INGÉNIEuRS DE TOuS LES POSSIBLES
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Archives Les anciens élèves

Parcours d'Ancien : Loïc Brulefer (ESME Sudria promo 2016), ingénieur responsable de l'électronique au sein de la start-up K-Ryole

  • 07/12/2017

ancien_start-up_k-ryole_carry_all_esme_sudria_ingenieur_electronique_systemes_projet_energie_environnement_stage_metier_parcours_02.jpgMarquant chaque étape du cursus de l'ESME Sudria, les stages en entreprise permettent aux futurs ingénieurs d'affiner leur choix de spécialisation et de mieux comprendre les enjeux à venir des différents secteurs (énergie, environnement, télécommunications...). Parfois, ces stages leur permettent également de trouver leur futur employeur. C'est ce qui est arrivé à Loïc Brulefer (ESME Sudria promo 2016, Majeure Énergie, Systèmes et Environnement), aujourd'hui ingénieur responsable de l'électronique au sein de la start-up K-Ryole qu'il avait découvert à l'occasion de son stage de fin d'études.

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Tout roule pour Loïc Brulefer chez K-Ryole

Quelle est l'activité de K-Ryole ?
Loïc Brulefer : La start-up développe une remorque électrique automatique pouvant s'accrocher à n'importe quel vélo et permettant de transporter jusqu'à 250 kilos de charge sans que le cycliste ait fournir un effort supplémentaire. Ainsi, peu importe la charge : le poids reste imperceptible pour l'utilisateur.

Depuis combien de temps travailles-tu chez elle ?
J'ai intégré la start-up à ses débuts, il y a 18 mois. À la base, je cherchais un stage de fin d'études et suis tombé sur leur offre. J'y ai répondu et, après un entretien par Skype puis un autre dans leurs locaux alors situés dans l'incubateur de CentraleSupélec à Châtenay-Malabry, j'ai été pris pour six mois. Quand le stage s'est terminé, K-Ryole m'a proposé un CDI et j'ai accepté.

ancien_start-up_k-ryole_carry_all_esme_sudria_ingenieur_electronique_systemes_projet_energie_environnement_stage_metier_parcours_03.jpgPourquoi avais-tu choisi de réaliser ton stage de fin d'études au sein d'une start-up ?
Pour tout dire, je ne cherchais pas forcément à rejoindre une start-up, juste un sujet susceptible de me plaire. Au final, parmi toutes les offres que j'avais pu voir, c'était celle de K-Ryole qui m'avait le plus intéressé. Déjà, étant moi-même très porté sur le vélo, travailler dessus m'attirait, mais c'est surtout l'idée de pouvoir travailler sur de l'électronique embarqué et automatique, de faire de la programmation sur des cartes, qui m'a convaincu. Je faisais déjà beaucoup ça lors des projets développés à l'ESME Sudria : j'espérais pouvoir retrouver ça en intégrant la start-up et c'est exactement ce qu'il s'est passé !

Qu'est-ce qui te plaît autant dans l'électronique ?
La liberté que cela apporte. En effet, faire du code et l'importer sur une carte, c'est très « souple » dans le sens l'on peut faire réaliser des modifications à n'importe quel moment contrairement à la mécanique où le laps de temps est important entre la théorie et la pratique - il faut d'abord créer les pièces, puis les faire produire, etc. C'est ça l'avantage du code : on teste et on change si besoin, en permanence, jusqu'à trouver la bonne formule. D'où le fait que l'on parle de « software » et non de « hardware ».

En tant que responsable de l'électronique, quel est ton rôle chez K-Ryole ?
Si la start-up compte dix personnes, je suis seul à m'occuper du pôle électronique. Pour autant, je suis entouré de nombreux prestataires : avec ces derniers ou en interne, mon travail consiste à développer des cartes électroniques permettant la gestion de la remorque. Cela comprend aussi bien l'alimentation des moteurs, la charge des batteries, etc. Il s'agit d'implanter toute une intelligence dans la remorque. Bien entendu, je travaille aussi avec les automaticiens qui sont en charge de développer des algorithmes spécifiques en théorie que j'implante ensuite dans un langage que la carte va comprendre pour faire fonctionner la remorque.

ancien_start-up_k-ryole_carry_all_esme_sudria_ingenieur_electronique_systemes_projet_energie_environnement_stage_metier_parcours_04.jpgOù en est le projet aujourd'hui ? Est-il dans sa phase de prototypage ? Sa phase industrielle ?
Plutôt entre les deux : nous en sommes à la phase préindustrielle. En effet, le prototypage a duré un peu plus d'un an et, depuis quelques mois, nous avons entrepris la conception de 20 remorques. Sur ces 20 remorques, 10 sont prêtes à être construites : elles seront envoyées à des entreprises et entités « pilotes », comme Intermarché, La Poste, la start-up de plomberie Plumbi ou encore l'Université de Lille. Cela nous permettra d'obtenir des retours terrains et donc d'améliorer nos remorques avant de se lancer dans la production d'une plus grande série.

Est-ce que K-Ryole aura aussi vocation à proposer sa remorque pour le grand public ?
On commence par les entreprises et le marché BtoB pour nos expérimentations. On s'intéressera à la clientèle grand public probablement d'ici un ou deux ans, une fois que notre produit sera assez fiable pour être mis dans les mains de particuliers.

ancien_start-up_k-ryole_carry_all_esme_sudria_ingenieur_electronique_systemes_projet_energie_environnement_stage_metier_parcours_05.jpgVous pensez aussi à vous développer à l'international ?
Bien sûr. Nous sommes déjà en relation avec les services postaux des Pays-Bas et de la Belgique, par exemple. Rien ne nous empêche d'envisager d'autres marchés internationaux dans les années à venir.

Et est-ce que tu es le seul Ancien de l'ESME Sudria au sein de l'entreprise ?
Et oui ! Pour le moment, il n'y a que moi. Par contre, si des étudiants de l'école veulent rejoindre l'aventure pour un stage, je leur conseille de tenter leur chance !

Retrouvez K-Ryole sur son site Internet, Facebook, Instagram, LinkedIn, Twitter et YouTube

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Erwan Le Covec (ESME Sudria promo 2016) utilise le Big Data et les réseaux sociaux pour analyser les effets secondaires des médicaments

  • 16/11/2017

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Erwan Le Covec, un Data Scientist passé par l'ESME Sudria

Après un cursus à l'ESME Sudria marqué par un prix lors du Symposium pour un projet associant les données issues de l'assurance maladie avec la météo, Erwan Le Covec (promo 2016) a choisi de débuter sa carrière de Data Scientist chez Keyrus Biopharma à Bruxelles. Une décision qui lui a permis de présenter un article scientifique lié à ses travaux de recherche - Patient-generated Health Data (Social Media) is a Potential Source of ADR Reporting - lors de la dernière conférence annuelle PhUSE qui s'est déroulée du 8 au 11 octobre 2017 à Edinbourg en Écosse. Une grande première pour cet Ancien à l'origine d'un outil capable de sonder les réseaux sociaux pour le compte des acteurs de l'industrie pharmaceutique.

La publication est disponible au format PDF : elle décrie toute la méthode scientifique, les recherches et les résultats.

Peux-tu rappeler ce qu'est la conférence PhUSE ?
Erwan Le Covec : Cette conférence réunit la plupart des grands groupes pharmaceutiques et Contract research organization (CRO), soit des sociétés de services du secteur pharma. On y retrouve toutes les personnes qui, dans ces entités, s'occupent de la gestion des données. C'est un peu le rassemblement du petit monde de la Data dans la pharma. Et cette année, le PhUSE s'est déroulé à Edinbourg avec près de 700 personnes venues du monde entier, d'Inde comme des États-Unis ou d'Europe.

Comment t'es-tu retrouvé à prendre part à cette nouvelle édition ?
Keyrus Biopharma souhaitait participer à l'événement pour y présenter ses recherches. Il se trouve que les premières discussions en interne sur le PhUSE arrivaient justement au moment où nous réfléchissions, mon manager et moi, à un sujet consistant à rechercher les effets secondaires des médicaments sur les réseaux sociaux. Cela faisait suite à une première démonstration réalisée sur cette thématique par l'un de mes prédécesseurs au sein de l'entreprise. Dans mon esprit, j'imaginais aller au-delà d'une « simple » démonstration en concevant un outil capable d'observer sur les réseaux sociaux les tendances autour des effets indésirables. Avec mon manager, nous avons donc soumis l'idée et, une fois celle-ci approuvée, j'ai développé ma recherche et mon papier afin de pouvoir présenter mes travaux. Le projet a débuté en février et s'est poursuivi jusqu'à début octobre, soit un peu avant la présentation.


Quel est l'intérêt de récupérer ces tendances pour des entreprises du secteur pharma ?
Il faut savoir que les entreprises pharmaceutiques délivrant des médicaments doivent chercher par elles-mêmes et par tous les moyens si les patients subissent des effets secondaires. Cela fait partie de leurs obligations. Pour autant, elles n'exploitent encore que très peu les réseaux sociaux alors que, théoriquement, ces derniers peuvent représenter une source importante d'avis et de témoignages. Si, dans le futur, la réglementation concernant la prise en compte des réseaux sociaux se fait plus stricte, l'outil développé leur permettra d'y faire face.

L'avantage des réseaux sociaux est de pouvoir libérer la parole, mais ils peuvent aussi présenter un risque pour l'observateur extérieur quant à la véracité des propos tenus.
Effectivement et cela compliquait le développement d'un tel outil. Les propos présents sur Twitter ou des forums ne sont pas toujours structurés, avec parfois des expressions utilisées peu connues et difficiles à détecter de manière automatique. Et c'est encore pire si l'on prend en compte différents langages ! Par exemple, les alphabets arabes ou chinois sont parfois extrêmement compliqués à analyser. Cela fait partie des défis à venir car, pour le moment, seul l'anglais est utilisé.

Tes recherches se sont concentrées sur deux réseaux sociaux : Reddit et Twitter. Pourquoi eux ?
Reddit et Twitter représentent respectivement les 9e et 12e sites les plus utilisés dans le monde. Ils permettaient donc d'accéder à une importante quantité d'informations. Mais ce qui a surtout motivé cette sélection, c'est le principe même de ces réseaux sociaux : contrairement à d'autres, Reddit et Twitter sont énormément utilisés pour le dialogue, avec des utilisateurs n'hésitant pas à y parler de tout et de rien, y compris de leur vie quotidienne et donc, potentiellement, des effets secondaires et indésirables.

Comment fonctionne l'outil que tu as mis au point ?
On peut lui demander d'extraire les informations d'une source prédéfinie en utilisant des noms de médicaments préalablement rentrés. Par exemple, si on rentre le mot clé « aspirine », l'outil sélectionnera automatiquement tous les textes le contenant et cherchera ensuite dans ces textes les mentions faites sur les effets indésirables en se basant sur les dictionnaires médicaux - bien souvent disponibles en open source - et les notices des médicaments concernés.

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Nous avons effectivement pu aboutir à des conclusions très intéressantes. L'une d'elles porte ainsi sur la fréquence des effets indésirables, qui n'est pas du tout la même sur les réseaux sociaux et dans la littérature. Par exemple, pour l'ibuprofène, si on regarde les notices d'utilisation, on apprend que l'on a plus de chance de connaître tel effet secondaire plutôt qu'un autre. En l'occurrence, il est détaillé que la somnolence est un effet secondaire assez rare. Pour autant, avec notre outil, il est ressorti que la somnolence ressortait énormément sur Twitter, faisant de cet effet celui le plus retrouvé. A contrario et toujours sur Twitter, peu de personnes abordaient la constipation, pourtant un effet secondaire très fréquent selon la littérature. Cette différence est donc à creuser. Même si l'on peut vraisemblablement imaginer qu'il est plus facile de parler de constipation à son médecin que révéler cela sur les réseaux sociaux, ce qui peut être plus gênant pour le consommateur du médicament, cela reste intéressant à analyser. D'ailleurs, l'outil nous a également permis de déceler des cas d'effets secondaires pourtant jugés comme vraiment très rares sur les réseaux sociaux. De facto, on peut également imaginer trouver de nouveaux effets secondaires grâce à lui.
Ces recherches ont aussi démontré d'autres tendances propres à des régions spécifiques. Ainsi, nous avons remarqué que les utilisateurs des réseaux sociaux en Amérique du Sud parlaient énormément d'un antidépresseur, bien plus que dans les autres parties du monde. Pour expliquer ce phénomène, nous avons développé plusieurs hypothèses et notamment le fait que ce médicament était apparemment aussi utilisé là-bas comme une drogue récréative. D'où cette forte proportion de témoignages.

Quels ont été les retours des professionnels présents suite à ta présentation ?
Le sujet a intéressé. Sur le stand Keyrus Biopharma, plusieurs participants au PhUSE sont d'ailleurs passés pour échanger avec moi sur le sujet, certains m'ont même permis d'ouvrir de nouvelles pistes afin d'améliorer la détection. C'était très constructif, d'autant qu'il s'agissait de ma première conférence ! Cela m'a permis de rencontrer des professionnels ayant 10-15 ans d'expérience dans le milieu alors que cela ne fait qu'un peu plus d'un an que je travaille dans le secteur pharma.

Le projet sera-t-il justement poursuivi ?
Rien n'est acté pour l'instant, mais j'aimerais bien qu'il le soit car il a intéressé de nombreuses personnes sur place.

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Dixee, l'application qui compte changer l'apprentissage des langues, portée par Corentin Gillot et Simon Thomé (ESME Sudria promo 2017)

  • 29/09/2017

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En parallèle à leurs études, Corentin Gillot et Simon Thomé (ESME Sudria promo 2017) ont fondé en avril 2017 Dixee, une plateforme de mise en relation pour l'apprentissage d'une langue ; ils occupent respectivement le poste de CTO et CEO. Également hébergée au sein de Sudri'Cub, l'incubateur de l'école, Dixee avait également été sélectionnée lors du dernier Symposium. Les deux jeunes entrepreneurs-ingénieurs présentent leur start-up et affichent leurs ambitions.

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Simon et Corentin, les deux créateurs de Dixee, lors du Symposium

Quel est le concept proposé par Dixee ?
Simon : Dixee a pour but de permettre à ses utilisateurs d'être mis en relation avec un tuteur en langue étrangère. Ce dernier leur proposera ensuite une activité quotidienne, attractive et efficace afin d'apprendre la langue choisie.

D'où vient cette idée ?
Simon : Tout simplement d'un constat personnel. Étant bilingue pour avoir vécu à l'étranger durant ma jeunesse, j'ai tout de suite trouvé les cours d'anglais assez rébarbatifs et ennuyeux à mon retour en France. Je voulais donc imaginer une autre façon d'apprendre une langue, plus ludique.
Corentin : Quand Simon m'a proposé de rejoindre ce projet, j'ai tout de suite accepté car je trouvais le principe génial : en effet, j'ai moi-même longtemps été nul en anglais avant de pouvoir partir à l'étranger et de le pratiquer avec des gens en dehors d'un cadre purement scolaire. L'idée de Dixee me semblait particulièrement pertinente.

Dixee vous a permis d'être sélectionnés pour le Symposium 2017 de l'école rassemblant les meilleurs projets des 5es années de la promotion sortante. Que retenez-vous de cette sélection ?
Corentin : Cette participation nous a apporté beaucoup de fierté et d'espoir. De fierté car c'est un projet sur lequel nous avons beaucoup travaillé. Le fait de pouvoir le présenter aux étudiants de l'école et aux professionnels est donc très gratifiant. D'espoir car, lors de l'événement, de nombreuses personnes présentes se sont montrées intéressées par le concept et ont voulu en savoir plus. Cela démontre bien que notre produit répond à un besoin. C'est forcément bon signe pour la suite.
Simon : Au-delà de la fierté, les retours reçus lors du Symposium sont aussi très utiles pour faire avancer Dixee. Ces feedbacks sont essentiels pour faire évoluer notre plateforme et la présenter plus tard devant des investisseurs.

Où en est le projet aujourd'hui ?
Corentin : La version beta de l'application sera prochainement disponible, ce qui nous permettra d'ensuite l'améliorer grâce aux retours utilisateurs, et nous avons récemment lancé notre nouveau site Internet, www.dixeeapp.com.

Et que vous apporte Sudri'Cub dans votre projet entrepreneurial ?
Simon : L'incubateur nous apporte plusieurs choses. Déjà, cela nous permet d'avoir accès à un espace de travail pour avancer sereinement sur le développement de Dixee et de confronter nos idées avec celles des autres start-ups incubées. Ensuite, la structure nous offre également la possibilité de bénéficier de différentes formations afin de progresser.

Rejoignez la communauté Dixee sur son site Internet, Facebook, LinkedIn et Twitter

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De Japon à Singapour, en passant par l'ESME Sudria : découvrez le parcours de Sandra Ramaswami (promo 2017), auteure d'une première publication scientifique

  • 18/09/2017

Sandra Ramaswami (ESME Sudria promo 2017) vient de terminer son cursus spécialisé en télécommunications et Internet of Things. Mais si cette ingénieure « made in ESME Sudria » fait aujourd'hui parler d'elle, ce n'est pas pour la fin de son passage au sein de l'école, mais parce qu'elle est l'auteure principale d'une publication scientifique présentée lors de l'European Signal Processing Conference (EUSIPCO) 2017 organisé cet été en Grèce. Cette publication concerne les recherches en traitement du signal qu'elle a menées en 2016 au sein de l'entreprise Hitachi Ltd à Tokyo, dans le cadre du programme Vulcanus auquel elle participait. Une jolie récompense sur laquelle revient l'intéressée.

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Sandra Ramaswami

Comment as-tu vécu ces quelques mois passés au Japon ?
Pour moi, le programme Vulcanus s'est achevé le 30 août 2016, à mon retour en France. C'était la troisième fois que je me rendais au Japon. Du coup, je n'étais pas tellement dépaysée - j'appréciais déjà énormément la vie quotidienne sur place et m'y acclimatais même très bien. Par contre, ce programme m'a permis de découvrir un tout autre univers : le monde du travail japonais et ses business manners. J'en garde un très bon souvenir.

Quelles sont ces fameuses business manners ?
Au niveau du travail, la culture d'entreprise chez Hitachi Ltd est très portée sur l'autonomie. Ainsi, je n'évoluais pas au sein d'une équipe : mon tuteur de stage me donnait des missions que je devais ensuite réaliser de manière indépendante. Je travaillais dans un cadre de travail assez strict avec des horaires très précis. La journée commence à 8 h 30 du matin - elle s'accompagne d'une sonnerie ! - et se termine 17 h, avec une pause de 45 minutes, pas une de plus. Contrairement en France, les longues pauses café ne sont pas fréquentes là-bas. C'est le travail qui prime. Néanmoins, Hitachi Ltd mettait un point d'honneur à conserver une bonne ambiance générale que l'on pouvait observer à travers des événements organisés par l'entreprise. Ainsi, j'ai pu participer à un marathon déguisé, des ateliers d'échanges pour les internationaux, des afterworks dans les restaurants du coin et même une compétition d'avions en papier !

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Sandra entourée du groupe Vulcanus lors d'une présentation officielle

Chez Hitachi Ltd, tes travaux concernaient le traitement du signal. Peux-tu développer ?
J'ai fait beaucoup d'informatique autour de cette thématique sur laquelle j'avais déjà pu travailler à l'école. Avec mon tuteur de stage, j'ai ainsi écrit et développé un algorithme nommé ADMM-Based Audio Reconstruction for Low-Cost-Sound-Monitoring, permettant de récupérer un signal audio soit détérioré, soit incomplet, afin de le reconstruire malgré le peu d'informations disponibles. Son fonctionnement et son utilité, ainsi que les tests réalisés pour attester de son efficacité, sont d'ailleurs présents dans la publication présentée lors de l'EUSIPCO.

Justement, t'attendais-tu à devenir auteure d'une publication scientifique pendant tes études ?
Pas du tout ! D'ailleurs, ce n'était même pas mon ambition au départ : quand j'avais postulé pour suivre le programme Vulcanus et travailler chez Hitachi Ltd, je pensais d'abord à vivre une expérience professionnelle à l'étranger. J'étais très loin d'imaginer que mon superviseur verrait un tel potentiel dans mes travaux et me proposerait de travailler sur l'écriture d'un article sur cet algorithme. Sa rédaction a commencé au Japon et s'est poursuivie en France, en parallèle de ma dernière année d'études. Mon superviseur et moi avions gardé contact pour le retravailler au fur et à mesure et ensuite le soumettre à différentes conférences. C'est d'ailleurs lui qui s'est rendu en Grèce pour présenter nos recherches lors de l'EUSIPCO.

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Un petit événement de « hanami » (soit un afterwork sous les cerisiers) organisé par l'équipe de Sandra chez Hitachi Ltd

Cette expérience enrichissante au Japon t'a-t-elle confortée dans l'idée de repartir à l'étranger ?
Oui. Pour tout dire, je suis même retournée en Asie depuis quelques jours ! Par contre, je ne suis pas au Japon cette fois-ci, mais à Singapour où j'effectue un Master spécialisé en conseil et stratégie proposé par l'ESSEC. Ce choix de cursus n'est pas anodin : il fait suite à mon stage de fin d'études réalisé chez CGI Business Consulting. Cela me semble une bonne façon de concilier mon attrait pour le conseil, qui permet de diversifier les sujets et les environnements de travail tout en se positionnant sur un aspect moins technique et plus économique, et mon envie de découvrir encore davantage l'Asie !

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Un lever de soleil au sommet du Mont Fuji, immortalisé par la jeune ingénieure

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Le 20e Symposium vu par... Zoé Deschamps, Pierre Jouan et Mélanie Lebreton (promo 2017) du Cycle ingénieur par l'apprentissage

  • 17/07/2017

Avec MySudria, le trio d'apprentis composé par Zoé Deschamps, Pierre Jouan et Mélanie Lebreton (promo 2017) a planché sur la réalisation d'une application Android ayant pour but de permettre un accès personnalisé aux données et fonctionnalités de l'Intranet de l'école. Destinée aux étudiants, aux enseignants et aux Anciens, mais aussi au personnel administratif ou aux parents d'élèves qui, par exemple, peuvent consulter les notes de leurs enfants, MySudria a surtout offert à ces futurs ingénieurs l'occasion de se plonger dans un projet de fin d'études haletant, sélectionné à l'occasion de Symposium 2017 de l'école.

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De gauche à droite : Zoé, Mélanie et Pierre lors du Symposium 2017

« Ce qui m'a plu dans ce projet, ce sont les nouvelles connaissances qu'il nous a permis d'acquérir, estime Zoé. Nous utilisons tous les jours des applications mobiles, mais le fait de devoir en fabriquer une soi-même, c'est une tout autre expérience, vraiment unique. » Un avis sur lequel rebondit Mélanie : « Je retiens aussi le côté ludique du projet et son utilité future : se dire qu'elle servira aux prochains étudiants afin qu'ils puissent gérer leur cursus scolaire, c'est génial ! Surtout, elle répond à un besoin concret : tout le monde n'a pas à chaque instant un ordinateur sous la main pour se connecter à l'Intranet. Avec MySudria, cela changera les choses. » Pour Pierre, MySudria est aussi l'occasion d'enfin mettre un pied dans le monde des développeurs d'applications. « Ce projet m'attirait car j'avais depuis longtemps l'envie et l'ambition de concevoir une application Android. Jusqu'alors, seule l'absence d'une idée viable me manquait pour me lancer. Alors, quand ce projet s'est présenté, je n'ai pas hésité. Cela m'a permis de me plonger dedans, qui plus est avec deux amies. »

retour_symposium_2016_esme_sudria_mysudria_application_ecole_apprentissage_temoignages_etudiants_ingenieures_02.jpgUn travail d'équipe qui a permis au trio d'être sous les projecteurs lors de ce Symposium. « C'est un peu de stress, mais c'est aussi une satisfaction », estime Zoé. « Je trouve cela très gratifiant car cela nous permettait de montrer l'application aux étudiants, les premiers utilisateurs, qui pourront l'adopter par la suite ou même poursuivre son développement dans le futur », poursuivait Mélanie, vite rejointe par Pierre. « C'est bon pour l'égo, bien sûr, mais c'est surtout plaisant de voir que les étudiants actuels comme les Anciens se montrent intéressés par un projet qui les touche directement. »

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« Si l'on s'en donne les moyens, on peut réussir de grandes choses »

  • 11/07/2017

Arthur Dalsace, Major du Cycle Apprentissage de la promotion 2016, revient sur son parcours au sein de l'ESME Sudria et partage ses conseils aux futurs ingénieurs souhaitant marcher sur ses pas.

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Que représente l'ESME Sudria pour toi ?
Arthur Dalsace : C'est une excellente école qui a su répondre aux nombreuses demandes des industriels français et internationaux en formant depuis des années des élèves aux métiers de l'ingénieur. Grace à sa volonté d'innovation et son solide enseignement des bases techniques, notre école nous apprend à mieux comprendre et anticiper les enjeux de demain. Ayant choisi de réaliser ma formation en alternance, l'ESME Sudria m'a également permis d'accroître mes compétences rapidement.

Que représente pour toi le fait d'être Major de ta promotion ?
Beaucoup de plaisir. Cela reflète l'investissement personnel que j'ai consacré durant les années passées au sein de l'école. Selon moi, être Major est un plus : je le vois comme « la cerise sur le gâteau »... et pense que je dois en partie cette place à mon groupe de travaux pratiques et de projets qui était, comme moi, très investi !

Que retiens-tu de ton cursus ?
Tout d'abord, je retiens la vie associative, qui est très complète. Elle permet un véritable épanouissement personnel grâce aux diverses associations et clubs. Pour ma part, j'ai notamment eu la chance de participer au 4L Trophy en 2014 avec les couleurs l'école et, avec d'autres étudiants, j'ai également formé un groupe pour courir les 20 kilomètres de Paris.
Je retiens aussi les nombreuses conférences organisées par l'ESME Sudria, toutes très enrichissantes, ainsi que les travaux pratiques, notamment d'énergie et d'électronique, et les projets passionnants à réaliser. Je garderai un excellent souvenir du corps enseignant et du personnel encadrant de l'école.

temoignage_ancien_major_apprentissage_esme_sudria_ingenieur_promo_2016_parcours_conseil_cursus_experience_02.jpgQuel est ton parcours depuis la fin de ta 5e année ?
Suite à mon cursus, j'ai choisi d'intégrer le mastère exécutif « Leading International Industrial Projects » co-organisé par l'ESSEC Business School et Polytechnique. Ce mastère spécialisé en Management de projet est une formation d'excellence dispensé en anglais sur les deux campus. Elle m'a permis de compléter ma formation par une spécialisation, de susciter plus d'intérêts face aux managers et recruteurs afin d'intégrer une entreprise spécialisée dans les hydrocarbures et le gaz.

As-tu une anecdote que tu aimerais partager ?
Lors des travaux pratiques d'énergie en dernière année, les enseignants étaient bien plus exigeants. Ainsi, un fusible détruit réduisait considérablement la note maximale que l'on pouvait obtenir et, sachant que les circuits sont triphasés, les notes pouvaient chuter drastiquement. Il y avait donc un certain stress lors de la mise sous tension et des réglages des appareils...
Je me souviendrai également des préparations de TP qui étaient souvent longues et complexes. Lors de la première année, j'ai passé toute une nuit à finaliser notre préparation pour pouvoir faire les manipulations !

Quel conseil donnerais-tu aux étudiants et aux lycéens souhaitant devenir ingénieur à leur tour ?
De persévérer car, si l'on s'en donne les moyens, on peut réussir de grandes choses. Un ingénieur est une personne capable de résoudre des problèmes complexes. Il y a de très nombreux métiers d'ingénieur (R&D, chargé d'affaires, commercial...) ainsi que des domaines très variés (énergie, informatique, chimie...). Avec un diplôme d'ingénieur généraliste tel que celui de l'ESME Sudria, vous serez capable de travailler dans de multiples domaines et à des fonctions différentes.

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« Les ingénieurs français continueront à être recherchés »

  • 03/07/2017

Ingénieurs et scientifiques de France (IESF) rassemble une communauté d'un million de membres. La fédération a publié un livre blanc sur les défis à relever pour « une économie prospère et responsable » au sein de laquelle les ingénieurs ont toute leur place. À quels défis va se confronter le métier d'ingénieur ? Comment encourager les vocations ? Quel sera le rôle de l'ingénieur dans la société ? Réponses avec Philippe Deltombes (ESME Sudria promo 1972), vice-président d'IESF.

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Philippe Deltombes aux côtés de Marc Sellam, président-directeur général de IONIS Education Group

À quel avenir sont promis les ingénieurs français ?
Concernant la formation et son excellence, l'avenir est très positif. Pour preuve, les Chinois n'ont qu'une idée en tête : créer des filières similaires à celle des Grandes Écoles françaises. C'est le meilleur hommage que l'on puisse nous rendre, venant d'un pays qui est en passe de devenir la première économie mondiale. La France est un exemple par le type de formation, le niveau de ses ingénieurs et de ses scientifiques en mathématiques et en physique. Si l'on réussit à faire en sorte que notre filière et notre type de formation perdurent, les ingénieurs français continueront à être recherchés. Environ un sixième des nouveaux ingénieurs diplômés quittent la France pour s'établir à l'étranger. C'est une bonne chose ! Car notre culture et notre façon de penser s'exportent et font des petits. De même, le fait que nous ayons 20 % d'étudiants étrangers dans notre enseignement supérieur nous permet d'apprécier la culture d'autres pays et de nous enrichir. C'est un échange positif.

Quels sont les sujets d'inquiétude de l'IESF quant à cet avenir ?
Notre inquiétude réside d'abord dans la pérennisation du modèle des Grandes Écoles auprès des universités et des communautés d'universités et établissements (COMUE). Nous reconnaissons bien évidemment la pertinence du modèle universitaire, mais ce n'est pas le même type d'enseignement que celui des écoles d'ingénieurs. Nous travaillons en étroite coopération avec les entreprises et souhaitons que ce type de formation perdure, soit reconnu et accepté, mais aussi qu'il y ait des échanges avec les laboratoires des universités, pour lesquelles la recherche est un élément constitutif. C'est un très bon complément au modèle des écoles d'ingénieurs. Nous souhaitons qu'un certain nombre d'ingénieurs puisse poursuivre des études doctorales après leur diplôme. Nous voulons que l'on se rende compte de la complémentarité école-université. C'est notre plus grand souhait à court terme.

Quels sont les autres ?
Tôt ou tard, il va falloir regarder à l'international, c'est-à-dire vers un mode de compréhension de nos systèmes de formation comparé aux Allemands, aux Italiens, aux Anglais, aux Américains... Il y a toujours des phases transitoires où l'inquiétude prévaut tant que nous ne sommes pas stabilisés - c'est un principe. Individuellement, les ingénieurs sont très contents de leur formation et optimistes quant à leur futur. L'accompagnement de l'ingénieur tout au long de sa carrière est encore un sujet qui n'a pas trouvé de réponse appropriée. Cela peut être une source d'inquiétude.

Le métier d'ingénieur souffre d'un manque d'information sur ce qu'il est et de rôles modèles, notamment auprès des plus jeunes et des filles.
Il faut effectivement susciter plus de vocations. À IESF, nos délégations régionales effectuent un travail d'information dans les collèges et les lycées, mais il faudrait également le faire dans le primaire, pour expliquer aux élèves et à leurs professeurs, et le plus tôt possible, ce qu'est l'entreprise, les métiers de l'ingénieur et du scientifique. Il faut « dédramatiser » ce qu'est l'industrie et il faut que les jeunes filles aussi soient attirées par nos métiers. C'est aux anciens élèves d'aller expliquer aux plus jeunes qu'ingénieur est un beau métier et que les femmes y ont toute leur place.

Dans ce livre blanc, vous dénoncez la mauvaise utilisation du principe de précaution. Pourquoi ?
Ce principe a été complètement détourné de son objet. Le groupe de travail du livre blanc, constitué de 1 000 ingénieurs, a souhaité comprendre comment le législateur avait travaillé et comment nous en sommes arrivés à l'interdiction des OGM, des recherches sur le gaz de schiste... Nous nous sommes rendu compte que le principe de précaution, tel qu'il figure dans l'article 5 du préambule de la Constitution française, n'était pas appliqué. Par exemple, à chaque fois que le ministère de l'Agriculture a voulu interdire les OGM, il s'est fait retoquer par Bruxelles et par le Conseil d'État, parce qu'il n'y avait aucune preuve scientifique pour justifier la décision.
Nous souhaitons que, lorsqu'un danger grave et scientifiquement plausible est identifié, des mesures temporaires et proportionnées soient prises pour déterminer à terme les mesures de prévention nécessaires. Le principe de précaution est aujourd'hui utilisé dans 95 % des cas pour des dangers qui relèvent en réalité de la prévention. C'est par exemple le cas pour le nucléaire. Certains sont contre, exigent le risque zéro - qui n'existe pas - et demandent de tenir des niveaux de radiation très inférieurs à ceux de la radioactivité naturelle.
Au nom du principe de précaution, nous sommes souvent dans la médiatisation de slogans et de partis pris sans base scientifique. Nous voulons que les toutes les décisions relatives à la santé et à l'environnement soient basées sur des études irréfutables, ce qui nous permettra d'adhérer aux conclusions de ces études.

Les ingénieurs souffrent d'une représentation insuffisante dans la société, notamment dans la classe politique.
Oui, la place des ingénieurs dans la société n'est pas celle qui devrait être la leur, en particulier au sein des instances politiques. Nous manquons cruellement d'ingénieurs et de scientifiques là où se prennent des décisions importantes pour l'avenir de la société. Nous souhaitons voir plus d'ingénieurs dans les conseils municipaux, généraux et régionaux.

Comment peut-on améliorer notre compétitivité ?
La compétitivité existe nonobstant les problématiques fiscales ou réglementaires. Pour la maintenir, il y a des écosystèmes qui permettent de créer des pôles d'excellence. On en trouve par exemple dans la région toulousaine avec l'aéronautique, à Grenoble avec la micro et la nano-électronique... IESF en appelle au développement de ces pôles, nécessaires au développement des petites entreprises et des entreprises de taille intermédiaire. L'Allemagne possède de nombreuses sociétés de taille intermédiaire qui peuvent exporter et créer de véritables centres de richesse pour le pays.
Nous insistons également sur la normalisation : nous devons faire partie des groupes de normalisation internationaux pour les nouveaux produits, sans quoi nous serons mis à l'écart du monde compétitif. Il faut que les pouvoirs publics et les grandes entreprises remettent l'accent sur les normalisations et les normes internationales. Nous ne devons pas laisser cette place à l'Amérique du Nord ou à la Chine ou, plus près de nous, à l'Allemagne avec les normes 4.0.

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A propos d'Ingénieurs et scientifiques de France :
Cette institution, créée en 1860, représente les ingénieurs et les scientifiques reconnus par leurs diplômes ou leurs fonctions en France. La structure regroupe les associations d'ingénieurs et les associations régionales des ingénieurs et des scientifiques. Sa mission ? Défendre le métier et porter la parole des ingénieurs par un réseautage intensif permettant les échanges entre les écoles, les régions et le tissu économique. Pour cela, elle accompagne les associations et intervient régulièrement pour présenter et défendre le métier et sa filière d'excellence. IESF est aussi un think tank qui publie des cahiers thématiques quatre fois par an et une enquête nationale annuelle. Quatre écoles du Groupe IONIS en font partie : l'EPITA, l'ESME Sudria, l'IPSA et Sup'Biotech.
www.iesf.fr

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Retour en images sur le salon VivaTechnology 2017

  • 26/06/2017

Rendez-vous mondial de l'innovation, VivaTechnology a accueilli près de 68 000 visiteurs, du 15 au 17 juin à Paris Expo Porte de Versailles (Paris 15e). Lors de cette deuxième édition, le Groupe IONIS, partenaire de l'événement, a présenté une trentaine de projets portés par ses étudiants et diplômés. L'occasion de mettre en avant les synergies entre éducation et innovation existantes entre les écoles, qui en plus de faire de IONIS Education Group la première institution de l'enseignement supérieur privé français, en font le Groupe d'enseignement leader dans les technologies informatiques et les mondes numériques. En témoignaient les très nombreux Anciens présents à ce salon, parmi les exposants et les visiteurs.

Du projet solidaire Nich, permettant de secourir les réfugiés migrants grâce au design de service (e-artsup), au serious game en réalité virtuelle Ephedra VR pour l'apprentissage des étudiants en médecine (Institut d'Innovation Informatique de l'EPITA), à la conception d'une fusée capable de transporter jusqu'à 2 000 m d'altitude des molécules pouvant déclencher la pluie HighDr'O de l'IPSA et Sup'Biotech, les étudiants et Anciens du Groupe ont couvert différents domaines d'innovation grâce à des projets dans les secteurs du transport, de l'aéronautique, de la santé, du divertissement, de la cybersécurité, de l'agriculture ou encore du digital, de la réalité augmentée, du jeu vidéo, de la robotique et de l'intelligence artificielle.








Voici les principaux projets présentés :

  • Witick : application mobile permettant d'acheter et d'utiliser un ticket de transports en commun sur son téléphone. L'utilisateur achète un titre en 1 clic puis approche son smartphone de la borne pour valider son ticket.
  • Estimeo : Estimeo note les start-ups et projets innovants de manière automatique et algorithmique en se basant sur des critères financiers et extra-financiers.
  • Incarna : à la croisée du cinéma, de l'escape Game et du jeu de rôle. Incarna est une nouvelle génération de loisir en salle.
  • Horyus : projet d'authentification objets avec puce NFC et Blockchain.
  • Helppy : montre connectée aidant les personnes handicapées ou déficientes mentales à accomplir les tâches simples du quotidien
  • La météo des chantiers : application mobile pour la Société du Grand Paris permettant à ses utilisateurs de s'informer en temps réel de ce qui se passe à côté de chez eux et de ce qui adviendra dans le futur.
  • Fréquence Running : application permettant de bâtir un plan d'entraînement personnalisé et gratuit.
  • Bonanza : plateforme pour optimiser la recherche de stages par les étudiants et construire un réseau professionnel.
  • Wellcut : en quelques clics, Wellcut permet à tous de créer très simplement et de partager immédiatement l'extrait de son moment préféré d'une vidéo en ligne.
  • Quantifly : drone détecteur de pollution de l'air.
  • Wouvy : plateforme permettant aux internautes de se réunir et de travailler ensemble sur un même support, de partager et échanger des documents. Les diverses fonctionnalités accompagnent l'équipe dans un processus de réflexion et de concrétisation.
  • Evidence : miroir connecté et interactif qui assiste le médecin et soutient les patients victimes d'un AVC durant leur phase de rééducation.
  • RailZ : application d'information des usagers par les usagers.
  • HighDr'O (fusée capable de transporter jusqu'à 2 000 m d'altitude, des molécules pouvant déclencher la pluie.
  • Realytics : analyse de la performance des campagnes publicitaires offline.
  • Victor & Charles : intelligence artificielle dédiée au personnel de l'hôtel qui prédit les envies des clients.
  • ICEboard : application mobile et web qui rassemble les acteurs, les gestionnaires et les décisionnaires dans une salle de crise virtuelle.
  • My Robotics : appareil qui, en mesurant l'évolution de la sensibilité au goût des patients, permet d'adapter la posologie de leurs traitements.
  • Cowash : pressing collaboratif.
  • Morman Design : édition de logiciels web pour les salons de coiffure.
  • Aéromate : start-up d'agriculture urbaine.







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Retrouvez le Groupe IONIS et l'ESME Sudria au salon VivaTechnology, du 15 au 17 juin 2017

  • 06/06/2017

Rendez-vous mondial, VivaTechnology s'est imposé comme l'un des événements incontournables de l'innovation. IONIS Education Group y sera présent pour sa deuxième édition, du 15 au 17 juin 2017 à Paris (parc des expositions de la porte de Versailles), sur un stand unique (B20 - espace Accelerate) pour mettre en avant l'éducation et l'innovation, symboles fort du Groupe.

viva_technology_stand_ionis_education_group_projets_presentations_juin_2017_paris_ecoles_etudiants_anciens_entrepreneurs_esme_sudria_02.jpgSur son stand, le Groupe IONIS présentera une trentaine de projets d'étudiants et d'Anciens, parmi lesquels la start-up Morman Design qui propose une plateforme permettant de gérer des files d'attente avec et sans rendez-vous. Fondée par Thibault Mannebarth et Alexis Moreau (ESME Sudria promo 2017), Morman Design est hébergée au sein de Sudri'Cub, l'incubateur de l'ESME Sudria. Au mois de mai 2017, elle a remporté le Premier Prix du Laboratoire Intelligence numérique et Data lors du 20e Symposium de l'école rassemblant les meilleurs projets des étudiants de 5e année. La start-up sera présente le samedi 17 juin sur l'Espace Edtech & Entertainment.

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VivaTechnology
Les 15, 16 et 17 juin 2017, de 8 h à 19 h à Paris Expo Porte de Versailles
B20 / Espace Accelerate
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris

Plus d'informations sur le programme complet du stand IONIS Education Group @ VivaTechnology sur le site du Groupe IONIS

Des temps forts permettront également aux professionnels (grands comptes, startuppers, journalistes, influenceurs, Anciens...) de se retrouver sur le stand du Groupe IONIS pour découvrir ou en savoir plus sur plusieurs start-ups. Un espace networking aménagé pour l'occasion recevra des entrepreneurs qui pitcheront en quelques minutes leur projet. L'objectif de ces temps forts est de favoriser l'échange avec les personnes présentes et de réfléchir ensemble à demain.

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Diplômé à la Une : Cyril Trosset (ESME Sudria promo 2014), co-fondateur et CEO d'AlertFilm

  • 05/06/2017

Diplômé à la Une est un série vidéo de témoignages d'Anciens de l'ESME Sudria mettant en avant leur parcours, leur métier ainsi que les conseils qu'ils souhaitent partager auprès des nouvelles générations d'ingénieurs formées par l'école. Découvrez dès à présent l'épisode consacré à Cyril Trosset (ESME Sudria promo 2014), co-fondateur et CEO d'AlertFilm, une start-up destinée aux cinéphiles.

Découvrez les précédents épisodes dédiés aux parcours d'Hugues de Maussion (promo 1982), DSI de Chronopost International, Élodie Dahan (ESME Sudria promo 2003), cofondatrice d'OsmoBlue ou encore d'Olivier Waldin (promo 2005), directeur général d'Homly You.

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