INGÉNIEuRS DE TOuS LES POSSIBLES
École d'Ingénieurs reconnue par l'État depuis 1922
Diplôme d'Ingénieur habilité par la CTI
Membre de la Conférence des Grandes Écoles (CGE)
Membre de l'Union des Grandes Écoles Indépendantes (UGEI)

Le blog de l'ESME Sudria

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Archives Relations entreprises

De Japon à Singapour, en passant par l'ESME Sudria : découvrez le parcours de Sandra Ramaswami (promo 2017), auteure d'une première publication scientifique

  • 18/09/2017

Sandra Ramaswami (ESME Sudria promo 2017) vient de terminer son cursus spécialisé en télécommunications et Internet of Things. Mais si cette ingénieure « made in ESME Sudria » fait aujourd'hui parler d'elle, ce n'est pas pour la fin de son passage au sein de l'école, mais parce qu'elle est l'auteure principale d'une publication scientifique présentée lors de l'European Signal Processing Conference (EUSIPCO) 2017 organisé cet été en Grèce. Cette publication concerne les recherches en traitement du signal qu'elle a menées en 2016 au sein de l'entreprise Hitachi Ltd à Tokyo, dans le cadre du programme Vulcanus auquel elle participait. Une jolie récompense sur laquelle revient l'intéressée.

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Sandra Ramaswami

Comment as-tu vécu ces quelques mois passés au Japon ?
Pour moi, le programme Vulcanus s'est achevé le 30 août 2016, à mon retour en France. C'était la troisième fois que je me rendais au Japon. Du coup, je n'étais pas tellement dépaysée - j'appréciais déjà énormément la vie quotidienne sur place et m'y acclimatais même très bien. Par contre, ce programme m'a permis de découvrir un tout autre univers : le monde du travail japonais et ses business manners. J'en garde un très bon souvenir.

Quelles sont ces fameuses business manners ?
Au niveau du travail, la culture d'entreprise chez Hitachi Ltd est très portée sur l'autonomie. Ainsi, je n'évoluais pas au sein d'une équipe : mon tuteur de stage me donnait des missions que je devais ensuite réaliser de manière indépendante. Je travaillais dans un cadre de travail assez strict avec des horaires très précis. La journée commence à 8 h 30 du matin - elle s'accompagne d'une sonnerie ! - et se termine 17 h, avec une pause de 45 minutes, pas une de plus. Contrairement en France, les longues pauses café ne sont pas fréquentes là-bas. C'est le travail qui prime. Néanmoins, Hitachi Ltd mettait un point d'honneur à conserver une bonne ambiance générale que l'on pouvait observer à travers des événements organisés par l'entreprise. Ainsi, j'ai pu participer à un marathon déguisé, des ateliers d'échanges pour les internationaux, des afterworks dans les restaurants du coin et même une compétition d'avions en papier !

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Sandra entourée du groupe Vulcanus lors d'une présentation officielle

Chez Hitachi Ltd, tes travaux concernaient le traitement du signal. Peux-tu développer ?
J'ai fait beaucoup d'informatique autour de cette thématique sur laquelle j'avais déjà pu travailler à l'école. Avec mon tuteur de stage, j'ai ainsi écrit et développé un algorithme nommé ADMM-Based Audio Reconstruction for Low-Cost-Sound-Monitoring, permettant de récupérer un signal audio soit détérioré, soit incomplet, afin de le reconstruire malgré le peu d'informations disponibles. Son fonctionnement et son utilité, ainsi que les tests réalisés pour attester de son efficacité, sont d'ailleurs présents dans la publication présentée lors de l'EUSIPCO.

Justement, t'attendais-tu à devenir auteure d'une publication scientifique pendant tes études ?
Pas du tout ! D'ailleurs, ce n'était même pas mon ambition au départ : quand j'avais postulé pour suivre le programme Vulcanus et travailler chez Hitachi Ltd, je pensais d'abord à vivre une expérience professionnelle à l'étranger. J'étais très loin d'imaginer que mon superviseur verrait un tel potentiel dans mes travaux et me proposerait de travailler sur l'écriture d'un article sur cet algorithme. Sa rédaction a commencé au Japon et s'est poursuivie en France, en parallèle de ma dernière année d'études. Mon superviseur et moi avions gardé contact pour le retravailler au fur et à mesure et ensuite le soumettre à différentes conférences. C'est d'ailleurs lui qui s'est rendu en Grèce pour présenter nos recherches lors de l'EUSIPCO.

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Un petit événement de « hanami » (soit un afterwork sous les cerisiers) organisé par l'équipe de Sandra chez Hitachi Ltd

Cette expérience enrichissante au Japon t'a-t-elle confortée dans l'idée de repartir à l'étranger ?
Oui. Pour tout dire, je suis même retournée en Asie depuis quelques jours ! Par contre, je ne suis pas au Japon cette fois-ci, mais à Singapour où j'effectue un Master spécialisé en conseil et stratégie proposé par l'ESSEC. Ce choix de cursus n'est pas anodin : il fait suite à mon stage de fin d'études réalisé chez CGI Business Consulting. Cela me semble une bonne façon de concilier mon attrait pour le conseil, qui permet de diversifier les sujets et les environnements de travail tout en se positionnant sur un aspect moins technique et plus économique, et mon envie de découvrir encore davantage l'Asie !

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Un lever de soleil au sommet du Mont Fuji, immortalisé par la jeune ingénieure

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Vidéo : Didier Pagnoux, CEO du World Class Center IoT d'Altran, invité des Mardis de l'ingénieur

  • 16/08/2017

Pour aborder avec ses étudiants les contours d'une 4e révolution industrielle déjà en marche, l'ESME Sudria a conclu la saison 2016-2017 des Mardis de l'ingénieur en invitant Didier Pagnoux, CEO du World Class Center IoT d'Altran, pour une conférence dédiée à l'usine du futur. Dans cette vidéo, ce professionnel aguerri revient sur cet événement et partage sa vision de l'ESME Sudria.

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Parcours Ingénierie & innovation : quand les 1res années de l'ESME Sudria Paris deviennent des makers

  • 31/07/2017

Depuis la rentrée 2016-2017, l'ESME Sudria a mis en place trois parcours distincts à destination de ses étudiants de 1re année (les fameux Ingésup du Cycle préparatoire intégré de l'école) correspondant chacun à une thématique : Innovation, International et Management. Ces parcours permettent aux participants de plancher deux demi-journées par semaine sur un projet en équipe. Après vous avoir présenté le Parcours International, l'école vous dévoile le contenu du Parcours Ingénierie & Innovation en compagnie de son responsable, Romain Astouric, également enseignant en génie des systèmes et animateur de l'e-Smart Lab du Campus Paris-Montparnasse.

esme_sudria_parcours_innovation_ingenierie_ingenieurs_ingesup_etudiants_projets_e-smart-lab_fab-lab_entreprises_makers_prototype_robotique_mapping_impression_3d_04.jpgQui est concerné par ce Parcours ?
Romain Astouric : Il est suivi par 200 étudiants sur les 300 qui composent la 1re année de l'ESME Sudria. Avec ce parcours, nous avons pour objectif de leur présenter toutes les facettes de la fabrication numérique et du prototypage rapide. Cela correspond aussi bien à l'état d'esprit « Do It Yourself » qu'à la découverte et l'utilisation d'électronique programmable pour la conception de prototypes. Pour cela, nous avons mis en place cinq thématiques différentes leur permettant de réaliser un projet innovant.

Quels sont ces thématiques ?
La première porte sur la robotique et permet aux étudiants de réaliser un robot sous-marin en collaboration avec l'Electrolab, un important FabLab industriel de Nanterre. C'est le seul projet à ne pas être libre. La deuxième est liée aux objets connectés, animé par une intervenante extérieure, Claire Eliot, spécialiste en textiles connectés. La troisième concerne l'impression 3D via l'e-Smart Lab, encadrée pour l'occasion par nos partenaires du Tarmack. La quatrième touche la R&D et plus particulièrement le prototypage électronique. Enfin, la dernière et cinquième thématique que je transmets moi-même, est dédiée aux arts numériques, tels que le mapping ou le VJing pour citer deux exemples parmi d'autres.

Pourquoi avoir initié une telle démarche ?
Pour permettre aux étudiants de goûter à la pratique ! En effet, lors de la 1re année à l'ESME Sudria, l'enseignement se veut essentiellement théorique. Là, ils peuvent appliquer les connaissances acquises en physique, en mathématiques, en électronique ou dans le domaine de la programmation.
Avec ce Parcours, ils ont aussi l'occasion de gagner en autonomie et de découvrir ce que peut être le travail d'équipe. Ainsi, chaque semaine durant les douze prévues, ils ont droit à une après-midi suivie par un encadrant et une autre où ils sont sensés travailler uniquement entre eux sur les projets, par groupe de 4 à 5 étudiants.
Enfin, ce Parcours comporte également un volet « communication » puisque chaque équipe doit tenir un blog afin de montrer l'avancement de son projet et surtout partager la documentation utile à la réalisation de ce dernier. Ils sont tous recensés et accessibles à l'adresse suivante : projetsmakersesmepi2017.wordpress.com. Ce point est très important car, dans le milieu des makers et des FabLabs, l'échange est permanent : tout le monde s'inspire des projets des autres. C'est le principe même de l'Open Source.

esme_sudria_parcours_innovation_ingenierie_ingenieurs_ingesup_etudiants_projets_e-smart-lab_fab-lab_entreprises_makers_prototype_robotique_mapping_impression_3d_05.jpgQue deviennent les projets à l'issue de la 1re année ?
Les projets les plus prometteurs ont vocation à être poursuivis : ils accompagneront donc les étudiants au fur et à mesure de leur cursus à l'ESME Sudria ! D'ailleurs, en 2e année, les étudiants auront la possibilité d'aller encore plus loin en participant à des conférences ou en prenant part à des visites d'incubateurs et FabLabs de la région d'Île-de-France. Enfin, nous sommes en train d'étudier la possibilité de faire don d'un de nos deux robots sous-marins dans le cadre d'une expédition scientifique en terre Arctique. Affaire à suivre donc !

En tant que responsable du Parcours, avez-vous été bluffé par certains projets ?
Oui, il y a déjà de belles idées et des concepts vraiment intéressants. Mais au-delà des projets, ce qui me satisfait le plus, c'est l'épanouissement des étudiants. Certains, pourtant peu à l'aise avec l'enseignement de certaines matières, se révèlent grâce à la pratique. Ils n'hésitent pas à utiliser toutes les ressources mises à leur disposition et ne comptent plus les heures passées sur leur projet. Notre but était de leur apporter cette « étincelle maker » : je pense que c'est réussi !

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L'ESME Sudria est partenaire de la conférence BioSMART, du 30 août au 1er septembre 2017 à Paris

  • 24/07/2017

Du mercredi 30 août au vendredi 1er septembre 2017 se tiendra la deuxième édition de l'International Conference on Bio-engineering for Smart Technologies (BioSMART) dans l'enceinte du Centre de Conférences Capital 8 (Paris 8e). En collaboration avec le Laboratoire Images, Signaux et Systèmes Intelligents de l'Université Paris EST Créteil (UPEC), l'ESME Sudria sera présente lors l'événement pour animer une session Exhibition/Demonstration dédiée à abriter des innovations de services et technologies dédiées aux domaines de la santé et du médical. Co-organisatrice de cette session au nom de l'école, l'enseignante-chercheuse Yasmina Chenoune revient sur l'intérêt d'une telle démarche et sur les opportunités du biomédical pour les futurs ingénieurs.

conference_biosmart_2017_paris_partenariat_esme_sudria_technologies_biomedical_ingenieurs_recherche_industriels_decouverte_inscriptions_01.jpgQu'est-ce que BioSMART 2017?
Yasmina Chenoune : C'est une conférence internationale soutenue par les organisations Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE), Web of Science et d'autres institutions académiques, qui accueillera des chercheurs du domaine de la bio-ingénierie afin de présenter les récentes avancées et les applications telles que la biométrie, la bionique ou l'ingénierie biomédicale. En parallèle des présentations scientifiques et des sessions de posters, il y aura une Exhibition/Demonstration Session qui s'adresse aux entreprises et start-up innovantes souhaitant faire une démonstration de leurs produits ou prestations. Au fond, l'idée du BioSMART est de permettre des échanges et des rencontres entre les chercheurs et les acteurs du monde industriel et de l'entreprise afin de faire émerger de nouvelles collaborations autour de projets innovants. En effet, une telle initiative pourrait contribuer à faciliter le transfert des technologies et algorithmes développés dans les laboratoires de recherche pour de futures mises sur le marché.

Comment l'ESME Sudria s'est-elle retrouvée impliquée dans cette nouvelle édition ?
En tant qu'enseignante-chercheuse rattachée au Laboratoire Intelligence Numérique et Data de l'ESME Sudria, mes travaux de recherche portent sur le traitement et l'analyse d'image avec des applications au domaine médical, pour l'aide au diagnostic, la thérapeutique et la recherche clinique. En rapport avec ces activités, je suis également chercheuse rattachée au Laboratoire Images, Signaux et Systèmes Intelligents de l'UPEC et travaille avec ses équipes sur plusieurs projets. C'est dans ce cadre-là que j'ai été sollicitée pour organiser cette session.

Qui participera à cette Exhibition/Demo ?
Toutes les entreprises qui se seront inscrites préalablement sur le site dédié via le formulaire en ligne. Sur place, elles auront un stand dédié leur permettant de faire la démonstration de leurs produits ainsi que des Living Labs. Ils auront également la possibilité d'accéder à l'ensemble de la conférence sur les trois jours. Les formations sont également concernées : si des écoles ou universités souhaitent s'inscrire à cette session pour y dévoiler leurs cursus et les projets réalisés par leurs étudiants ou leurs laboratoires, c'est également possible. Leur présence est d'ailleurs vivement souhaitée car nombreuses sont les formations à œuvrer sur des projets liant la santé et le bien-être à l'ingénierie, la télémédecine, la robotique ou encore les objets connectés.

Justement, selon vous, est-ce que le biomédical doit être suivi de près par les futurs ingénieurs ?
C'est effectivement un domaine en plein essor et des compétences nouvelles prenant en compte les spécificités de ce secteur sont très recherchées. Les applications visant à connecter la bio-ingénierie aux technologies intelligentes se développent énormément, on le voit notamment avec les vêtements intelligents, la santé connectée, l'informatique affective, les logiciels de traitement d'images utilisant l'intelligence artificielle et la télémédecine. On constate également une explosion des volumes de données à traiter via de outils de Big Data, le besoin de techniques de gestion des parcours de soins, le développement de plateformes de partage de données médicales et le recours à des systèmes d'information performants et hautement sécurisés. Les débouchés sont donc très nombreux et la demande réelle.

conference_biosmart_2017_paris_partenariat_esme_sudria_technologies_biomedical_ingenieurs_recherche_industriels_decouverte_inscriptions_02.jpgconference_biosmart_2017_paris_partenariat_esme_sudria_technologies_biomedical_ingenieurs_recherche_industriels_decouverte_inscriptions_03.jpg

Conférence BioSMART 2017
Du mercredi 30 août au vendredi 1er septembre 2017 au Centre de Conférences Capital 8
32 Rue de Monceau
75008 Paris

Modalités d'inscriptions, informations complémentaires et programme complet sur le site de l'événement

Envie de participer à la session Exhibition/Demo cooptée par l'ESME Sudria ? Remplissez le formulaire en ligne.

Retrouvez la conférence BioSMART sur Facebook

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« Les ingénieurs français continueront à être recherchés »

  • 03/07/2017

Ingénieurs et scientifiques de France (IESF) rassemble une communauté d'un million de membres. La fédération a publié un livre blanc sur les défis à relever pour « une économie prospère et responsable » au sein de laquelle les ingénieurs ont toute leur place. À quels défis va se confronter le métier d'ingénieur ? Comment encourager les vocations ? Quel sera le rôle de l'ingénieur dans la société ? Réponses avec Philippe Deltombes (ESME Sudria promo 1972), vice-président d'IESF.

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Philippe Deltombes aux côtés de Marc Sellam, président-directeur général de IONIS Education Group

À quel avenir sont promis les ingénieurs français ?
Concernant la formation et son excellence, l'avenir est très positif. Pour preuve, les Chinois n'ont qu'une idée en tête : créer des filières similaires à celle des Grandes Écoles françaises. C'est le meilleur hommage que l'on puisse nous rendre, venant d'un pays qui est en passe de devenir la première économie mondiale. La France est un exemple par le type de formation, le niveau de ses ingénieurs et de ses scientifiques en mathématiques et en physique. Si l'on réussit à faire en sorte que notre filière et notre type de formation perdurent, les ingénieurs français continueront à être recherchés. Environ un sixième des nouveaux ingénieurs diplômés quittent la France pour s'établir à l'étranger. C'est une bonne chose ! Car notre culture et notre façon de penser s'exportent et font des petits. De même, le fait que nous ayons 20 % d'étudiants étrangers dans notre enseignement supérieur nous permet d'apprécier la culture d'autres pays et de nous enrichir. C'est un échange positif.

Quels sont les sujets d'inquiétude de l'IESF quant à cet avenir ?
Notre inquiétude réside d'abord dans la pérennisation du modèle des Grandes Écoles auprès des universités et des communautés d'universités et établissements (COMUE). Nous reconnaissons bien évidemment la pertinence du modèle universitaire, mais ce n'est pas le même type d'enseignement que celui des écoles d'ingénieurs. Nous travaillons en étroite coopération avec les entreprises et souhaitons que ce type de formation perdure, soit reconnu et accepté, mais aussi qu'il y ait des échanges avec les laboratoires des universités, pour lesquelles la recherche est un élément constitutif. C'est un très bon complément au modèle des écoles d'ingénieurs. Nous souhaitons qu'un certain nombre d'ingénieurs puisse poursuivre des études doctorales après leur diplôme. Nous voulons que l'on se rende compte de la complémentarité école-université. C'est notre plus grand souhait à court terme.

Quels sont les autres ?
Tôt ou tard, il va falloir regarder à l'international, c'est-à-dire vers un mode de compréhension de nos systèmes de formation comparé aux Allemands, aux Italiens, aux Anglais, aux Américains... Il y a toujours des phases transitoires où l'inquiétude prévaut tant que nous ne sommes pas stabilisés - c'est un principe. Individuellement, les ingénieurs sont très contents de leur formation et optimistes quant à leur futur. L'accompagnement de l'ingénieur tout au long de sa carrière est encore un sujet qui n'a pas trouvé de réponse appropriée. Cela peut être une source d'inquiétude.

Le métier d'ingénieur souffre d'un manque d'information sur ce qu'il est et de rôles modèles, notamment auprès des plus jeunes et des filles.
Il faut effectivement susciter plus de vocations. À IESF, nos délégations régionales effectuent un travail d'information dans les collèges et les lycées, mais il faudrait également le faire dans le primaire, pour expliquer aux élèves et à leurs professeurs, et le plus tôt possible, ce qu'est l'entreprise, les métiers de l'ingénieur et du scientifique. Il faut « dédramatiser » ce qu'est l'industrie et il faut que les jeunes filles aussi soient attirées par nos métiers. C'est aux anciens élèves d'aller expliquer aux plus jeunes qu'ingénieur est un beau métier et que les femmes y ont toute leur place.

Dans ce livre blanc, vous dénoncez la mauvaise utilisation du principe de précaution. Pourquoi ?
Ce principe a été complètement détourné de son objet. Le groupe de travail du livre blanc, constitué de 1 000 ingénieurs, a souhaité comprendre comment le législateur avait travaillé et comment nous en sommes arrivés à l'interdiction des OGM, des recherches sur le gaz de schiste... Nous nous sommes rendu compte que le principe de précaution, tel qu'il figure dans l'article 5 du préambule de la Constitution française, n'était pas appliqué. Par exemple, à chaque fois que le ministère de l'Agriculture a voulu interdire les OGM, il s'est fait retoquer par Bruxelles et par le Conseil d'État, parce qu'il n'y avait aucune preuve scientifique pour justifier la décision.
Nous souhaitons que, lorsqu'un danger grave et scientifiquement plausible est identifié, des mesures temporaires et proportionnées soient prises pour déterminer à terme les mesures de prévention nécessaires. Le principe de précaution est aujourd'hui utilisé dans 95 % des cas pour des dangers qui relèvent en réalité de la prévention. C'est par exemple le cas pour le nucléaire. Certains sont contre, exigent le risque zéro - qui n'existe pas - et demandent de tenir des niveaux de radiation très inférieurs à ceux de la radioactivité naturelle.
Au nom du principe de précaution, nous sommes souvent dans la médiatisation de slogans et de partis pris sans base scientifique. Nous voulons que les toutes les décisions relatives à la santé et à l'environnement soient basées sur des études irréfutables, ce qui nous permettra d'adhérer aux conclusions de ces études.

Les ingénieurs souffrent d'une représentation insuffisante dans la société, notamment dans la classe politique.
Oui, la place des ingénieurs dans la société n'est pas celle qui devrait être la leur, en particulier au sein des instances politiques. Nous manquons cruellement d'ingénieurs et de scientifiques là où se prennent des décisions importantes pour l'avenir de la société. Nous souhaitons voir plus d'ingénieurs dans les conseils municipaux, généraux et régionaux.

Comment peut-on améliorer notre compétitivité ?
La compétitivité existe nonobstant les problématiques fiscales ou réglementaires. Pour la maintenir, il y a des écosystèmes qui permettent de créer des pôles d'excellence. On en trouve par exemple dans la région toulousaine avec l'aéronautique, à Grenoble avec la micro et la nano-électronique... IESF en appelle au développement de ces pôles, nécessaires au développement des petites entreprises et des entreprises de taille intermédiaire. L'Allemagne possède de nombreuses sociétés de taille intermédiaire qui peuvent exporter et créer de véritables centres de richesse pour le pays.
Nous insistons également sur la normalisation : nous devons faire partie des groupes de normalisation internationaux pour les nouveaux produits, sans quoi nous serons mis à l'écart du monde compétitif. Il faut que les pouvoirs publics et les grandes entreprises remettent l'accent sur les normalisations et les normes internationales. Nous ne devons pas laisser cette place à l'Amérique du Nord ou à la Chine ou, plus près de nous, à l'Allemagne avec les normes 4.0.

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A propos d'Ingénieurs et scientifiques de France :
Cette institution, créée en 1860, représente les ingénieurs et les scientifiques reconnus par leurs diplômes ou leurs fonctions en France. La structure regroupe les associations d'ingénieurs et les associations régionales des ingénieurs et des scientifiques. Sa mission ? Défendre le métier et porter la parole des ingénieurs par un réseautage intensif permettant les échanges entre les écoles, les régions et le tissu économique. Pour cela, elle accompagne les associations et intervient régulièrement pour présenter et défendre le métier et sa filière d'excellence. IESF est aussi un think tank qui publie des cahiers thématiques quatre fois par an et une enquête nationale annuelle. Quatre écoles du Groupe IONIS en font partie : l'EPITA, l'ESME Sudria, l'IPSA et Sup'Biotech.
www.iesf.fr

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Retour en images sur le salon VivaTechnology 2017

  • 26/06/2017

Rendez-vous mondial de l'innovation, VivaTechnology a accueilli près de 68 000 visiteurs, du 15 au 17 juin à Paris Expo Porte de Versailles (Paris 15e). Lors de cette deuxième édition, le Groupe IONIS, partenaire de l'événement, a présenté une trentaine de projets portés par ses étudiants et diplômés. L'occasion de mettre en avant les synergies entre éducation et innovation existantes entre les écoles, qui en plus de faire de IONIS Education Group la première institution de l'enseignement supérieur privé français, en font le Groupe d'enseignement leader dans les technologies informatiques et les mondes numériques. En témoignaient les très nombreux Anciens présents à ce salon, parmi les exposants et les visiteurs.

Du projet solidaire Nich, permettant de secourir les réfugiés migrants grâce au design de service (e-artsup), au serious game en réalité virtuelle Ephedra VR pour l'apprentissage des étudiants en médecine (Institut d'Innovation Informatique de l'EPITA), à la conception d'une fusée capable de transporter jusqu'à 2 000 m d'altitude des molécules pouvant déclencher la pluie HighDr'O de l'IPSA et Sup'Biotech, les étudiants et Anciens du Groupe ont couvert différents domaines d'innovation grâce à des projets dans les secteurs du transport, de l'aéronautique, de la santé, du divertissement, de la cybersécurité, de l'agriculture ou encore du digital, de la réalité augmentée, du jeu vidéo, de la robotique et de l'intelligence artificielle.








Voici les principaux projets présentés :

  • Witick : application mobile permettant d'acheter et d'utiliser un ticket de transports en commun sur son téléphone. L'utilisateur achète un titre en 1 clic puis approche son smartphone de la borne pour valider son ticket.
  • Estimeo : Estimeo note les start-ups et projets innovants de manière automatique et algorithmique en se basant sur des critères financiers et extra-financiers.
  • Incarna : à la croisée du cinéma, de l'escape Game et du jeu de rôle. Incarna est une nouvelle génération de loisir en salle.
  • Horyus : projet d'authentification objets avec puce NFC et Blockchain.
  • Helppy : montre connectée aidant les personnes handicapées ou déficientes mentales à accomplir les tâches simples du quotidien
  • La météo des chantiers : application mobile pour la Société du Grand Paris permettant à ses utilisateurs de s'informer en temps réel de ce qui se passe à côté de chez eux et de ce qui adviendra dans le futur.
  • Fréquence Running : application permettant de bâtir un plan d'entraînement personnalisé et gratuit.
  • Bonanza : plateforme pour optimiser la recherche de stages par les étudiants et construire un réseau professionnel.
  • Wellcut : en quelques clics, Wellcut permet à tous de créer très simplement et de partager immédiatement l'extrait de son moment préféré d'une vidéo en ligne.
  • Quantifly : drone détecteur de pollution de l'air.
  • Wouvy : plateforme permettant aux internautes de se réunir et de travailler ensemble sur un même support, de partager et échanger des documents. Les diverses fonctionnalités accompagnent l'équipe dans un processus de réflexion et de concrétisation.
  • Evidence : miroir connecté et interactif qui assiste le médecin et soutient les patients victimes d'un AVC durant leur phase de rééducation.
  • RailZ : application d'information des usagers par les usagers.
  • HighDr'O (fusée capable de transporter jusqu'à 2 000 m d'altitude, des molécules pouvant déclencher la pluie.
  • Realytics : analyse de la performance des campagnes publicitaires offline.
  • Victor & Charles : intelligence artificielle dédiée au personnel de l'hôtel qui prédit les envies des clients.
  • ICEboard : application mobile et web qui rassemble les acteurs, les gestionnaires et les décisionnaires dans une salle de crise virtuelle.
  • My Robotics : appareil qui, en mesurant l'évolution de la sensibilité au goût des patients, permet d'adapter la posologie de leurs traitements.
  • Cowash : pressing collaboratif.
  • Morman Design : édition de logiciels web pour les salons de coiffure.
  • Aéromate : start-up d'agriculture urbaine.







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Le 20e Symposium vu par... Florentine Balakrishnan et Gabriel Blasco (promo 2017), vainqueurs du Premier Prix du Laboratoire Images et Réseaux

  • 12/06/2017

Destinés à envahir le monde (et notre quotidien), les objets connectés se trouvaient au cœur du projet victorieux porté par Florentine Balakrishnan et Gabriel Blasco (promo 2017), réalisé en collaboration avec Forsk, un éditeur de logiciels prisé par les entreprises du secteur des télécommunications.

esme_sudria_retour_symposium_prix_laureats_florentine_gabriel_promo_2017_laboratoire_images_reseaux_projet_forsk_internet_of_things_01.jpg« Notre projet de fin d'études portait sur le déploiement d'un réseau d'objets connectés, le fameux Internet of Things
, explique Florentine. Afin de déployer notre propre réseau, nous nous sommes servis du logiciel de déploiement ATOLL, conçu par Forsk. À la base, nous avions tous deux choisi ce projet parmi ceux proposés par l'école et avions eu la chance de pouvoir l'obtenir. Les objets connectés représentent un sujet très actuel. Toutes les entreprises commencent à vouloir intégrer des solutions associées à ces objets. » Pour Gabriel, ce projet s'est révélé passionnant de par bien des aspects. « Grâce au réseau développé, même un objet connecté perdu dans la nature est capable de communiquer avec notre portail. Un autre avantage du projet, c'est le logiciel ATOLL, déjà utilisé par Orange ou Bouygues par exemple pour déployer leur réseau en simulant les ondes 3G et 4G émises par les antennes relais. Cela leur permet de planifier le nombre d'antennes à disposer en France afin de pouvoir couvrir les zones et savoir à l'avance quel sera le débit disponible. Le fait d'utiliser ce logiciel pour notre projet nous a permis de mieux comprendre comment ces grandes entreprises travaillent. C'est un plus si jamais ne nous sommes amenés à rejoindre ces entreprises. » Même son de cloche chez Florentine. « La technologie au cœur du projet se nomme Low-Power Wide-Area Network (LPWAN) et elle est adaptée aux objets connectés. Elle permet de consommer un minimum d'énergie, avec un faible débit et une bande passante très limitée, tout en permettant une très grande portée ! »

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Le duo était également très heureux d'avoir pu prendre part à cette 20e édition du Symposium de l'école. « Présenter ce projet lors du symposium, c'est d'abord une fierté, souligne Gabriel. C'est forcément gratifiant de pouvoir montrer ce sur quoi nous avons travaillé durant six mois. » « C'est aussi l'achèvement d'une aventure de cinq ans, un honneur qui signifie l'aboutissement de notre cursus, mais aussi une récompense pour avoir réussi à se supporter l'un et l'autre », s'amuse Florentine. Dernier point important pour l'équipe, l'intérêt des professionnels pour leur travail. « À l'issue de notre présentation, il y a eu beaucoup de questions posées par le jury et les professionnels. Plus il y avait de questions et plus nous nous disions que l'intérêt était réel pour notre projet », juge l'étudiante. « Ces questions s'expliquent aussi par la relative méconnaissance du grand public pour cette technologie pourtant déjà utilisée par la société française Sigfox et qui est prévue pour être en pleine expansion dans les années à venir, avec notamment l'arrivée de la 5G à l'horizon 2020 », conclue Gabriel.

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Retrouvez le Groupe IONIS et l'ESME Sudria au salon VivaTechnology, du 15 au 17 juin 2017

  • 06/06/2017

Rendez-vous mondial, VivaTechnology s'est imposé comme l'un des événements incontournables de l'innovation. IONIS Education Group y sera présent pour sa deuxième édition, du 15 au 17 juin 2017 à Paris (parc des expositions de la porte de Versailles), sur un stand unique (B20 - espace Accelerate) pour mettre en avant l'éducation et l'innovation, symboles fort du Groupe.

viva_technology_stand_ionis_education_group_projets_presentations_juin_2017_paris_ecoles_etudiants_anciens_entrepreneurs_esme_sudria_02.jpgSur son stand, le Groupe IONIS présentera une trentaine de projets d'étudiants et d'Anciens, parmi lesquels la start-up Morman Design qui propose une plateforme permettant de gérer des files d'attente avec et sans rendez-vous. Fondée par Thibault Mannebarth et Alexis Moreau (ESME Sudria promo 2017), Morman Design est hébergée au sein de Sudri'Cub, l'incubateur de l'ESME Sudria. Au mois de mai 2017, elle a remporté le Premier Prix du Laboratoire Intelligence numérique et Data lors du 20e Symposium de l'école rassemblant les meilleurs projets des étudiants de 5e année. La start-up sera présente le samedi 17 juin sur l'Espace Edtech & Entertainment.

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VivaTechnology
Les 15, 16 et 17 juin 2017, de 8 h à 19 h à Paris Expo Porte de Versailles
B20 / Espace Accelerate
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris

Plus d'informations sur le programme complet du stand IONIS Education Group @ VivaTechnology sur le site du Groupe IONIS

Des temps forts permettront également aux professionnels (grands comptes, startuppers, journalistes, influenceurs, Anciens...) de se retrouver sur le stand du Groupe IONIS pour découvrir ou en savoir plus sur plusieurs start-ups. Un espace networking aménagé pour l'occasion recevra des entrepreneurs qui pitcheront en quelques minutes leur projet. L'objectif de ces temps forts est de favoriser l'échange avec les personnes présentes et de réfléchir ensemble à demain.

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Le 20e Symposium vu par... Fabian Lapotre (promo 2017), vainqueur du Premier Prix du Laboratoire Energies, Systèmes et Environnement pour un projet de capteur de pédalier ultra-low-energy

  • 06/06/2017

En équipe avec Vincent Fortineau et Cyril Rioche, Fabian Lapotre a travaillé en étroite relation avec l'entreprise Roll'In dont l'objectif est de transformer n'importe quel vélo en vélo électrique en remplaçant une roue classique par une autre équipée d'un capteur au niveau du pédalier. Sélectionné lors du 20e Symposium de l'école, le projet du trio a remporté le Premier Prix du Laboratoire Energies, Systèmes et Environnement.

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Fabian lors de la présention du projet au Symposium

Fabian Lapotre : « Pour notre projet de fin d'études, nous devions réaliser un capteur de pédalier garantissant des performances au niveau de l'autonomie et une récupération des données afin de permettre l'analyse de la puissance de la roue motorisée, selon que l'utilisateur présente ou non des difficultés. Présenter ce projet au Symposium est une belle reconnaissance car on passe énormément de temps à travailler dessus. Quand on y pense, c'est un peu une partie de nous que l'on laisse à l'école au final. Cet événement nous permet donc de le présenter au grand public et aux professionnels, de nous confronter à leur ressenti, etc. Et quand cela se passe bien comme ce fut le cas pour nous, cela ne peut que nous satisfaire ! D'ailleurs, pour la petite anecdote, ce projet m'a véritablement permis de trouver ma voie. Il m'a démontré que je pouvais être capable de passer des heures sur ce genre de défi en mode start-up. Du coup, aujourd'hui, je suis en passe d'en rejoindre une afin de travailler nuit et jour sur des projets encore plus importants ! »

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Diplômé à la Une : Cyril Trosset (ESME Sudria promo 2014), co-fondateur et CEO d'AlertFilm

  • 05/06/2017

Diplômé à la Une est un série vidéo de témoignages d'Anciens de l'ESME Sudria mettant en avant leur parcours, leur métier ainsi que les conseils qu'ils souhaitent partager auprès des nouvelles générations d'ingénieurs formées par l'école. Découvrez dès à présent l'épisode consacré à Cyril Trosset (ESME Sudria promo 2014), co-fondateur et CEO d'AlertFilm, une start-up destinée aux cinéphiles.

Découvrez les précédents épisodes dédiés aux parcours d'Hugues de Maussion (promo 1982), DSI de Chronopost International, Élodie Dahan (ESME Sudria promo 2003), cofondatrice d'OsmoBlue ou encore d'Olivier Waldin (promo 2005), directeur général d'Homly You.

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