienne animera la conférence « D'élève-ingénieure à ingénieure-entrepreneur : l'expérience d'un parcours ».


Les Mardis de l'ingénieur avec Élodie Dahan
« D'élève-ingénieure à ingénieure-entrepreneur : l'expérience d'un parcours »
Le mardi 3 mars à 18 h 30 à l'ESME Sudria - Paris-Montparnasse.
40-42 rue du Docteur Roux
75015 Paris

Pour vous inscrire, merci de remplir le formulaire en ligne
Contacts : communication@esme.fr - 01 56 20 62 51
Suivez et participez à la conférence sur Twitter avec le hashtag #ConfESME


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À propos d'Élodie Dahan
Diplômée de l'ESME Sudria en 2003, et de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne en microtechnologies en 2008, Élodie Dahan travaille ensuite au sein de l'équipe R&D de RainDance Technologies, une entreprise de biotechnologies basée à Boston (États-Unis). En 2011, elle quitte RainDance pour lancer OsmoBlue avec Anna Laromaine. Installée à Lausanne (Suisse), OsmoBlue faisait partie du classement 2014 des « 50 start-ups suisses dans lesquelles investir » du magazine économique Bilan.

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