INGÉNIEuRS DE TOuS LES POSSIBLES
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Archives Les anciens élèves

De Bangkok à Paris : l'incroyable aventure cycliste de Victor Liautaud (ESME Sudria promo 2013)

  • 03/12/2014

En début d'année, Victor Liautaud (ESME Sudria promo 2013) et son ami d'enfance Timothée avaient une idée folle en tête : réaliser le trajet Bangkok-Paris en tandem pour médiatiser et aider l'association humanitaire Enfants du Mékong. Après six mois d'aventure, d'imprévu et presque autant de kilomètres parcourus que de souvenirs emmagasinés, le duo a enfin terminé ce fameux Projet Libellule en posant ses roues dans la capitale française le 21 octobre. Retour sur un périple sportif fort en émotions.

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Timothée et Victor

Tu as parcouru 16 000 kilomètres, dont près de 10 000 à vélo, en quasiment six mois. Pas trop crevé ?
Pas du tout ! Justement, ce qui est drôle, c'est qu'on pense qu'on va revenir fatigué d'un voyage comme celui-là alors qu'on revient en pleine forme : cela fait six mois qu'on fait du sport tous les jours.

La dernière fois qu'on parlait de toi sur le site de l'ESME Sudria, c'était au moment où ton duo s'apprêtait à traverser la Chine en remontant le Mékong. Que s'est-il passé depuis ?
On a dû malheureusement se séparer de notre tandem. Ce dernier avait plus de 10 ans et connaissait pas mal de soucis mécaniques : ses pneus ne faisaient que de se déchirer ! On a finalement réussi à pédaler jusqu'au Nord du Laos où on a commencé à chercher toutes les solutions possibles pour le « sauver » mais on s'est vite rendus compte que c'était impossible... Timothée est alors descendu à Bangkok pour renvoyer le tandem en France quand, de mon côté, je partais à Kunming en Chine en bus de nuit pour acheter deux nouveaux vélos ; ceux-là mêmes qui nous ont permis de rentrer en France.

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Le fait de passer du tandem à deux vélos a-t-il changé votre itinéraire de départ ?
Non, pas du tout. Ce qui nous faisait changer d'itinéraire, c'était les rencontres que nous faisions au fur et à mesure du trajet, que ce soit sur la route ou lors de nos pauses. On est donc passés par le Yunnan, la région culturelle du Tibet. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'en Chine, la région administrative du Tibet est assez « petite » alors qu'elle représentait quatre fois sa taille actuelle il y a quelques années. De ce fait, lorsqu'on est dans la province du Yunnan et du Sichuan, on baigne complétement dans la culture du Tibet. Là-bas, on a pédalé dans les montagnes himalayennes, en passant des cols à plus de 4 000 m d'altitude - notre hauteur maximum a été de 4 800 m !

Comment se passaient justement ces rencontres faites lors de votre périple ?
Il y avait des gens curieux qui venaient voir ce qu'il se passait mais aussi, et ce fut souvent le cas en Asie Centrale, des personnes qui nous interpellaient sur le bord de la route et nous invitaient à déjeuner, dîner ou à dormir chez eux. Ça, c'était vraiment quelque chose de fantastique : dans toute l'Asie Centrale, c'est-à-dire le Kazakhstan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan, le Turkménistan, il y a un accueil du voyageur qui est inconditionnel ! Idem pour l'Iran. Dans ces pays où la culture de l'Islam est très forte, le voyageur est considéré comme un « cadeau de Dieu » à ce qu'on nous a dit. En toute simplicité, les gens vous offrent alors leur temps et vous accueillent chez eux comme des princes.

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Tu t'attendais à un tel accueil ?
Ayant un petit peu voyagé, j'avais déjà pu voir des gens très hospitaliers. Mais à ce point-là, c'était vraiment surprenant. Si tu proposes de les aider, ils te font bien comprendre qu'ils s'occupent de tout. C'était vraiment fabuleux et même si des difficultés de langue existaient, on trouvait toujours un moyen de se faire comprendre par les gestes ou avec un terme en anglais, français ou russe. Il y a eu de très beaux échanges qui nous ont permis de mieux comprendre l'histoire des pays traversés. On a réussi à toucher du doigt certaines cultures et religions. C'est marquant.

Avais-tu une appréhension avant de pénétrer dans un pays comme l'Iran, qui ne jouit pas forcément de la meilleure des réputations ?
Je ne peux pas dire non car, quand on entend en France parler de l'Iran ou de certains pays musulmans, il y a une crainte qui existe au départ. Mais vu que beaucoup de voyageurs rencontrés nous ont dit d'aller découvrir ces pays merveilleux, cette crainte s'est vite estompée. Je pense même que l'Iran est le pays où l'on a été le mieux accueillis durant le voyage, avec de superbes discussions à chaque fois.

victor_voyage_ancien_ingenieur_asie_velo_tandem_projet_libellule_esme_sudria_03.jpgOutre les rencontres, ton aventure était belle aussi pour les paysages traversés. Quels sont ceux qui t'ont le plus marqué ?
Il y a forcément les paysages de Chine, dans la région du Yunnan et du Sichuan, où l'on côtoyait parfois des montagnes hautes de 7 000 m. Dans un genre plus désertique, tous les lieux liés à la route de la soie en Ouzbékistan, avec des monuments absolument sublimes, d'anciennes madrasas, des mosquées et mausolées faites de mosaïques, de céramiques bleu... Impossible aussi de ne pas penser à l'Europe, qui a de très belles régions à visiter à commencer par le long du Danube. En arrivant en France aussi, on observe une richesse de paysages magnifiques. D'ailleurs, on a bien pris notre temps avant d'arriver sur Paris. On voulait préparer notre retour.

Comment ça ?
Lorsqu'on termine un voyage comme celui-là, il est parfois difficile « d'atterrir ». On avait donc prévu de rester cinq jours à Zurich pour voir des amis de Timothée puis de s'arrêter une semaine à l'abbaye de Cîteaux, la maison-mère des Cisterciens, une fois arrivés en France. C'était une retraite pour réfléchir au voyage, à ce qu'on a été amené à voir, aux pays traversés... bref, pour faire le bilan et se demander quels souvenirs garder et quel message véhiculer. C'était important de ralentir le rythme pour arriver sereins et ne pas rentrer tout de suite dans le tourbillon de la vie parisienne. D'ailleurs, la dernière nuit avant d'arriver sur Paris, lorsque nous étions dans l'Essonne, nous avons été hébergés par un vieux monsieur qui avait traversé l'Afrique en stop il y a 50 ans... et qui a un petit-fils qui étudie actuellement à l'ESME Sudria ! Le hasard complet !

Justement, qu'as-tu fait depuis ton retour à Paris ?
J'ai retrouvé mes amis, ma famille et notamment mon frère qui a eu un fils pendant mon voyage ! Du coup, j'ai rencontré mon neveu pour la première fois. Ensuite, j'ai commencé à me mettre au chinois car je cherche un VIE (Volontariat International en Entreprises) en Chine pour avoir une première expérience de 2 ou 3 ans là-bas. C'est une chose à laquelle je pensais déjà quand j'étais à l'ESME Sudria. En parallèle, je prépare aussi mon projet professionnel en tant que jeune ingénieur : voir dans quels domaines me diriger et ce que cela peut m'apporter.

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« Avoir un esprit de synthèse, c'est ce qu'on apprend en école d'ingénieurs. » Vincent Cottenceau (ESME Sudria 1999), commandant de l'Armée de terre invité des Mardis de l'ingénieur

  • 07/11/2014

Ce mardi 4 novembre, Vincent Cottenceau (ESME Sudria 1999) a inauguré le premier Mardi de l'ingénieur de la saison 2014-2015. Introduit par Hervé Coum, directeur des études du 2e cycle (Ingé 2 et 3) de l'ESME Sudria, cet Ancien devenu commandant de l'Armée de terre spécialisé dans les télécommunications a démontré que beaucoup des qualités requises pour mener à bien la transformation d'une organisation sont les mêmes qu'il s'agisse d'une structure publique ou privée, petite ou grande.

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L'ingénieur, un atout pour l'armée ?
Les entreprises peuvent-elles s'inspirer de la grande muette pour leur transformation ? Selon Vincent Cottenceau, c'est plus qu'envisageable. Commandant de l'Armée de terre et ingénieur dans l'âme, cet Ancien de l'école semblait même la personne idéale pour répondre à cette question devant les professionnels et les étudiants de l'ESME Sudria réunis dans l'amphithéâtre du campus Paris-Montparnasse. « Je suis très heureux de venir parmi les "Sussus" (le surnom des membres de la grande famille de l'ESME Sudria, ndlr), une école pour laquelle j'ai gardé une grande affection, annonçait celui dont le frère, Benoît, est également un Ancien (promo 2003). Je suis encore plus heureux d'être là en tant qu'officier car les rendez-vous entre l'armée et le monde civil sont très importants : l'armée ne doit pas être coupée de la nation et doit sentir son soutien. Pour cela, il faut une connaissance mutuelle. »

L'armée, c'était une vraie vocation pour Vincent. Petit-fils de militaire, il était déjà « attiré par l'aventure » et voulait « servir » son pays avant même d'intégrer l'ESME Sudria. La culture d'ingénieur qu'il a acquise à l'école n'a d'ailleurs en rien réfréné son envie, bien au contraire : « Cette culture, avec son approche généraliste, m'a été très utile car servir dans le domaine des systèmes d'information et de communication (SIC) nécessite d'être capable de comprendre les contraintes et les impératifs des techniciens comme du commandement. Il faut établir un dialogue entre les deux pour pouvoir trouver les bonnes solutions et savoir les expliquer. Avoir un esprit de synthèse et savoir reformuler les problèmes, c'est ce qu'on apprend en école d'ingénieurs. »

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Vincent Cottenceau et Hervé Coum

Courage et exemplarité : les qualités essentielles d'un manager
Pour Vincent Cottenceau, manager une entreprise et diriger un régiment, c'est le même combat. « Il faut que le manager soit d'abord courageux et exemplaire, assurait l'intervenant devant l'auditoire. Quand je parle de courage, il s'agit également de courage intellectuel : il faut en avoir pour expliquer des réalités pas toujours très faciles et savoir tenir bon son analyse face à ses supérieurs. Expliquer son opinion à un général dans une situation de tension, ce n'est pas évident, tout comme se confronter à une situation tendue lors d'un comité de direction d'entreprise. Quant à l'exemplarité, cela ne pardonne pas : si un manager ne met pas en corrélation ses actes et paroles, le masque tombe très vite. » Et si la couardise et le manque de sérieux n'ont pas sa place dans le management, il faut également d'autres qualités pour diriger toute organisation civile comme militaire. « Le chef est celui qui montre la voie, qui a une vision et qui est capable de se concentrer sur son objectif afin de l'indiquer à ses équipes, poursuivait-il. C'est une grande partie de sa force. Il doit aussi avoir de grosses qualités d'adaptation et doit être capable de décider, d'arbitrer. On reprochera toujours plus à un chef ses indécisions plutôt que ses décisions. » Des prises de décision majeures, l'armée y est justement confrontée pratiquement chaque jour au cours de ses différentes opérations. Mais, depuis 2008 et la publication d'un nouveau Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale, elle l'est également pour pouvoir mener une restructuration en profondeur de son organisation.

Transformation de l'armée : un chantier sans précédent
Impulsée sous la présidence de Nicolas Sarkozy puis poursuivie sous la présidence actuelle de François Hollande (un nouveau Livre blanc a vu le jour en 2013), la restructuration des armées françaises représente un défi sans précédent. L'armée, qui représente actuellement le troisième budget de l'Etat derrière l'Éducation et la charge de la dette, doit ainsi digérer une importante baisse d'effectifs : d'ici 2019, près de 78 000 postes auront ainsi été supprimés pour qu'il n'en reste plus que 242 000 environ au sein du Ministère de la Défense. Un chantier important qui, comme pour toute entreprise, s'accompagne de transformations à toutes les strates de l'organisation. « Il faut agir ensemble, autrement et au mieux », précisait ainsi Vincent Cottenceau, citant au mot près le chef d'état-major des armées, Pierre de Villiers.

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Selon l'intervenant, l'armée doit ainsi repenser toutes ses stratégies internes en maintenant ses opérations actuelles. À commencer par sa gestion des ressources humaines. « Il faut se poser les bonnes questions : qui faire partir et comment ? Ce n'est pas évident, sachant que l'armée compte continuer à recruter près de 20000 hommes par an pour maintenir la jeunesse de ses effectifs. » La transformation doit aussi s'opérer « au niveau des infrastructures, avec la dissolution d'unités et de régiments malgré le fort attachement que peuvent avoir les militaires à leur sujet », mais également « au niveau du matériel car il convient de mettre en place une politique particulière d'emploi et de gestion des parcs. » Tout comme la réduction des effectifs qui s'inscrit dans une logique de restriction budgétaire, les armées n'échappent pas à « des arbitrages complexes sur les programmes d'armement », ce qui entraîne des baisses et des étalements de commandes à faire coïncider avec le respect des « contrats passés avec les industriels de la Défense ». Enfin, Vincent Cottenceau rappelait que l'organisation du commandement allait elle-même évoluer. Le symbole le plus parlant restant la mise en œuvre « du projet Balard, cette sorte de Pentagone à la française qui concentrera à Paris la partie commandement des armées et du ministère en réunissant plus de 9000 hommes ». De quoi inspirer toute structure pour sa prochaine réorganisation. Car si l'armée arrive à conduire ces changements en étant toujours opérationnelle, il n'y a pas de raison que les autres entreprises, petites ou grandes, n'y arrivent pas. Avec l'aide des ingénieurs, bien sûr.

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L'ESME Sudria participait aux 20 km de Paris

  • 28/10/2014

Organisée le dimanche 12 octobre, la 36e édition des 20 km de Paris a enregistré la participation d'une équipe composée d'étudiants, d'apprentis et d'Anciens de l'ESME Sudria. Bien que la victoire finale n'ait pas été celle d'un représentant de l'école, cette initiative a été une belle réussite, comme l'explique Olivier Suze (ESME Sudria promo 2015), membre du Club des Ingénieurs Apprentis de l'ESME Sudria en charge de la communication et l'un des instigateurs de ce regroupement.

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Olivier Suze

Après un BTS, Olivier Suze a intégré le cycle apprentissage de l'ESME Sudria en 2012 pour continuer ses études en étant proche de l'entreprise. « Ce n'est pas forcément "facile" car il faut jongler entre les périodes en entreprise et à l'école, mais cela reste un plus pour moi, confie l'apprenti. Ça offre la possibilité de voir des choses différentes, entre l'ESME Sudria qui permet d'acquérir des connaissances théoriques et l'entreprise qui me permet de me plonger directement dans le monde professionnel et de déjà goûter à ce que je souhaite faire plus tard. » Aujourd'hui apprenti ingénieur bureau d'études au sein d'Actenium, une filiale du groupe Vinci, en Haute-Normandie, Olivier apprécie particulièrement son rôle qui consiste à faire les études des projets destinés à se traduire par des installations électriques dans le tertiaire. « Ça me plaît : je commence toujours directement l'étude avec la relation client, puis fais le schéma électrique et la programmation, pour ensuite lancer les personnes sur le chantier et être au courant de son évolution. Plus tard, je me vois bien rester dans ce domaine. » Pour autant, si son travail au sein d'Actenium s'avère prenant, Olivier n'en oublie pas pour autant son parcours étudiant. Impliqué au sein du Club des Ingénieurs Apprentis de l'ESME Sudria, une association créée en 2011 pour fédérer les apprentis entre eux, mais également les rapprocher des autres étudiants, il fait partie des apprentis à l'origine de la participation de l'école à la dernière édition en date des 20 km de Paris.

esme_sudria_club_ingenieurs_apprentis_course_20km_paris_anciens_etudiants_02.jpgPlus d'une vingtaine d'étudiants, d'apprentis et d'Anciens réunis pour la course
« Tout a commencé en avril, explique Olivier. Avec ma classe, nous étions tombés sur un article annonçant l'événement et nous nous étions dit que nous allions y participer ensemble. Nous avons essayé de monter un groupe mais, comme il fallait que celui-ci soit composé de plus de 20 personnes, nous avons décidé de l'ouvrir à toute l'école, en passant par les différentes associations étudiantes mais aussi par l'association Ingénieurs ESME-Sudria. Cette dernière nous a suggéré d'inviter également les Anciens. On aurait même pu avoir des enseignants mais nous nous y sommes pris un peu tard. » Au final, les efforts d'Olivier ont payé puisque pas moins de 27 coureurs - des étudiants, des apprentis et des Anciens - s'étaient inscrits pour le jour J. « Mis à part deux coureurs qui ont malheureusement dû déclarer forfait avant le départ et un autre qui a dû abandonner à mi-parcours, tout le monde a terminé la course et rempli ses objectifs, se réjouit Olivier, satisfait. Au sein de notre groupe, c'est un étudiant de 5e année, Jean-Baptiste Chirol (ESME Sudria promo 2015), qui a réalisé la meilleure performance, en 1 h 12 min. Quant à moi, comme j'avais déjà fait les 20 km il y a quatre ans, j'avais pour objectif de faire moins que mon précédent temps qui était d'environ 2 h 30 min... et j'ai fait 2 h 16 min. Mission accomplie ! » Autre motif de satisfaction aux yeux d'Olivier, « les retours des participants » qui ont apprécié de pouvoir se rencontrer dans un cadre différent et tisser des liens entre deux foulées. Ainsi, à l'entendre, il ne serait pas rare de voir le Club des Ingénieurs Apprentis participer « à de nouvelles courses en compagnie d'étudiants et d'Anciens ». Un bon départ, assurément.

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Les Mardis de l'ingénieur vous donnent rendez-vous

  • 22/10/2014

Après avoir abordé la guerre électronique, la place de l'ingénieur dans l'entreprise, la conquête technologique de Mars ou encore les bouleversements touchant le secteur des télécommunications l'année passée, les Mardis de l'ingénieur de l'ESME Sudria reprennent du service ! Pour ce premier rendez-vous de cette nouvelle saison de conférences, l'école reçoit Vincent Cottenceau (ESME Sudria promo 1999), commandant de l'Armée de terre, et se demande si l'approche du management et de la transformation dans l'armée peuvent inspirer les entreprises « traditionnelles ». Cela se passera le 4 novembre de 19 h à 20 h à l'ESME Sudria Paris-Montparnasse.

mardis-ingenieur_commandant_armee_management_transformation_conference_01.jpgFace à l'évolution des technologies et du marché, toutes les organisations sont confrontées à la transformation et, bien que bénéficiant d'un statut particulier en comparaison aux entreprises dites « traditionnelles », l'armée ne déroge pas à la règle. Renouvellement des équipements, gestion des ressources humaines, maîtrise du budget... les domaines à prendre en compte ne différent pas et représentent des enjeux toujours plus importants. C'est dans ce contexte que le commandant Vincent Cottenceau exposera les différentes étapes à suivre pour réorganiser une structure comme l'Armée de terre et gagner en performance.

mardis-ingenieur_commandant_armee_management_transformation_conference_02.jpgA propos de Vincent Cottenceau
Vincent Cottenceau débute sa carrière en tant qu'ingénieur support avant-vente chez Alcatel Business Système. En 2000, il rejoint l'armée française où il occupe des postes de commandement dans différentes unités opérationnelles et participe à trois opérations extérieures. En 2010, il est affecté à l'état-major des armées à Paris où il est en charge des systèmes d'information et de communication. En 2012, il sert comme officier traitant à la représentation permanente de la France au siège de l'OTAN à Bruxelles avant de suivre le cours de l'Ecole de Guerre à Paris en 2013 et 2014. Aujourd'hui commandant, il est titulaire de plusieurs décorations dont la Croix du Combattant.

Les Mardis de l'ingénieur avec Vincent Cottenceau
Thématique : « Management et transformation dans l'armée : comment optimiser les performances tout en rénovant son organisation ? »
Le 4 novembre à 19 h à l'ESME Sudria - Paris-Montparnasse.
40-42 rue du Docteur Roux
75015 Paris
Pour vous inscrire, merci de remplir le formulaire en ligne
Contacts : communication@esme.fr - 01.56.20.62.48


Les Mardis de l'ingénieur sont un cycle de conférences à destination des futurs ingénieurs formés par l'ESME Sudria. L'école accueille une personnalité importante notamment dans les champs scientifique, économique ou managérial. Ces échanges sont l'occasion pour les étudiants de mieux appréhender la place qu'ils occuperont dans les entreprises, où dynamisme et innovation sont de mise.

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Le lead planner selon Thomas Lorineau (promo 2012)

  • 18/08/2014

Plusieurs possibilités de carrière s'offrent aux diplômés de l'ESME Sudria qui souhaitent mettre à profit leurs connaissances en ingénierie sans pour autant exercer un métier trop technique à leur goût. Parmi celles-ci, le métier de lead planner qui nécessite également un profil managérial. Consultant chez Eurogiciel depuis février 2013, Thomas Lorineau (ESME Sudria promo 2012) occupe justement ce poste-là pour Amadeus, le leader mondial des solutions de traitement des réservations pour l'industrie du voyage. Il nous dévoile les facettes de ce métier éminemment stratégique pour le bon fonctionnement de l'entreprise.

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Chaque année, certains étudiants de 5e année de l'ESME Sudria décident de réaliser un double cursus en ingénierie et management avec l'ISG. Ce choix, Thomas Lorineau l'a fait en 2012 en effectuant le MBA Conseil en organisation et Gestion du changement proposé par l'école de commerce. « Je n'avais pas spécialement envie de commencer ma vie active dans un métier trop technique, explique Thomas. Je voulais un métier plus fonctionnel, lié à la gestion de projets. Je pensais que le double diplôme avec l'ISG permettrait plus facilement de me faire recruter sur un métier plus axé sur le management... et c'est effectivement ce qui s'est passé ! » Désormais lead planner au sein de la société de logiciels de réservation Amadeus, Thomas évolue ainsi toujours « dans un environnement technique » sans pour autant faire partie des développeurs avec qui il travaille et dialogue fréquemment. « Ce que j'ai particulièrement apprécié à l'ESME Sudria, c'est le fait d'avoir reçu un enseignement généraliste et qu'on nous a aussi appris à apprendre, assure-t-il. Ce bagage me permet de comprendre ce que les développeurs me racontent et de m'adapter : je peux comprendre le monde de l'IT mais aussi celui de télécommunications ou celui des systèmes embarqués. La formation ouvre beaucoup de portes. »

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Quelle est la différence entre un planner et un lead planner ?
Au sein d'Amadeus, le planner est celui qui va implanter des processus de planning et faire du coaching pour que les managers des équipes utilisant le logiciel Microsoft Project puissent comprendre son fonctionnement. Il met ensuite en place des outils de reporting pour, à partir des informations rentrées dans le logiciel, avoir des indicateurs à fournir aux chefs de projets. Le but, c'est de suivre les activités, de s'assurer que les managers des équipes formalisent ces dernières et tiennent les dates. Le tout sans oublier d'identifier - et de comprendre - les retards et les risques.
Le lead planner est quant à lui directement rattaché à un chef de projets. Pour fournir des indicateurs directement aux chefs de projets pour consolider les reportings, il utilise énormément la remontée d'informations : chaque planner fait son travail et ensuite le lead planner va coordonner les activités de planning, vérifier et contrôler la coordination des planners. En gros, le lead planner contrôle le bon travail des planners, consolide ensuite ces informations auprès des chefs de projets pour proposer des améliorations.

Quels sont les principaux défis liés à ce métier ?
Il y a d'abord la gestion du changement. Le lead planner essaye d'implanter des façons de faire, des process, qui ne sont pas forcément dans la culture de l'entreprise. Cela peut correspondre à l'utilisation de plannings, d'outils particuliers, de « feuilles de temps / timesheets », etc. L'idée, c'est d'implémenter et trouver des moyens autour de la gestion du changement pour faire adhérer les managers des équipes.
La volumétrie représente l'autre grand défi ce métier : chaque planner ayant une vingtaine d'équipes à suivre composées d'une dizaine de personnes, on arrive assez rapidement à des nombres importants ! Pour donner une idée, Amadeus emploie près de 5 000 personnes à Nice et 10 000 dans le monde, dont près de 3 500 personnes pour la seule branche R&D dont je fais partie. Et comme l'objectif est que chaque personne ne fasse pas son reporting en local, il faut arriver à uniformiser un peu tout le monde pour que chacun fasse un reporting consolidable à haut niveau afin qu'on puisse en extraire des informations pertinentes et communiquer au top management de l'entreprise.

À quoi ressemble le quotidien d'un lead planner ?
C'est beaucoup de réunions avec les managers des équipes pour leur présenter les process et les faire adhérer. Typiquement, l'apprentissage que j'ai eu lors de mon MBA à l'ISG est très utile au quotidien pour cela : il me permet de savoir comment faire face à des personnes qui sont plutôt réfractaires au changement comme celles qui y sont favorables. D'autant que nous sommes dans une entreprise qui est très internationalisée : nous avons beaucoup de réunions en anglais. Le côté animation de réunions en français et en anglais est aussi très formateur et fait partie des composantes du métier, cela représente près de 35 % de notre temps.

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Le réseau des diplômés : un atout de plus 1/2

  • 12/08/2014

Depuis cette année, Dominique Steve (ESME Sudria promo 1986) succède à Philippe Deltombes (ESME Sudria promo 1972) à la présidence de l'association Ingénieurs ESME-Sudria. Cet ingénieur est également dirigeant d'Arcenza, sa propre société de conseil en systèmes et logiciels informatiques, qu'il a créé en 2007 après un parcours professionnel riche et varié comme salarié d'entreprises du secteur des logiciels. Dans sa transition du salariat à l'entrepreneuriat, il a bénéficié d'éclairages avisés des diplômés de l'ESME Sudria et revient justement sur son expérience auprès de l'association Ingénieurs ESME-Sudria, ainsi que sur la place de plus en plus importante que prennent les réseaux dans le monde professionnel.

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En quoi cultiver le réseau des diplômés est important pour les étudiants passés, actuels et futurs de l'ESME Sudria ?
Les réseaux professionnels ont toujours joué un rôle clé dans la réussite et le développement de la carrière professionnelle. C'est encore plus vrai aujourd'hui où les secteurs d'activité sont mondialisés, se restructurent fréquemment et où les entreprises sont fortement connectées à leurs clients, leurs partenaires, leurs fournisseurs, voire à leurs concurrents dans des joint-ventures sur certains territoires. Les ingénieurs sont donc naturellement amenés à posséder un réseau de relations au sein de leur entreprise et de ses partenaires. Pourtant, ce n'est pas suffisant : il est nécessaire d'adopter une démarche active et construite de développement et d'entretien de son réseau afin d'y apporter trois composantes essentielles : un réseau de pairs avec qui partager une expertise, des problématiques et valider son expérience professionnelle, un réseau plus éclectique où puiser des solutions innovantes et des idées nouvelles mais aussi un réseau d'amis pour se ressourcer (le fameux « modern posse » introduit par Lynda Gratton de la London Business School). Le réseau Ingénieurs ESME-Sudria, constitué de diplômés aux parcours très différents dans une grande diversité de secteurs professionnels, offre une source incontestable de rencontres et d'échanges dans ces trois dimensions.
C'est en particulier une des rares opportunités ouvertes à celui qui envisage une réorientation de carrière ou une reconversion professionnelle et qui se retrouve impuissant face à son réseau d'entreprise et aux recruteurs qui le confinent tous deux dans son domaine d'expertise et dans la valorisation de son expérience professionnelle acquise.
Personnellement, c'est la richesse que j'ai immédiatement constatée quand j'ai démarré mon projet de création d'entreprise. La création d'entreprise nous confronte à des problématiques qu'on ne peut facilement résoudre sans sortir de l'état d'esprit du salarié. En me rapprochant du réseau des dirigeants et créateurs d'entreprises de mon association de diplômés, et en rencontrant des chefs d'entreprises en activité ou retraités, j'ai obtenu des clés inestimables pour traiter plusieurs sujets sur lesquels je bloquais.

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Le bureau 2014-2015 de l'association Ingénieurs ESME Sudria
De gauche à droite : Michel Mazzella (secrétaire général adjoint), Olivier Destang (vice-président, Carrière), Bernard Vetter (vice-président, Réseau), Dominique Steve (président), Yves Moulin (trésorier), Catherine Gautier de la Plaine (vice-présidente, Communication) et Alain Leloup (secrétaire général, Groupes régionaux et étrangers)

Depuis combien de temps êtes-vous impliqué dans l'association des diplômés ?
Je le suis véritablement depuis 2004. Après mon diplôme en 1986, j'ai suivi le parcours normal d'un ingénieur, si tant est qu'il en existe un, et j'ai été très vite pris, comme la majorité des ingénieurs de l'ESME Sudria, par une vie professionnelle internationale intense. À cette époque, il me semblait que je n'avais pas assez de temps pour l'association et pour son réseau de diplômés. En réalité, j'avais une vision très naïve du réseau et je n'avais pas eu la chance d'être éclairé sur sa valeur et sur la façon de le développer et de l'utiliser. Heureusement, ça n'est plus le cas pour les plus jeunes générations. Quoiqu'il en soit, tout a changé en 2004, quand j'ai commencé à m'intéresser à l'entrepreneuriat. Je recherchais un guide de cuisine, une validation économique de mon projet, mais je souhaitais aussi inconsciemment me conforter dans la légitimité de ma démarche. C'est pourquoi j'ai rapidement ressenti une plus grande proximité avec le service proposé par mon association de diplômés qu'avec les organismes d'aide à la création d'entreprise institutionnels qui m'ont aussi apporté une aide utile. Mon attrait pour l'association est donc d'abord réapparu dans le cadre d'une recherche de service. Mais j'ai ensuite rapidement découvert la richesse, la qualité et la diversité de notre réseau. Et enfin, ce sont les échanges et les relations d'amitié que j'ai noués avec ses nombreux bénévoles qui m'ont durablement lié à l'association.

Retrouvez la deuxième partie de notre entretien avec Dominique Steve

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Le réseau des diplômés : un atout de plus 2/2

  • 12/08/2014

Depuis cette année, Dominique Steve (ESME Sudria promo 1986) succède à Philippe Deltombes (ESME Sudria promo 1972) à la présidence de l'association Ingénieurs ESME-Sudria. Cet ingénieur est également dirigeant d'Arcenza, sa propre société de conseil en systèmes et logiciels informatiques, qu'il a créé en 2007 après un parcours professionnel riche et varié comme salarié d'entreprises du secteur des logiciels. Dans sa transition du salariat à l'entrepreneuriat, il a bénéficié d'éclairages avisés des diplômés de l'ESME Sudria et revient justement sur son expérience auprès de l'association Ingénieurs ESME-Sudria, ainsi que sur la place de plus en plus importante que prennent les réseaux dans le monde professionnel.

Retrouvez la première partie de notre entretien avec Dominique Steve

association_anciens_ingenieurs_esme_sudria_entretien_president_dominique_steve_01.jpgDurant votre carrière, vous avez respectivement été ingénieur de recherche, ingénieur de développement, Technical Lead puis directeur à différents niveaux en entreprise avant de créer votre société. Au final, qu'est-ce qu'être un ingénieur selon vous ? Est-ce que cela représente un mélange de ces différents profils ou est-ce d'être capable justement de pouvoir se diriger vers d'autres horizons ?
Je pense que le profil d'ingénieur est multiforme et je suis toujours étonné de voir combien nos rôles et nos responsabilités peuvent varier. Mais je crois fondamentalement que le rôle distinctif de l'ingénieur est de faire le lien entre les besoins de la société au sens large - captés par les services marketing de l'entreprise - et les technologies de pointe développées par les experts, qui donnent accès à de nouveaux produits et à de nouvelles capacités d'industrialisation. L'ingénieur est donc un vecteur essentiel d'innovation et de croissance économique.
Il exerce un métier complexe, nécessitant une grande ouverture d'esprit, une capacité à apprendre, à trouver des solutions, à piloter des projets, à manager et à communiquer, mais qui, de par ses caractéristiques, apporte énormément de satisfaction personnelle.
Je considère d'ailleurs que ma propre carrière d'ingénieur reflète bien cette définition. Après l'ESME Sudria, j'ai pris la voie de l'expertise en logiciel d'abord par un DEA en informatique puis en rejoignant un programme de recherche de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) associant des chercheurs et des industriels. J'ai mis à profit cette expérience en recherche en participant, comme ingénieur de développement logiciel et responsable de projets, à l'entreprise qui a essaimé de ce projet. Par la suite, j'ai rejoint d'autres éditeurs de logiciels où j'ai évolué dans l'encadrement technique, l'encadrement humain et enfin l'encadrement d'activités. J'ai ainsi été associé à des aventures industrielles extrêmement motivantes au sein d'équipes internationales, dans des projets à forte composante d'innovation conduisant, dans le cas de l'entreprise Business Objects, à un leader mondial, en relation avec des clients stratégiques en Europe, aux Etats-Unis et au Japon.
La relation à l'international en expatriation ou au travers des filiales, partenaires et clients de l'entreprise est d'ailleurs une composante omniprésente de la fonction d'ingénieur qu'aucun étudiant ne peut se permettre d'ignorer tant sur le plan de la langue, que de la culture, des modes de pensée et de raisonnement, de l'histoire et de l'économie.

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Dominique Steve lors de la cérémonie de remise des titres de la promotion 2013

La création d'entreprise est-elle incontournable pour les ingénieurs ?
L'ingénieur est indispensable à la création d'entreprise et surtout à la création d'entreprise innovante. C'est essentiel pour nos économies occidentales, fortement dépendantes d'activités à forte valeur ajoutée, dans la compétition mondiale. Il est donc important que nos futurs ingénieurs soient confrontés à l'entrepreneuriat durant leur cursus ; d'autant que l'entrepreneuriat s'avère un excellent moyen d'ouvrir l'ingénieur sur les problématiques plus larges du fonctionnement de l'entreprise.
Pour autant, ne faisons pas d'une nécessité économique et d'une valorisation nouvelle de l'entrepreneur dans notre société, l'unique voie pour nos ingénieurs, comme ça l'a été pour les carrières dans les grands groupes industriels lorsque j'ai été diplômé. Tout jeune ingénieur n'est pas prêt ou motivé par la création d'entreprise. Il aura cependant de multiples opportunités de se développer au sein d'entreprises de tailles diverses, y compris des start-ups ou de jeunes entreprises de croissance. Il pourra aussi s'engager dans l'intraprenariat au sein de grands groupes, et éventuellement le moment venu, faire le choix de créer sa propre structure ou de reprendre une entreprise existante.

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Des after works pour les étudiants lyonnais

  • 18/06/2014

Après Paris, c'est au tour de l'ESME Sudria Lyon d'accueillir régulièrement des after works où Anciens, promotions actuelles et membres de l'administration se réunissent. À l'initiative de ces rendez-vous conviviaux se trouve le Club de communication monté par des étudiants du campus lyonnais.

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Jérémie Bartak (ESME Sudria promo 2017) est à l'origine de ces after works qu'il organise avec les autres membres du Club de communication du campus de Lyon. « Etant parisien, je profitais des vacances scolaires pour participer aux after works qu'organisait l'ESME Sudria, explique-t-il. Je trouvais très sympathique le fait de pouvoir rencontrer d'autres étudiants mais aussi des Anciens. L'ESME Sudria est, au-delà d'une école, une grande famille et je voulais que cela se traduise également à Lyon car, en deux ans, nous n'avions finalement pu rencontrer les Anciens qu'à de très rares occasions. Avec une amie, nous avons donc pris la décision d'organiser ces after works dans ce but. » Inspiré par l'organisation des rendez-vous parisiens, Jérémie voulait donc instaurer cette même tradition près de son campus pour renforcer les liens entre les différentes promotions mais aussi permettre aux étudiants de comprendre davantage le rôle des ingénieurs et commencer à tisser leur réseau professionnel dans un contexte plus détendu. « Ces rencontres informelles ont plusieurs avantages, assure Jérémie. On peut y récupérer des contacts utiles mais surtout découvrir les métiers des Anciens. Cela permet de ce que les diplômés font, comment ils ont obtenu leur poste actuel et quels postes ils peuvent atteindre par la suite. Un ingénieur nous a même confié utiliser tous les jours pour son travail une formule apprise à l'ESME Sudria lors de sa 4e année ! » Réunissant à chaque fois plus d'une vingtaine d'étudiants, les after works lyonnais reprendront en septembre au rythme d'un rendez-vous par mois après trois premières éditions réussies en mars, avril et mai.


Découvrez le Club de communication lyonnais
Relié à la communication de l'ESME Sudria Lyon, le Club de communication réunit des étudiants motivés souhaitant participer au rayonnement de l'école. Dépendant de l'administration et placé sous la responsabilité de Marine Inglebert, responsable des admissions et du développement du campus lyonnais, il permet à ses membres de prendre part à plusieurs missions en plus de l'organisation des after works. Les étudiants peuvent ainsi aider les équipes à mettre en place la promotion et la logistique des conférences organisées, que celles-ci se déroulent à l'école ou soient retransmises depuis les campus lillois et parisiens, et participer aux différents salons étudiants.

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Revivez en vidéo la remise des titres

  • 03/06/2014

Le 11 avril dernier, les étudiants de l'ESME Sudria de la promotion 2013 se donnaient rendez-vous à la Maison de l'Unesco pour recevoir leur titre d'ingénieur en présence de la direction du Groupe IONIS, des équipes de l'école, des Anciens et, bien sûr, de leurs proches venus célébrer l'événement. Revivez en vidéo cette cérémonie qui restera gravée dans les mémoires des diplômés.

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3 enjeux majeurs pour les télécommunications

  • 13/05/2014

Pour son dernier Mardi de l'Ingénieur de la saison 2013-2014, l'ESME Sudria recevait un Ancien de l'école : Éric Haentjens (ESME Sudria promo 1982). Aujourd'hui directeur général adjoint Finances, RH & Stratégie de Bouygues Telecom, cet invité revenait sur les principaux enjeux liés aux bouleversements technologiques qui agitent le secteur des télécommunications. Organisée le 6 mai au campus Paris - Montparnasse et retransmise dans les campus d'Ivry-sur-Seine et de Lille, cette conférence pouvait intéresser les étudiants suivant déjà ou souhaitant suivre la majeure Réseaux et Télécommunications que propose l'école.


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  • 1. Les enjeux « business »
    Les enjeux des télécommunications sont économiques car « le monde est devenu une petite planète Web »« tout est digitalisé » et où « on peut tout trouver en temps réel ». La digitalisation est également à l'origine d'un « nouveau volet de la mondialisation » : elle pousse de plus en plus d'entreprises à sous-traiter des tâches informatiques dans d'autres pays (« IBM a plus de collaborateurs en Inde qu'ailleurs ») et participe « à une augmentation de la migration de la valeur vers l'immatériel » à travers le développement du cloud. Ce changement radical avec les années 50/60, qui plaçaient le hardware en haut de la pyramide des valeurs, est probablement la source d'un « déséquilibre », lui-même « à la base des crises financières » qui font tanguer « le monde depuis 20 ans ».

  • 2. Les enjeux sociétaux
    Les enjeux sont aussi sociétaux car la génération des digital natives pose plusieurs questions capitales. Mais plus encore que « l'inquiétante disparition de l'anonymat », c'est bien la question de l'accès à la connaissance qui interpelle Éric Haentjens : « Comme nous sommes toujours connectés, entre les personnes mais aussi avec Internet, et nous n'avons visiblement plus besoin d'apprendre par cœur car toutes les informations sont accessibles en deux clics. Cela pose donc un problème, celui de l'accès à la connaissance... qui n'est pas l'accès au savoir ! On a besoin d'autres capacités intellectuelles pour interpréter ces connaissances. » La problématique « du savoir du demain pour les jeunes du monde entier » représente donc « un défi » de taille auquel se confronte déjà « l'émergence des MOOC ».

  • 3. Les enjeux nationaux
    Enfin, les enjeux sont également nationaux car l'évolution des télécommunications concerne directement « les États dépassés » face à la dérégulation. Ainsi, si les nations sont organisées sur la question de la régulation « des infrastructures télécom » et « des fréquences utilisées par des réseaux radio » avec des règles de concurrence très strictes, elles semblent désarmées face aux « fameux acteurs Over-the-top » (OTT) que sont Google, Apple, Amazon ou Facebook qui reconstituent « des monopoles à l'échelle mondiale ». « Les États ne peuvent rien, expliquait Éric Haentjens. De gros groupes font fi des fiscalités locales et vendent quand même leurs produits. Il n'y a pas de respect de la souveraineté des États et c'est pareil en ce qui concerne le droit du travail avec les délocalisations offshore. Cela montre qu'Internet est plus puissant que le pouvoir politique. Les jeunes vont être confrontés à ces problèmes de vie en démocratie liés à la technologie et vont devoir les régler. »

mardi_inge_telecom02.jpgOù iront les futurs ingénieurs en télécommunications ?
Face à tous ces bouleversements et aux enjeux capitaux liés aux télécommunications, quid de la place des ingénieurs de demain spécialisés en la matière ? Pour l'invité, ces derniers auront cinq destinations possibles : les infrastructures (« la mise en place de nouvelle technologie tous les 4-5 ans passe forcément par ces dernières »), les opérateurs (« à éviter, vu la crise, mais peut-être que nous nous dirigeons vers des réseaux du futurs, menés par un ou deux opérateurs qui auraient racheté les autres »), les fournisseurs d'équipements (« il faudra pour cela apprendre le mandarin car nous sommes face à un oligopole chinois »), les acteurs OTT (« ils sont peu nombreux mais trustent une partie gigantesque des valeurs échangées sur le Web et seront très difficiles à détrôner ») et les entreprises du Web (« car il reste encore beaucoup à inventer et que des exemples comme Melty montrent qu'il est possible d'avoir une croissance vertigineuse »).


A propos d'Éric Haentjens
De par son parcours, Éric Haentjens est un observateur avisé du monde des télécommunications. Diplômé de l'ESME Sudria en 1982 puis de l'IAE l'année suivante, il rejoint Bouygues en 1985, « séduit par la modernité et l'ambition » affichées par le groupe alors spécialisé dans le BTP. En 1996, il rejoint la jeune filiale Bouygues Telecom (crée deux ans auparavant), l'année de son apparition sur le marché des opérateurs de téléphonie mobile. Depuis, Éric Haentjens suit de près les nombreuses évolutions qui bouleversent le secteur tout comme les habitudes des consommateurs.


Les Mardis de l'ingénieur sont un cycle de conférence à destination des futurs ingénieurs formés par l'ESME Sudria. L'école accueille une personnalité importante notamment dans les champs scientifique, économique ou managérial. Ces échanges sont l'occasion pour les étudiants de mieux appréhender la place qu'ils occuperont dans les entreprises, où dynamisme et innovation sont de mise. Retrouvez les précédentes interventions d'Olivier Terrien sur la « guerre électronique »d'Hervé Guillou sur « la cyber-sécurité »de Vincent Bouatou sur « la place de l'ingénieur dans l'entreprise » et d'Alain Souchier sur « la conquête technologique de mars ».

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